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Elio Petri

Elio Petri

Directing

Biographie

Elio Petri, né le 29 janvier 1929 à Rome et mort le 10 novembre 1982 dans la même ville, est un réalisateur, scénariste et critique cinématographique italien. Personnalité célèbre du cinéma italien, il est l'auteur d'œuvres d'inspiration politique et de dénonciation sociale, dans lesquelles il met en exergue le rapport entre l'homme et l'autorité. Il dirige Gian Maria Volonté, son acteur préféré, dans les films À chacun son dû (1967), Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon (1970), La classe ouvrière va au paradis (1971) et Todo modo (1976). Eraclio Petri est né à Rome, Via dei Giubbonari, dans une famille d'artisans: son grand-père et son père étaient artisans dans l'industrie du travail du cuivre. Sa mère travaillait dans une laiterie gérée par des parents. Avec eux vit une grand-mère qui a une certaine influence sur l'éducation répressive qu'Elio reçoit. C'est en partie pour cette raison qu'enfant, Elio, fils unique, passait son temps libre dans la rue. Dès son adolescence, il décide d'adhérer profondément aux idéaux de gauche, en rejoignant la fédération des jeunes du parti communiste italien (il retirera son adhésion au parti après les événements de l'insurrection de Budapest en signant le Manifeste des 101). Il avait une bonne relation avec son père, avec qui il allait souvent se baigner dans le Tibre le dimanche. En été, ils allaient aussi ensemble au bord de la mer, à Ostie, où ils passaient toute la journée. Petri a déclaré dans une interview avec Dacia Maraini que les personnes suivantes ont eu une influence sur son éducation: sa mère pour le côté émotionnel, son père comme modèle social, et sa grand-mère pour sa rigueur morale. À quinze ans, il se passionne pour le journalisme et le cinéma, ce qui l'amène à s'inscrire dans des ciné-clubs et à écrire dans les bulletins d'associations cinématographiques. Plus tard, en 1949, il commence à écrire dans l'Unità et dans Gioventù Nuova en tant que critique de cinéma. Par l'entremise de son ami Gianni Puccini, Petri fait la connaissance du réalisateur Giuseppe De Santis («Mon seul maître de cinéma était Peppe») qui lui demande de l'aider à mener une enquête, sous forme de dossier d'interviews, pour un film qu'il est en train de réaliser: Onze heures sonnaient (1952). Il faisait partie des habitués de l'Osteria Fratelli Menghi, un lieu de rencontre réputé pour les peintres, les réalisateurs, les scénaristes, les écrivains et les poètes entre les années 1940 et 1970. Entre 1953 et 1960, Petri commence à collaborer au scénario de films de différents réalisateurs: outre Giuseppe De Santis, Giuseppe Amato, Guido Brignone, Aglauco Casadio, Veljko Bulajić, Enzo Provenzale, Carlo Lizzani, Gianni Puccini et Leopoldo Savona. Dans ces mêmes années, il fait ses premières expériences de mise en scène, en réalisant deux courts métrages: Nasce un campione (1954) et I sette contadini (1957). ... Source: Article "Elio Petri" de Wikipédia en français, soumis à la licence CC-BY-SA 3.0.

Connu pour

Morceaux de Cannes
2.0

Du Festival de Cannes, on croyait avoir tout vu, tout lu, tout entendu, entre paillettes et bruits de couloirs, scandales et censures. Et pourtant, Morceaux de Cannes d’Emmanuel Barnault, grand spécialiste du cinéma italien et français, nous convainc du contraire. Le troisième événement planétaire (avec les Jeux Olympiques et la Coupe du monde de football) ne livre ses secrets qu’avec parcimonie, son film en témoigne. Fruit d’une recherche passionnée dans les archives de l’INA, ces 52 minutes sans interviews ni voix off, enchaînent des séquences rares et certaines inconnues. Mises bout à bout, elles racontent une histoire du Festival surprenante, originale et chaleureuse. Sur la plage, au coin d’une rue, dans un restaurant ou dans l’intimité d’une chambre d’hôtel, ces archives oubliées convoquent les plus grands cinéastes, comédiennes et comédiens des soixante-dix dernières années, de Jean Cocteau à David Lynch, pour une anthologie de l’histoire du Festival.

Morceaux de Cannes

2021Film
La classe ouvrière va au paradis
7.8

Lulù Massa, véritable stakhanoviste du travail, est ouvrier modèle dans une usine métallurgique : grâce à son extrême rapidité, son rendement est cité en exemple par son patron. Les autres travailleurs ne voient pas d’un bon oeil ces cadences infernales, et il est détesté de ses collègues dont il méprise les revendications sur les conditions de sécurité au travail. Bercé par les rêves de la société de consommation entre son amie, son fils Arturo resté avec sa mère après le divorce de ses parents, sa voiture et sa télévision, Lulù réalise parfois la vanité de la vie qu’il s’impose. Alors qu’il se coupe un doigt accidentellement les autres ouvriers, par solidarité, se mettent en grève. Cet événement provoque en lui une profonde remise en question. Lulù décide alors de s’investir dans l’action syndicale et engage toute son énergie dans ce nouveau combat. Il soutient alors la nécessité d’une grève illimitée…

La classe ouvrière va au paradis

1971Film