
Claire Angelini
Directing
Biographie
Cinéaste, artiste et historienne de l’art française, le travail de Claire Angelini explore à travers l’installation, le film, la photographie et le dessin, le rapport politique entre l’art et l’histoire sous les catégories de la ruine, de la réminiscence et de la survie des images.
Connu pour

Claire Angelini retrace des mémoires de guerres, se plaçant du côté des vaincus.
La guerre est proche

Port de Dunkerque. Un homme revient dans la ville de sa naissance. Sa vie a traversé le « court XXe siècle ». Dans une chambre d’hôtel, il cherche à rassembler des fragments de son passé. Un kaléidoscope d’images lui tient lieu de mémoire ; en-deçà des narrations en lambeaux et des personnages anonymes, il trouve dans les ombres et les trouées blafardes des photogrammes de films dont il se souvient, les échos assourdis, déformés de sa vie. Mais le fil de la mémoire est fragile et l’espace-temps se déchire, laissant violemment apparaître le présent.
Et tu es dehors…

Tandis que des vivants retrouvent dans la montagne des bribes indéchiffrables de notre humanité antérieure, des absents dans la plaine semblent avoir laissé derrière eux des restes que nous ne savons même plus lire et déchiffrer. Ainsi émerge progressivement le sens de la présence et de la disparition des étrangers au sein de ce petit territoire, où ils ont constitué – Espagnols, Harkis, Polonais – la main-d‘œuvre la plus avantageuse et la plus exploitée qui soit. Retracer leur présence enfouie dans les paysages post-industriels de cette région, c’est retrouver une mémoire des lieux et des êtres, et par ce surgissement d’une autre histoire, faire acte de résistance. La pratique de l’archéologie observée parallèlement à cette quête, permet d’ouvrir une réflexion sur l’histoire comme matérialité autant que sur la part d’opacité et de manque qui est au cœur de notre altérité
Au temps des autres

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Toi Qui !
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Le Retour au pays de l’enfance
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Ce gigantesque retournement de la terre

Qui était Jeanne Barret, cette femme qui, déguisée en homme, embarqua pour un tour du monde en 1767 avec l’expédition Bougainville? Le film narre ses possibles aventures et confronte ce destin hors du commun avec celui de trois femmes, nos contemporaines, qui ont fait le voyage en sens inverse.
Jeanne fait des siennes
Une relecture de Lumière d'été, film tourné par le cinéaste Jean Grémillon en 1942 lors de l'occupation nazie de la France. 70 ans plus tard, ce re-montage fait apparaître le discours de résistance à l'oppression qui cheminait souterrainement dans le film du cinéaste. Un geste d'archéologue qui peut trouver des résonances dans l'actualité.
Fragment de lumière
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Par l’eau et par le feu
Si l’expérience maritime accompagne l’histoire de l’humanité, la navigation féminine, elle, a été conquise de haute lutte. Tandis que de lourds tankers arrivent en Occident chargés de marchandises, à Lorient une jeune femme s’entraîne pour le Vendée Globe, une course en solitaire aussi dangereuse qu’excitante. A l’encontre des récits d’exploits et de compétition, le film livre le portrait au féminin d’une sportive de haut niveau tandis que l’image, entre l’eau et la terre, fait la part belle au bateau dans son inquiétante étrangeté.
Naviguer et Tenir

Film de montage, Rire, jouer, mourir réexamine la carrière et le destin singulier de Georges Coudrilliers (alias Aimos) à partir d’un corpus d’extraits de films connus et moins connus issus du cinéma français depuis 1912, pour montrer comment celui-ci invente et impose sa personnalité faite d’extravagance généreuse et de poésie absurde. Mais que se cache-t-il encore, derrière la personnalité singulière de cet acteur de deuxième ordre, « funambule » que l’histoire a « foudroyé » ?