
Solenne Piret
Acting
Biographie
Solenne Piret, née le 02 août 1992 à Lagny (France), est une grimpeuse professionnelle française. Elle concourt en para-escalade catégorie AU2 et s'illustre par ses réalisations en extérieur où elle est particulièrement spécialisée dans l'escalade de bloc. Solenne Piret a la particularité d'être née avec une agénésie de l'avant bras droit. Elle grandit dans une famille de grimpeurs en région parisienne et passe ses week-ends en forêt de Fontainebleau avec ses parents et ses frères et sœur mais ne s'intéresse pas tout de suite à l'escalade. Elle s'essaie à différents sports dont l'escrime puis se concentre sur ses études. Elle fait l’INSA à Strasbourg et en sort diplômée Architecte. Ce n'est qu'en 2017 que Solenne Piret commence réellement à grimper. De retour à Paris elle découvre les salles d'escalade Arkose. Au cours d'une séance elle rencontre Julien Gasc, membre de l'équipe de France para-escalade qui lui parle alors de compétitions. Pour Solenne Piret c'est le déclic, elle participe aux championnats de France puis se sélectionne pour les étapes internationales. C'est le début d'une ascension fulgurante en compétition de difficulté (seule discipline ouverte en para-escalade). Elle participe aux coupes du monde de para-escalade et termine 2e à Briançon en 2018 (catégorie RP2), puis s’impose à Innsbruck, à Briançon et à Los Angeles en 2021 (catégorie AU2) remportant toutes les étapes de la saison. En 2022 et en 2023 elle gagne toutes les étapes auxquelles elle participe. Au niveau national, Solenne Piret devient championne de France de para-escalade en 2022, devançant Lucie Jarrige (catégorie RP3, par regroupement). Aux championnats du Monde, elle remporte l’or en AU2 en 2018 à Innsbrück, et en 2019 à Briançon. En 2021 à Moscou elle concourt en catégorie RP2 à la suite d'un regroupement et elle remporte son 3ème titre mondial consécutif. Lors de l’édition suivante, à Berne en 2023, elle est à nouveau médaillée d’or en catégorie AU-2. Concernant l'outdoor, Solenne Piret pratique surtout le bloc à Fontainebleau, mais aussi lors de voyages en Europe et sur le continent américain. Elle réalise plusieurs blocs de niveau 7B comme L'angle plus que parfait , La Faim du Tigre ou encore Onde de Choc qui marque les esprits car ce passage exigeant est un objectif pour de nombreux grimpeurs s'arrêtant à Fontainebleau. Solenne Piret pratique aussi la falaise où elle réalise des performances jusqu'au 7B (Diet Dope - Leonidio), ainsi que la grande voie (Presten wall - 6b/500m - Lofoten Islands), l'alpinisme ou encore l'escalade sur glace. Touche à tout elle cherche sur tous les terrains de grimpe à repousser les limites et à créer le futur de sa discipline.
Connu pour

Tous les jours en direct sur FRANCE 5, Anne-Élisabeth Lemoine et son équipe reçoivent ceux qui font l'actualité. En deuxième partie, l'émission accueille, autour d'un repas préparé par un chef qualifié, des artistes en promotion.
C à vous

Avec la multiplication des salles artificielles privées et l’avènement de la discipline aux Jeux Olympiques, l’escalade, longtemps mouvement de la contre-culture, est en pleine transformation et se trouve confrontée à un paradoxe de taille. D’un côté une popularité grandissante des salles privées, et de l’autre des sites naturels gravement menacés. Quel héritage vertical laisserons-nous aux générations futures ? La pratique en extérieur est-elle vouée à disparaître ? Quel sera le futur de l’escalade ? Emmené par Cédric Lachat, grimpeur suisse multi primé, le film dresse un état des lieux international de cette contre-culture, devenu récemment un phénomène de société.
The Future of Climbing

Regarder Solenne Piret grimper, c’est assister à un spectacle presque magique. On se demande comment elle va passer, puis, d’un geste fluide, naturel, elle avance. Née sans main droite, Solenne a toujours trouvé son propre chemin sur la paroi. Quadruple championne du monde, elle se lance aujourd’hui dans un nouveau défi : gravir en tête le Grand Capucin, l'une des aiguilles du massif du Mont-Blanc qui a fait rêver des générations d’alpinistes, en posant elle-même ses protections. Mais malgré un entraînement intensif, les doutes persistent : cette fois, n’a-t-elle pas visé trop haut ?