
Madeleine Rebérioux
Acting
Connu pour

Du droit des mineurs devant le tribunal pour enfants, jeunes délinquants des quartiers de l’Est parisien ou enfants d’origine algérienne des bidonvilles de Nanterre, à la défense des colonisés Kanak ou Polynésiens ; du combat pour le statut d’objecteur de conscience à la dénonciation de la torture et de la peine de mort, l’avocat Jean-Jacques de Félice a été de tous les combats. Son pacifisme n’a pas de frontière : avec la Cimade, la LDH, le Comité Louis-Lecoin, il aide les réfractaires dans de nombreux pays. Notamment des insoumis portugais refusant les guerres d’Angola et du Mozambique, des déserteurs états-uniens opposés à la guerre du Vietnam ou des objecteurs israéliens n’acceptant pas de servir dans les Territoires occupés. Il n’est pas surprenant qu’il soit, dès 1971, l’un des tous premiers avocats des paysans du Larzac.
Jean-Jacques de Félice, La Passion De La Justice

Depuis son ouverture, en 1882, la bourse du travail de Paris est restée un centre névralgique du mouvement ouvrier. Hier, foyer d’agitation du syndicalisme révolutionnaire, aujourd’hui, lieu de rencontre des principales centrales syndicales, l’histoire s’est inscrite sur les murs de la Bourse. C’est donc à partir des salles qui portent des noms illustres: Eugène Varlin, Fernand Pelloutier, Jean Jaurès, Léon Jouhaux, que des historiens (Jean Bruhat, Bernard Georges, Jacques Julliard, Jean Maitron, Madeleine Reberioux, Denise Trintant) et le secrétaire général de la Bourse, Jean Braire ont cherché à faire revivre un siècle d’histoire sociale. Les secrétaires généraux des cinq centrales syndicales (André Bergeron, Jean Bornard, Edmond Maire, Jacques Pommateau, Georges Seguy) évoquent l’origine des bourses du travail, mais parlent aussi du présent et de l’avenir.