Directing
Cinématon est une série cinématographique de portraits filmés montrant une personnalité des arts, de la culture ou du spectacle, en un seul gros plan fixe et muet de 3 minutes et demie, dans lesquels elle est libre de faire ce qu'elle veut.
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Les matériaux de SÉCAN CIEL sont six séquences de photos prises avec un appareil à moteur sur la côte normande. L'écart de ces photos est en général très important et leur mise en relation sur le ruban filmique ne permet pas une reconstitution (reconnaissable) des mouvements. Les écarts sont comblés par des peintures qui tracent des positions intermédiaires, et qui simultanément complexifient l'objet par des couleurs et des traits variables sur chaque élément. Le film est construit en deux parties: une première partie introduisant toutes les séquences et tous les éléments graduellement, une deuxième partie qui est la complexification et l'accélération de la première par une plus grande hétérogénéité.
“Ce projet, commencé en collaboration avec Patrick Delabre, immédiatement après Chantilly, date de l'automne 1976 ; il est reste inachevé, sous la forme d'une bande amorce 35mm de quelques mètres de longueur sur laquelle avaient été collées des images 16mm. Il s'agit d'une reconstitution digitale.” – J.M. Bouhours, 2024.
Inyiak est un terme générique qui désigne dans le contexte de la culture Minangkabau de Sumatra occidental, en Indonésie, les anciens, les chefs spirituels mais « Inyiak Balang » est le nom donné au tigre de Sumatra ou Panthera Tigris Sumatrae. Quand on tuait cet animal-totem, on lui réservait de véritables cérémonies d’obsèques. (Lightcone)
En présentant la «bande primaire» de Chronoma, c'est le principe même de répétition qui est évacué, ne gardant de la composition originale héritée de Steve Reich qu'un processus de progression devenue linéaire. Rappel du principe de composition initial du film en écoutant en ouverture le paradigme reichien de Chronoma, «Drumming». Deux états d'une expérience identique: la musique initie l'image ; le film s'écoute avant de se voir.
Dans ce film, chaque image est divisée en 9 ou 16 parties pour restituer un dispositif de multiprojection. CHANTILLY traite la composition de l'image en points et la possibilité de contrôler chaque information en intervenant sur chaque point de chaque image. Nous avons peint point sur point des séquences de 5 images sur celluloïds, qui sont disposées sur chacune des 9 ou 16 parties de l'image, en cours de filmage. Chantilly connecte deux types d'événements: le premier produit par les mises en relation des séries d'images (mouvements induits) et le second dans l'espace de l'image projetée (balayage ou déplacements) par les différents écrans agissant simultanément (dans le temps et l'espace).
Seize éléments d'un même objet (la photo d'une façade d'immeuble, et quinze peintures reproduisant certains détails de la façade) sont agencés sur le ruban filmique suivant des figures répétitives à progressions graduelles, propres à la musique de Steve Reich ou de Phil Glass. Ces processus mettent en phase la structure du film et sa perception, c'est-à-dire notre appareil psychique. Prix spécial du jury au Festival International du Jeune Cinéma, Toulon 1976.
Les matériaux du film sont une séquence de 16 photos prises à intervalles à peu près réguliers dans un mouvement rotatif autour d'un poteau métallique de haute tension. À partir de ces photos, j'ai peint 16 éléments reproduisant certains détails de chaque photo, mais aussi explorant tous les écarts chromatiques entre chaque plan: progression très lente de la couleur sur un détail de l'image tandis qu'un autre est coloré en flicker. Les écarts entre chaque photo, quoiqu'apparemment très réguliers, provoquent d'énormes différences de reconnaissance dans les diverses phases du mouvement. Le film est basé sur l'alternance et le contraste des photos prises le jour et des peintures sur fond noir (impression d'images nocturnes).