
Bernard Baissat
Directing
Biographie
Bernard Baissat, né le 5 mars 1943 à Nabeul en Tunisie, est un journaliste, réalisateur de télévision, cinéaste, pacifiste et libertaire français. Après avoir été professeur d'italien et de lettres françaises, Bernard Baissat quitte l’enseignement en 1966, pour devenir journaliste à l’ORTF (station régionale de télévision de Dijon) et travaille sous la direction de Pascal Copeau. En 1967, il devient assistant réalisateur de télévision à Paris, à l’information puis à la télévision scolaire. Il fait notamment des émissions sur l’économie avec le syndicaliste Jacques Delors. En 1968, après avoir participé aux événements de Mai, il part comme réalisateur pour la télévision éducative au Niger où il reste 2 ans. Souhaitant poursuivre son travail en Afrique, il occupe ensuite un poste de réalisateur/formateur à Bouaké, en Côte d’Ivoire, pendant 4 ans. En 1974, l’Agence de coopération culturelle et technique de la francophonie le nomme responsable d’un projet de télévision francophone au Liban. Directeur de Vidéo Liban pendant 2 ans, il doit cesser son activité au début de la guerre civile. En 1976, de retour en France, il travaille comme réalisateur pour FR3. Il y réalise de nombreux reportages et collabore à la nouvelle émission destinée aux populations étrangères Mosaïque produite par l'Agence pour le développement des relations interculturelles jusqu’en 1981. Il devient également formateur à l'INA. Il choisit le statut de réalisateur intermittent du spectacle pour pouvoir travailler sur différentes chaînes et dans différentes émissions. Ce statut lui permet de réaliser aussi, à l’extérieur de la télévision, des films plus personnels. À partir de 1980, il réalise et produit des documentaires, dont la série Écoutez..., où il trace les portraits de personnalités libertaires et pacifistes comme André Claudot, Jeanne Humbert, Eugène Bizeau, May Picqueray, Marcel Body, Aguigui Mouna, Robert Jospin, René Dumont, Serge Utgé-Royo et André Bösiger. En 1987, il tourne un documentaire sur Le Canard enchaîné à l'occasion des 70 ans du journal satirique hebdomadaire. En 2000, toujours intéressé par les nouvelles possibilités de production et de diffusion, il collabore pendant deux ans à l’aventure européenne de CanalWeb, télévision par internet, en produisant et réalisant une cinquantaine d’émissions d’histoire sociale avec des historiens de la Sorbonne, du CNRS (équipe du Maitron) et des historiens étrangers. En 2007, sa rencontre avec un historien responsable des archives de Nouvelle-Calédonie lui donne l’idée de monter des films à partir des nombreuses heures de rushes inédites de ses archives personnelles. Ces films sont destinés aux étudiants, aux chercheurs et à tous ceux qui s'intéressent à l'histoire de la Nouvelle-Calédonie. Depuis 2009, pour actualiser les projections de ses films anciens, il réalise des films courts sur les thèmes de l'amitié, de la solidarité et de la résistance. Depuis 2010, il développe ses idées pacifistes et libertaires dans le journal et les émissions radio Si Vis Pacem (Radio libertaire) de l'Union Pacifiste de France.
Connu pour

"Eh bien j’y crois à l’anarchie ! Et je crois que ça se réalisera un jour." Voilà ce qu’affirme, à 85 ans, "May la rebelle", militante syndicaliste, anti-militariste, anarchiste, toujours prête à dénoncer les oppressions et à défendre les victimes. Née en Bretagne, elle gagne sa vie à 10 ans en livrant du beurre. À Paris, à 20 ans, elle connaît l’Union Anarchiste. Sébastien Faure devient son père spirituel. Elle se sert d’une grenade pour déclencher l’affaire Sacco-Vanzetti. Déléguée syndicale à Moscou en 1922, elle entonne "L’hymne à l’anarchie" devant Trotski. Les enfants pendant la guerre d’Espagne, les Juifs pendant la guerre de 40, les objecteurs de conscience avec Louis Lecoin pendant la guerre d’Algérie, puis, avec son journal Le Réfractaire, le Larzac, Plogoff, Creys-Malville, autant de terrains de lutte pour May Picqueray. Jusqu’au bout, elle reste fidèle à son engagement pour la défense de la paix et des libertés individuelles.
Écoutez May Picqueray

Depuis son ouverture, en 1882, la bourse du travail de Paris est restée un centre névralgique du mouvement ouvrier. Hier, foyer d’agitation du syndicalisme révolutionnaire, aujourd’hui, lieu de rencontre des principales centrales syndicales, l’histoire s’est inscrite sur les murs de la Bourse. C’est donc à partir des salles qui portent des noms illustres: Eugène Varlin, Fernand Pelloutier, Jean Jaurès, Léon Jouhaux, que des historiens (Jean Bruhat, Bernard Georges, Jacques Julliard, Jean Maitron, Madeleine Reberioux, Denise Trintant) et le secrétaire général de la Bourse, Jean Braire ont cherché à faire revivre un siècle d’histoire sociale. Les secrétaires généraux des cinq centrales syndicales (André Bergeron, Jean Bornard, Edmond Maire, Jacques Pommateau, Georges Seguy) évoquent l’origine des bourses du travail, mais parlent aussi du présent et de l’avenir.
Écoutez La Bourse Du Travail De Paris

Tout le monde connaît Aguigui Mouna, le bouffon qui harangue la foule sur l’esplanade de Beaubourg, à Paris, et parcourt les manifs avec son vélo. Mais beaucoup ne connaissent pas l’itinéraire d’André Dupont, Savoyard élevé à la dure, contraint à la violence dans la marine pour s’imposer et à la démerde dans la vie civile pour survivre. Antibes, 1952, la mutation: Aguigui Mouna est né. Le rire, la solidarité, la non-violence, l’humanisme, Mouna a trouvé les raisons de son existence. Il va essayer de les faire partager à tous les robots de la société "caca-pipi-capitaliste". Un personnage de bande dessinée qui, à travers ses aventures, révèle les absurdités de son siècle.
Écoutez Mouna

Depuis 1915, le journal français Le Canard Enchainé, a pu maintenir et même raffermir sa place dans la presse, sans rien perdre de son esprit et de son mordant. Ce documentaire en plusieurs pointes évoque l’histoire (53 min.) du journal, quand Maurice Maréchal décide de lutter contre le bourrage de crâne de la "grande" presse à la solde des lobbies et des puissants. Les portraits (45 min.) de quelques journalistes et dessinateurs du journal. Les traditions (34 min.) sont profondément enracinées et fidèlement respectées dans l’esprit d’irrespect, d’insolence et de liberté face à toutes les représentations du pouvoir. Les affaires (40 min.) : si le "Canard" a pu lancer le journalisme d’investigation en France, c’est parce qu’il a su rester "libre, indépendant et propre", comme le voulait son fondateur, gardant ainsi la confiance de ses lecteurs.