Acting
Guillaume Dupuis, dit Willy MTL, peint, performe et construit sa propre présence dans un flux continu d’images et de gestes, principalement dans l’espace de son atelier. Face à cette production incessante, le film ne cherche ni à organiser ni à expliquer. Il se tient au plus près d’un mouvement : celui d’un homme qui se fabrique en permanence, au risque de se dissoudre dans ses propres représentations. Une autre voix circule. Celle de sa fille. Fragmentée, distante, parfois en décalage, elle ne vient pas éclairer le récit mais en déplacer les lignes. Elle introduit une faille, un écart. À travers elle, ce qui semblait se donner comme évidence devient instable. Le film se construit dans cette tension. Les images ne s’additionnent pas — elles se contredisent, se superposent, se dérobent. Ce qui apparaît est toujours déjà en train de disparaître. Il ne s’agit pas de reconstituer une figure, mais d’en éprouver les limites.