
Malika Rahal
Acting
Connu pour

En 1954, Daniel Vérin, jeune instituteur pied-noir, prend une décision radicale : il tourne le dos à la France coloniale et rejoint le camp des insurgés algériens. Il s’engage dans le FLN, puis dans l’ALN, et devient "Ali", soldat de la lutte pour l’indépendance. À la fin de la guerre, en 1962, il devient citoyen algérien. Mais l’indépendance tant espérée n’a pas le goût de la victoire pour Ali. Boursier, il part étudier aux États-Unis. À son retour, l’administration algérienne lui interdit de rentrer sur sa propre terre. Rejeté par le pays qu’il a défendu, il obtient la nationalité américaine en 1969. Condamné par la France pour son engagement, ignoré par l’Algérie pendant plus de quarante ans, Ali ne sera officiellement reconnu comme moudjahid, combattant de la Révolution, qu’en 2004.
Daniel Ali, instituteur révolté dans l'Algérie coloniale

Comment vit la jeune génération engagée dans la révolution algérienne et à quoi rêve-t‑elle ? À l’heure où l’Algérie prend son destin en main, ce film plonge au cœur du mouvement, en suivant le quotidien d’un lycéen, d’un supporteur de foot, d’une étudiante, d’une femme active, de rappeurs, mais aussi en donnant la parole à des observateurs de l’intérieur, dont la cinéaste Safia Djama et l’écrivain Kamel Daoud. Au-delà de la chronique des événements, les réalisatrices Julie Peyrard et Sonia Amrane dressent le portrait d’une société en pleine effervescence, traversée de forces contradictoires, mais tournée vers l’avenir.