Directing
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Quelques entrelacs d'arabesques croisées se laissent néanmoins devinées pour un temps encore...fusse t-il prompt à l'envol ! Des arches boutées en de graciles cambrures semblent frémir d'enchâssements, se délier en ellipses brisées... De cette consternante canopée, voûte multi-dimensionnelle toute ébahie de lointaines percées de lumières, semble se mouvoir, se déployer et se fondre une pléthore de microcosmes plus denses et ramifiés les uns que les autres ! Des organisations de structures entremêlées se dénouent et d'autres bourgeonnements indépendants fusionnent ensemble et se diversifient en de plus vastes ensembles...
Il faut et viendra que cette brèche se fasse gouffre, abîme sans nom et sans profondeur pour engloutir et réduire à néant tout ce chaos organisé, rationnel et quantifié que les hommes génèrent autour d'eux comme aucune autre espèce auparavant... Toutes ces cellules indifférenciées, fongiques, nécrosées, fondues éparses en décomposition... Cellules carcérales d'habitacles, de niches écologiques factuelles, d'habitations massives concaténées ensembles, comprimées en de vastes tours enfin abattues au faîte de leur gloire...Sédimentation de coquilles vides et concrétion de coraux en formation...
Malgré les ingrédients qui tendent à faire entrer ce film dans le registre du film de famille, il semble d’avantage s'inscrire dans le cinéma de l'intime proposé par Dominik Lange. (…) Au contraire des films familiaux, ce n'est évidemment pas ce qui est filmé qui compte, mais comment cela est filmé.(…) Dans Scènes festives, le filmeur semble réellement faire partie du film. Il est même présent, appuyé au piano, dans quelques scènes. Il est partie prenante dans cette intimité ressentie. La musique que les protagonistes partage dans Scènes festives a cette même capacité de rassemblement que le repas de Fête d’anniversaire. La musique et la nourriture sont partagés, seule la place du filmeur semble être différente, et, du même coup, ce qu'il nous livre. Cécile Giraud
Déambulant au gré d’improbables ruines antiques, traversant les bourrasques de lumière d’automne, de fantomatiques apparitions nous emmènent à la lisière d’un précipice, à l’embrasure d’un monde palpitant de passions inconnues.
Il est difficile ici de percevoir le lien qui unit le filmeur aux filmés. L'intime est là car il semble exister entre les différents protagonistes, mais il n'apparaît pas entre le cinéaste et son sujet. Cette scène pourrait être de partout et de tout temps. Les hommes et les femmes semblent être d’origines différentes et forment pourtant une famille évidente. C'est un dimanche à la campagne comme les autres, avec son repas imposant, sa promenade au bord de l'eau. S'agit-il bien d’un anniversaire ? Peu importe. Ce qu'ils célèbrent est moins important que ce qu'ils sont. Cécile Giraud