Sébastien Rose
Directing
Connu pour

Jean-Charles est un adolescent attardé et un séducteur invétéré. À 30 ans, il habite encore la maison familiale avec sa mère, féministe radicale nourrie par L'art de la guerre, de Sun Tzu. La maison est aussi habitée par sa sœur, qui partage tout avec sa mère, y compris ses amants. C'est précisément le sujet de la thèse de maîtrise que rédige Jean-Charles. La mère omnipotente est aussi le thème récurrent des confessions que Jean-Charles livre depuis dix ans à sa thérapeute, qui est à la fois sa maîtresse et l'amie de sa mère, à qui elle rapporte tout… Jean-Charles gagne un peu d'indépendance en emmenant la belle Cassandre vivre chez lui. Mais il est contrarié de voir que sa place auprès de sa mère et de sa sœur est vite occupée par Razoir, l'amant « macho » que se partagent les deux femmes. Le bébé qu'il fait à Cassandre rehausse un moment son prestige familial, mais dès sa naissance, l'enfant est aspiré dans le giron de sa mère et Jean-Charles s'en trouve davantage isolé.
Comment ma mère accoucha de moi durant sa ménopause

L'écrivain québécois François Agira n'a écrit qu'un seul roman, mais qui est devenu quasi mythique. Vivant sur ses droits d'auteur, il a mené une existence hédoniste. Mais au seuil de la soixantaine, le romancier connaît des problèmes d'impuissance et des ennuis financiers. Il revient alors auprès de ses deux fils, le nonchalant Paul qui, suivant la voie paternelle, travaille sur son premier roman, et le rigide Patrick, cadre supérieur dans une compagnie pharmaceutique. S'installant dans la maison familiale délabrée avec Paul et sa compagne, la serveuse Sylvie, François continue à faire la fête. Mais les choses prennent une tournure plus dramatique lorsqu'il se découvre atteint d'un cancer.
La vie avec mon père

Montréal, temps présent. L'université est une véritable poudrière. Les membres de l'association étudiante, dirigée par deux leaders (Frédéric Pierre et Pierre-Antoine Lasnier) à couteaux tirés, grondent et menacent de déclencher la grève. Sourd à leurs revendications, le recteur (Raymond Bouchard) tire en coulisses les ficelles d'un projet immobilier douteux. Dans sa classe, un professeur de cinéma passionné (Alexis Martin) tente de neutraliser un étudiant désaxé qui conteste sa méthode et le provoque sans relâche. Peu après que l'enseignant eut commis l'erreur de réagir physiquement à son persécuteur, la grève est déclenchée, coïncidant avec la tenue d'un banquet en l'honneur du recteur. La fille de ce dernier, mère célibataire toxicomane (Catherine de Léan), y débarque subitement, annonçant sans le savoir le grand malheur qui est sur le point de se produire.
Le banquet

Sarah vole les bons samaritains qui l'embarquent sur le pouce et les gens riches dans les quartiers aisés de la ville. Elle n'éprouve aucun remord pour les crimes qu'elle commet, jusqu'au jour où son chemin croise celui d'un professeur d'histoire qui meurt alors qu'elle est en train de le voler. Grâce à son porte-feuille, elle retrouve son ancienne maison et rencontre sa femme, Françoise. Sarah s'attache à cette personne autoritaire dont elle se sent responsable de la solitude. Les deux hommes avec qui elle travaille, avec qui elle vole et vit, n'apprécient guère qu'elle se tienne avec cette femme tourmentée.