Writing
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Hoffmann attend dans un cabaret Stella, la femme qu'il aime. Il raconte trois aventures passées où trois femmes lui ont échappé pour un rival : Olympia, la poupée, Giulietta, la courtisane, et Antonia, la phtisique. La même mésaventure se produire avec Stella.
Existe-t-il plus bel hommage à celui qui inventa le réalisme fantastique en littérature que d’en faire le personnage principal d’un opéra où toute vraisemblance est abolie et où l’imaginaire impose ses propres règles ? Dans l’oeuvre d’Offenbach, Hoffmann, présenté comme un poète et compositeur maudit, évoque ses souvenirs amoureux et nous conduit dans un univers où les frontières entre rêve et réalité sont poreuses. Le metteur en scène Robert Carsen se joue magistralement du théâtre dans le théâtre et, à travers un spectaculaire procédé de mise en abyme, nous dévoile les coulisses de l’opéra.
Le ténor Vittorio Grigolo incarne le rôle-titre de l’opéra fantastique d’Offenbach, offrant un tour de force dans le rôle du poète torturé et malchanceux en amour. Il est rejoint par un trio de grandes dames : Erin Morley chante la poupée mécanique Olympia, Hibla Gerzmava est la fragile Antonia et Christine Rice chante Giulietta, la courtisane vénitienne. La production colorée de Bartlett Sher, vue ici dans sa deuxième présentation Live in HD, met également en vedette Thomas Hampson dans le rôle des sinistres Quatre Méchants et Kate Lindsey dans le rôle de Niklausse, l'ami et muse d'Hoffmann. Yves Abel dirige.
Le ténor Jonas Kaufmann est fascinant en tant que personnage principal de l'opéra populaire de Gounod, vu dans cette présentation en direct en HD de la production passionnante de Des McAnuff de 2011 qui place l'histoire mythique et intemporelle dans un décor du début du XXe siècle. René Pape dans le rôle de Méphistophélès est à la fois menaçant et élégant, et Marina Poplavskaya livre un portrait d'une intensité saisissante de l'innocente Marguerite. Russell Braun dans le rôle de son frère, Valentin, brille dans son air de l'Acte II. Sur le podium, Yannick Nézet-Séguin fait ressortir tout le lyrisme et la dramaturgie de la partition de Gounod.