Directing
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Le réalisateur Marc Isaacs s'installe dans l'ascenseur d'un immeuble londonien. Les habitants vont peu à peu se confier à lui. Un prortrait émouvant et plein d'humour d'une communauté verticale.
Pour certains touristes britanniques peu fortunés, Calais ça signifie les vacances à bon marché et les produits détaxés. Pour d’autres “voyageurs”, venus de pays tourmentés, c’est la dernière étape (Sangatte) avant d’atteindre la Terre promise. Le film offre une confrontation saisissante entre ces deux mondes que tout sépare. Perdus au milieu de ces allées et venues, il y a aussi quelques Anglais qui se sont installés à Calais en espérant y faire des affaires et qui finalement se retrouvent endettés. Et tous semblent désemparés, pris au piège de la modernité dans cette ville de transit.
Un sans-abri slovaque, un supporter d’Arsenal, une employée de maison colombienne, une Pakistanaise en plein ramadan: Mikel, Keith, Nery et Zara se croisent le temps d’une journée mouvementée dans la maison de Marc, le réalisateur en mal de financement. Les échanges de cet échantillon de la population du Royaume-Uni frisent le comique, mais aussi le tragique. La maison de Marc est un microcosme dont les limites sont mises en question.
Marc Isaacs fait la chronique des destinées des Londoniens de diverses classes sociales pendant la crise économique actuelle. Le film tourné à la City, la place financière, s’articule autour de quatre personnages principaux, du trader qui a perdu sa famille à cause de sa concentration compulsive sur les marchés financiers, jusqu’au balayeur de rue cherchant la paix intérieure dans une vie de spiritualité.