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Le 24 mars 1976, les forces armées ont pris le pouvoir en Argentine, entamant le chapitre le plus sanglant de son histoire. Exils, censure, interdictions, listes noires et enlèvements sont devenus monnaie courante, s’attaquant au domaine culturel qui souffrait déjà depuis un certain temps de la répression militaire. Tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, différentes formes de résistance nouvelles et inédites sont nées. Resistencia Cultural explore l’expérience de solidarité artistique de l’Association internationale pour la défense des artistes victimes de la répression dans le monde (en particulier sa campagne pour les cent artistes argentins disparus) et les différentes résistances culturelles de l’Argentine pendant la dictature.
Durant ces 25 dernières années, de la dictature militaire à aujourd'hui, l'Argentine a subi l'un des effondrements économique et social les plus brutaux qu'un pays ait pu connaître en temps de paix. Ce pays riche et sa population ont vécu l'ensemble des traumatismes dénoncés par les altermondialistes. Tout cela avec l'aide et la connivence de multinationales occidentales et sous le regard complice des institutions internationales. Cette politique de la terre brûlée a abouti à un véritable génocide social, un cataclysme inouï fait de famine, de maladies et de vies humaines sacrifiées. Saccage dénoue un à un les mécanismes qui ont conduit à cette catastrophe. Ce film est dédié à tous ceux qui résistent avec dignité et courage. Les chemins de la misère sont encore plus inacceptables lorsqu'ils sont prévisibles et qu¹ils se passent en terre abondante.
À partir des années 60, la France et l'Europe montrent un réel engouement pour le cinéma latino-américain, mais celui-ci reste entravé par de nombreux obstacles économiques et politiques.
Le jeune Martin abandonne sa Terre de feu natale, à l'extrême sud de l'Argentine, pour un long voyage initiatique en Amérique Latine.
Debtocracy (Χρεοκρατία (Chreokratía)) est un film grec documentaire sorti en avril 2011 de deux journalistes grecs : Katerina Kitidi et Aris Hatzistefanou. Le film traite principalement de la crise de la dette grecque de 2010, et prend pour exemple le cas de l'Équateur, et montre comment ce pays a réussi à s'en sortir grâce à un audit de sa dette et en répudiant une partie de sa dette. Les fondateurs du projet Debtocracy soutiennent que la Grèce doit suivre la même voie en commençant par créer une commission d'audit de la dette souveraine1 puis en sortant de l'euro. Ce film a connu un vif succès en Grèce. Près de 500 000 personnes ont visionné le film une semaine après sa sortie sur internet, plus d'un million quelques semaines plus tard. Le projet a été intégralement financé par des donations.
1983, fin de la dictature militaire en Argentine, un prisonnier politique, Floreal, est libéré une nuit d’été. Avant de rejoindre sa femme Rosi et leur fils, ils se sent pris d’un accès de nostalgie et se met à errer dans les rues de son quartier. Il retrouve des vieux amis et croit même revoir un disparu, El Negro. Les souvenir de ses luttes et de ses amours passées lui remontent à la mémoire. Il rumine aussi l’infidélité supposée de Rosi avec un français, Robert, qui était venu partager leurs combats politiques. Rosi de son côté n’en peut plus d’attendre le retour de son mari et part à sa recherche…
Fernando Solanas voyage à la rencontre des populations locales, d’agriculteurs et de chercheurs qui nous racontent les conséquences sociales et environnementales du modèle agricole argentin : agriculture transgénique et utilisation intensive des agrotoxiques (glyphosate, épandages, fumigations) ont provoqué l’exode rural, la déforestation mais aussi la multiplication des cas de cancers et de malformations à la naissance. Le récit de Fernando Solanas évoque aussi l'alternative d’une agriculture écologique en démontrant qu’il est possible de produire de manière saine et rentable des aliments pour tous, sans pesticides.
Deuxième épisode de la série Claves, évoquant la frontière entre fiction et documentaire. Avec son film Tire dié (1960), l'Argentin Fernando Birri propose ce manifeste : créer un cinéma national réaliste et critique, plus proche de la société, sans céder au populisme.