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Face à Mitterrand à l'Elysée, Chirac s'installe comme l'incontournable chef de l'opposition. En 1986, la droite gagne les élections législatives de justesse. Mitterrand appelle Chirac à Matignon. Après deux années de cohabitation musclée, François Mitterrand est réélu en 1988. Après un moment d'abattement, la machine Chirac se remet en route. Lors du référendum sur Maastricht, il prend position pour le "oui", contre l'immense majorité de son parti. En mars 1993, l'opposition emmenée par Chirac remporte une victoire écrasante. Edouard Balladur devient Premier ministre. Les deux amis de trente ans deviennent des ennemis implacables. En 1995, Chirac est élu président de la République : trente ans de vie politique trouvent leur accomplissement ...
Ils s’aimaient comme on aime à treize ans : révoltes, curiosité, espoirs, doutes, filles, rêves de gloires, ils partageaient tout. Paul est riche. Émile est pauvre. Ils quittent Aix, « montent » à Paris, pénètrent dans l’intimité de ceux de Montmartre et des Batignolles. Tous hantent les mêmes lieux, dorment avec les mêmes femmes, crachent sur les bourgeois qui le leur rendent bien, se baignent nus, crèvent de faim puis mangent trop, boivent de l’absinthe, dessinent le jour des modèles qu’ils caressent la nuit, font trente heures de train pour un coucher de soleil... Aujourd’hui Paul est peintre. Émile est écrivain. La gloire est passée sans regarder Paul. Émile lui a tout : la renommée, l’argent une femme parfaite que Paul a aimé avant lui. Ils se jugent, s’admirent, s’affrontent. Ils se perdent, se retrouvent, comme un couple qui n’arrive pas à cesser de s’aimer.
Dans Paris occupé par les allemands, l'ouvrier poète Missak Manouchian prend la tête d'un groupe de très jeunes juifs, Hongrois, Polonais, Roumains, Espagnols, Italiens, Arméniens, déterminés à combattre pour libérer la France qu'ils aiment, celle des Droits de l'Homme. Dans la clandestinité, au péril de leur vie, ils deviennent des héros. Les attentats de ces partisans étrangers vont harceler les nazis et les collaborateurs. Alors, la police française va se déchaîner, multiplier ses effectifs, utiliser filatures, dénonciations, chantages, tortures... Vingt-deux hommes et une femme seront condamnés à mort en février 1944. Dans une ultime opération de propagande, ils seront présentés comme une Armée du crime, leurs visages en médaillon sur un fond rouge placardés sur les murs de toutes les villes du pays. Ces immigrés, morts pour la France, entrent dans la légende. C'est cette belle et tragique histoire que raconte le film.
Un biopic hongkongais sur l'une des légendes locales de la chanson en cantonais, Anita Mui, qui dominait les charts musicaux dans les années 1980 et 1990. Racontant sa vie en tant qu'enfant artiste jusqu'à ce qu'elle devienne l'une des personnalités les plus reconnues dans le monde de la musique.
L'enfant terrible du cinéma japonais, Koji Wakamatsu, proche collaborateur de Nagisa Oshima, revient sur "l'incident d'Asama Sanso", prise d'otage notoire au Japon en 1972 - elle fut retransmise en direct par les télévisions japonaises plus de 10 heures durant - lors de laquelle une aubergiste fut retenue par cinq étudiants de l'Armée Rouge Unifiée (faction d'extrême-gauche prônant la lutte armée et liée à l'Armée Rouge Japonaise - futur organe du terrorisme international durant les années 70 et 80). Pourtant, les premières victimes des étudiants furent les étudiants eux-mêmes : avant le combat qui les opposa aux forces de police, quatorze jeunes gens étaient tombés, victimes du fanatisme de leurs leaders. Ce docu-fiction en trois actes, qu'accompagne une musique psychédélique électrisante signée Jim O'Rourke (Sonic Youth), illustre la radicalisation des universités au Japon dans les années 1960.