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Dans la « Nouvelle-Grande-Russie » de Vladimir Poutine, des bulldozers menacent les cités de garages, villes clandestines qui se développèrent dans l’effondrement de l’URSS. Ici vivent les survivants de cette apocalypse : les Garagniki. Avec eux, nous remontons le temps et l’Histoire dans une Russie parallèle, souterraine, fantastique…
A quelques encablures de l’Estaque, le père d'Angèle, d'Armand et de Joseph vient d'être frappé par une attaque et est voué désormais à une vie végétative. Après des années de silence, Angèle est de retour dans le foyer familial, à son corps défendant car elle a un compte à régler avec la famille...
Bien qu’ayant perdu son travail, Michel vit heureux avec Marie-Claire. Ces deux-là s’aiment depuis trente ans. Leurs enfants et leurs petits-enfants les comblent. Ils ont des amis très proches. Ils sont fiers de leurs combats syndicaux et politiques. Leurs consciences sont aussi transparentes que leurs regards. Ce bonheur va voler en éclats avec leur porte-fenêtre devant deux jeunes hommes armés et masqués qui les frappent, les attachent, leur arrachent leurs alliances, et s’enfuient avec leurs cartes de crédit… Leur désarroi sera d’autant plus violent lorsqu’ils apprennent que cette brutale agression a été organisée par l’un des jeunes ouvriers licenciés avec Michel.
Dans Paris occupé par les allemands, l'ouvrier poète Missak Manouchian prend la tête d'un groupe de très jeunes juifs, Hongrois, Polonais, Roumains, Espagnols, Italiens, Arméniens, déterminés à combattre pour libérer la France qu'ils aiment, celle des Droits de l'Homme. Dans la clandestinité, au péril de leur vie, ils deviennent des héros. Les attentats de ces partisans étrangers vont harceler les nazis et les collaborateurs. Alors, la police française va se déchaîner, multiplier ses effectifs, utiliser filatures, dénonciations, chantages, tortures... Vingt-deux hommes et une femme seront condamnés à mort en février 1944. Dans une ultime opération de propagande, ils seront présentés comme une Armée du crime, leurs visages en médaillon sur un fond rouge placardés sur les murs de toutes les villes du pays. Ces immigrés, morts pour la France, entrent dans la légende. C'est cette belle et tragique histoire que raconte le film.
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Louis, 16 ans est le fils du proviseur de son lycée. Son meilleur ami, Greg, est sous la menace d’un renvoi définitif après avoir agressé sa jeune prof d’anglais. Pour se venger, il décide de la kidnapper. Louis devient complice en fournissant les clés d’un cabanon de famille isolé sur un îlot, dans les marais. Ligotée, humiliée, Camille est emprisonnée. Ils doivent la libérer le lendemain matin, mais Greg ne vient pas au rendez-vous…
Daniel sort de prison où il était incarcéré depuis de longues années et retourne à Marseille. Sylvie, son ex-femme, l’a prévenu qu’il était grand-père : leur fille Mathilda vient de donner naissance à une petite Gloria. Le temps a passé, chacun a fait ou refait sa vie… En venant à la rencontre du bébé, Daniel découvre une famille recomposée qui lutte par tous les moyens pour rester debout. Quand un coup du sort fait voler en éclat ce fragile équilibre, Daniel, qui n’a plus rien à perdre, va tout tenter pour les aider.
Les amours de Marius et Jeannette qui vivent dans les quartiers Nord de l'Estaque à Marseille. Marius vit seul dans une cimenterie désaffectée qui domine le quartier, gardien de cette usine en démolition. Jeannette élève seule ses deux enfants avec un maigre salaire de caissière. Leur rencontre ne sera pas simple car, outre les difficultés inhérentes à leur situation sociale, ils sont blessés par la vie.
Six anecdotes, six films qui s'enchaînent, une échappée dans l'enfance, celle d'auteurs renommés ayant marqué de leur style l'Histoire du cinéma. C'est sur l'histoire de ces cinéastes que s'arrêtent ici de jeunes réalisateurs, ces petites histoires enfantines décidant parfois de toute une vie et venant ainsi éclairer leurs oeuvres. Des histoires qui se croisent pour ne plus former qu'un seul et même film sur l'enfance, baignée de blessures, de frustrations, de rencontres...
Le 2 avril 1995, la chaîne de télévision Canal + censure le reportage "Pas vu à la télé" réalisé par Pierre Carles qui lui avait été commandé quelques semaines plus tôt par le directeur des programmes Alain de Greef. "Pas vu à la télé "aurait dû figurer dans la « journée de la télé » de Canal +, à « la télévision, le pouvoir, la morale ». Carles fera la récit de cette censure dans le long-métrage "Pas vu pas pris", sorti au cinéma le 18 novembre 1998. Plus de 160 000 spectateurs iront le voir en salles. Dix-huit ans plus tard, "Pas vu à la télé" est toujours inédit à la télévision française. Quant à "Pas vu, pas pris", il n’a toujours pas fait l’objet d’une diffusion à la télévision française. On a pu le voir, en revanche, sur le petit écran en Belgique, au Québec et en Suisse. Depuis, neuf milliardaires contrôlent désormais plus de 80 % des médias en France, tandis que onze d'entre eux cumulent 57 % de l'audience télévisuelle.
À Marseille, Rosa, 60 ans, a consacré sa vie à sa famille et à la politique avec le même sens du sacrifice. Tous pensent qu’elle est inébranlable, d’autant que Rosa est la seule qui pourrait sceller l’union de la gauche à la veille d’une échéance électorale décisive. Elle s’accommode bien de tout ça, jusqu’au jour où elle tombe amoureuse d’Henri. Pour la première fois, Rosa a peur de s’engager.
1960. Samba, jeune militant socialiste dont le père est un commerçant bien installé de Bamako, rencontre au cours de l’une de ses missions en brousse Lara. Lara profite de Samba pour fuir sa famille qui veut la marier de force. Tandis que Lara découvre une nouvelle vie à Bamako, Samba commence à contester haut et fort certaines décisions de sa hiérarchie depuis que son père a été emprisonné. Nos deux héros se retrouvent un soir dans un des nombreux clubs de danse de Bamako et jurent de ne plus jamais se quitter. Mais les évènements vont en décider autrement…
Alors qu'elle vient chercher son fils Thomas dans un goûter d'anniversaire, Elsa Valentin remarque une petite fille de six ans qui la bouleverse. Elle le sent, elle en a l'intime conviction : Lola est sa propre fille. Obsédée par ce sentiment inexplicable, elle cherche à en savoir plus sur l'enfant.En s'introduisant dans la vie de la fillette, Elsa rencontre sa mère, Claire Vigneaux, qui s'inquiète du comportement étrange de cette femme qui rode autour de sa fille.Elsa est-elle folle ? Dangereuse ? Mais que s'est-il passé six ans auparavant ? S'engage alors un face à face animal entre deux femmes qui n'auraient jamais dû se rencontrer...Le fim n'est pas une adaptation du livre "L'Empreinte de l'ange" de Nancy Huston, mais un scénario original.
Nathalie conduit sa sœur cadette Claire, une jeune femme réservée d'une trentaine d'années, dans un centre pour amnésiques appelé "Les Écureuils". Celle-ci a reçu un coup de foudre en forêt et présente de légers troubles de la mémoire. Le centre "Les Écureuils" a accueilli quelques années auparavant leur mère, décédée jeune de la maladie d'Alzheimer. Claire pénètre au sein d'un univers curieux et décalé. Elle y fait la connaissance de Philippe, un homme de quarante ans qui a perdu la mémoire à la suite d'un accident de voiture qui a coûté la vie à sa femme et son fils. Tous deux tombent amoureux l'un de l'autre.
« Marius et Jeannette » est le septième long-métrage de Robert Guédiguian. Dans les quartiers nord de Marseille, Marius, gardien d’une usine en démolition, rencontre Jeannette, caissière de supermarché tout juste licenciée. Jeannette élève seule ses deux enfants, Marius a perdu les deux siens dans un accident de voiture. Une émouvante comédie sociale, qui montre que la solidarité d’un groupe reste le meilleur rempart contre les coups durs de la vie. Sélectionné au festival de Cannes 1997, le film obtient le Prix Louis-Delluc et le César de la meilleure actrice pour Ariane Ascaride. Avec 2,5 millions de spectateurs, il révèle son auteur au grand public.
Michèle habite un triste appartement dans une cité à Marseille. La nuit, elle travaille à la criée aux poissons. Son mari, veule et raciste, refuse de voir que leur fille aînée, Fiona, se drogue. De son côté, Paul, un docker en grève, trahit ses camarades pour empocher la prime de licenciement...
Maria n’est plus toute jeune et aide des personnes plus âgées qu’elle. Tirant le diable par la queue, elle ne se résout pas à sa précaire condition et, par-ci par-là, vole quelques euros à tous ces braves gens dont elle s’occupe avec une dévotion extrême... et qui, pour cela, l’adorent... Pourtant une plainte pour abus de faiblesse conduira Maria en garde à vue...
Philippe Ginestet, 66 ans, est le patron de la chaine de magasins GIFI et TATI. Avec sa fortune estimée à 2,3 milliards d'euros, il est le 27e plus riche français. Mais au sein du club fermé des grands patrons français, il détonne. Self-made man, incarnation française du rêve américain, ses méthodes de management sont atypiques : séminaires de motivation organisés dans son chalet luxueux à Megève, tournois de poker entre employés, voyages à Las Vegas… Une culture d’entreprise poussée à l’extrême.
Les enfants d'un quartier se retrouvent régulièrement pour jouer dans le parc d'une maison bourgeoise où les propriétaires, sans enfants, aiment les voir s'ébattre. Ils passent ainsi leur enfance et une partie de leur adolescence. Avant de se séparer, ils se donnent rendez-vous dans le même parc des années plus tard...
Ce film raconte l'histoire d'une fin de règne et d'une fin de vie : celle de François Mitterrand.Alors que le Président livre les derniers combats face à la maladie, un jeune journaliste passionné tente de lui arracher des leçons universelles sur la politique et l'histoire, sur l'amour et la littérature... Des certitudes sur la vie.Mais le vieil homme n'en a guère à dispenser car c'est pour lui le moment où passé, présent et futur se confondent en un seul temps ; ce temps où seuls les doutes demeurent, ce temps où tous les hommes sont égaux : celui de la proximité avec la mort.