Jean-Vital Joliat
Directing
Connu pour

Guillaume Dupuis, dit Willy MTL, peint, performe et construit sa propre présence dans un flux continu d’images et de gestes, principalement dans l’espace de son atelier. Face à cette production incessante, le film ne cherche ni à organiser ni à expliquer. Il se tient au plus près d’un mouvement : celui d’un homme qui se fabrique en permanence, au risque de se dissoudre dans ses propres représentations. Une autre voix circule. Celle de sa fille. Fragmentée, distante, parfois en décalage, elle ne vient pas éclairer le récit mais en déplacer les lignes. Elle introduit une faille, un écart. À travers elle, ce qui semblait se donner comme évidence devient instable. Le film se construit dans cette tension. Les images ne s’additionnent pas — elles se contredisent, se superposent, se dérobent. Ce qui apparaît est toujours déjà en train de disparaître. Il ne s’agit pas de reconstituer une figure, mais d’en éprouver les limites.
WILLY MTL, ARTISTE CONTRE L'ORDRE MORAL OU L'HOMME QUI NE CROYAIT PAS EN DIEU ET QUI PEIGNAIT JÉSUS

ROGER, MON FRÈRE plonge dans le quotidien de Christiane, qui accompagne son frère Roger, atteint de troubles neurocognitifs. Jour après jour, elle soutient sa présence fragile à la maison, à travers gestes silencieux, routines répétées et moments suspendus. Le film capte la transformation subtile de leur lien fraternel face à l’effacement de la mémoire, révélant la patience, la tendresse et la solidarité qui donnent sens à chaque instant partagé. Tourné en noir et blanc intime, il immerge le spectateur dans ce monde fragile et poétique, où la présence devient le langage le plus précieux. Sans artifices, ROGER, MON FRÈRE explore la dignité, la responsabilité et la force des liens familiaux, et invite à regarder autrement ce que signifie accompagner un proche qui s’éloigne.
ROGER, MON FRÈRE

Christiane veille sur Roger, son frère, atteint de démence. Grâce à sa présence quotidienne, il peut continuer à vivre chez lui. À travers leur histoire, le film interroge ce qu’il reste quand la mémoire s’efface… et ce que l’amour rend possible malgré tout.