Directing
A Shenyang, dans la Chine profonde, Tie Xi Qu est un gigantesque complexe industriel né au temps de l'occupation japonaise. Il a ensuite prospéré jusqu'à compter un million d'ouvriers avant 1990. Wang Bing a filmé de 1999 à 2001 la lente agonie des usines et des hommes dans l'effondrement final d'un système obsolète. En suivant au quotidien la descente aux Enfers d'une classe ouvrière autrefois promise à d'autres gloires par la Révolution chinoise, Wang Bing nous plonge au coeur d'une épopée moderne et il élève ces hommes et ces femmes au rang des plus bouleversants héros de cinéma. Remarque: Chacune des quatres parties intitulées Rouille I, Rouille II (4h), Vestiges (2h56) et Rails (2h15) peut se voir indépendamment, car chacune correspond à la même histoire, mais montrée d'un point de vue différent.
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Les Ta'ang, minorité ethnique birmane, sont au cœur d'une guerre civile à la frontière chinoise. Depuis début 2015, de violents conflits ont contraint des milliers d'enfants, de femmes et de personnes âgées à s'exiler en Chine. Le film suit la vie quotidienne de ces réfugiés.
Un hommage des cinéastes et des critiques mondiaux autour du nouveau cinéma taïwanais dans les années 80.
Zhili, à 150 km de Shanghai. Dans cette cité dédiée à la confection textile, les jeunes affluent de toutes les régions rurales traversées par le fleuve Yangtze. Ils ont 20 ans, partagent les dortoirs, mangent dans les coursives. Ils travaillent sans relâche pour pouvoir un jour élever un enfant, s’acheter une maison ou monter leur propre atelier. Entre eux, les amitiés et les liaisons amoureuses se nouent et se dénouent au gré des saisons, des faillites et des pressions familiales.
Locaux misérables, docteurs péremptoires, internement politique : Wang Bing a filmé le quotidien d’un hôpital psychiatrique de la province du Yunnan...
À la fin des années 1950, le gouvernement chinois expédie aux travaux forcés des milliers d’hommes, considérés comme droitiers au regard de leur passé ou de leurs critiques envers le Parti communiste. Déportés au nord-ouest du pays, en plein désert de Gobi et à des milliers de kilomètres de leurs familles pour être rééduqués, ils sont confrontés au dénuement le plus total. Un grand nombre d’entre eux succombent, face à la dureté du travail physique puis à la pénurie de nourriture et aux rigueurs climatiques. Le Fossé raconte leur destin – l’extrême de la condition humaine.
Les histoires individuelles et collectives se succèdent dans les ateliers textiles de Zhili, plus graves à mesure que passent les saisons. Fu YUN accumule les erreurs et subit les railleries de ses camarades. Xu WANXIANG ne retrouve plus son livret de paie. Son patron refuse de lui verser son salaire. Du haut d’une coursive, un groupe d’ouvriers observe leur patron endetté frapper un fournisseur. Dans un autre atelier, le patron a décampé. Les ouvriers se retrouvent seuls, spoliés du fruit de leur travail. Hu SIWEN raconte les émeutes de 2011, à Zhili : la violence policière, l’enfermement et la peur. Après d’âpres négociations, les ouvriers rentrent chez eux célébrer le Nouvel An.
Une immersion dans le quotidien de jeunes migrants happés par la brutalité du miracle économique chinois.
Dans la province du Gansu, au nord-ouest de la Chine, les ossements d’innombrables prisonniers morts de faim il y a plus de soixante ans, gisent dans le désert de Gobi. Qualifiés de « ultra-droitiers » lors la campagne politique anti-droitiers de 1957, ils sont morts dans les camps de rééducation de Jiabiangou et de Mingshui. Le film nous propose d’aller à la rencontre des survivants pour comprendre qui étaient ces inconnus, les malheurs qu’ils ont endurés, le destin qui fut le leur.
Le Nouvel An approche et les ateliers textiles de Zhili sont quasi-déserts. Les quelques ouvriers qui restent peinent à se faire payer avant de partir. Des rives du Yangtze aux montagnes du Yunnan, tout le monde rentre célébrer la nouvelle année dans sa ville natale. Pour Shi Wei, c’est aussi l’occasion de se marier, ainsi que pour Fang Lingping. Son mari, ancien informaticien, devra la suivre à Zhili après la cérémonie. L’apprentissage est rude mais ne freine pas l’avènement d’une nouvelle génération d’ouvriers.
L’hiver en Chine. Une ville enneigée. Le jour tombe. Enveloppée dans son manteau, une femme s’avance lentement. Elle traverse une cité puis rentre dans son modeste appartement. Fengming s’installe au creux du fauteuil de son salon. Elle se rappelle. Ses souvenirs nous ramènent aux débuts, en 1949. Commence alors la traversée de plus de 30 ans de sa vie et de cette nouvelle Chine…
Au fil des saisons, la vie et la survie d'un homme solitaire dans un village abandonné au cœur d'un paysage désolé.
Wang Xilin, 86 ans, est l’un des compositeurs chinois les plus importants de sa génération. Pendant la Révolution Culturelle, il fut la cible de graves persécutions, de passages à tabac, interné et torturé. Le film dévoile le corps et l’âme d’un homme marqué par une vie de souffrance, un « homme en noir » mu par la colère et la compassion. Au son de ses symphonies, il revit les terribles événements qui hantent sa mémoire et témoigne d’une époque qui a vu la déshumanisation de toute la nation chinoise.
Sur la route du charbon reliant les mines du Shanxi au grand port de Tianjin, dans le nord de la Chine, les chauffeurs de camions de 100 tonnes font la navette sans fin, de jour comme de nuit. Au bord des routes : prostituées, flics, petits racketteurs, garagistes, mécaniciens.