Directing
Un caméraman déambule caméra à l'épaule, documentant la vie urbaine avec une inventivité éblouissante.
Dziga Vertov a tourné à travers toute l'URSS pour illustrer trois chansons populaires dédiées à Lénine. À destination des salles de cinéma non équipées pour le son, il a monté cette version muette, la seule qui subsiste antérieure à divers remontages et « adaptations ».
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Une chronique de la révolution russe de 1917, de la révolution démocratique bourgeoise de février à la grande révolution socialiste d'octobre et au triomphe final.
Le film montre des scènes de la vie de tous les jours, tantôt au village tantôt en ville. Des paysans en état d’ébriété chantent et dansent au son d'un accordéon tandis que des enfants, pionniers du village collent des affiches vantant les mérites des coopératives. Les pionniers Latichev et Kopchouchka vont en ville contrôler le marché. La mère de Kopchouchka après avoir constaté, chez le marchand privé, que la viande est trop chère, repart en reculant jusqu'à la coopérative. Puis on voit (toujours par inversion du sens de déroulement du film) des morceaux de boeuf à l'étalage retourner à l'abattoir et reconstituer le boeuf à la campagne. De même par marche arrière on part d'un pain chez le boulanger et on remonte jusqu'au champ de blé. Les komsomols de la ville arrivent à la campagne pour aider aux travaux des champs et à l'entretien des machines.
Ode à la patrie nouvellement élargie : sont rassemblées pour l'occasion les diverses nationalités, mais déclinés aussi les progrès technologiques liés à l'avènement prodigue de la Révolution.
Réalisé pour le premier anniversaire de la mort de Lénine, un « cinépoème » de montage en trois parties : l'œuvre de Lénine, sa mort, et enfin le récit de l'année écoulée, intitulé : « Lénine est mort, mais sa force est avec nous. »