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Ousmane Sow

Ousmane Sow

Acting

Biographie

Ousmane Sow, né le 10 octobre 1935 à Dakar et mort le 1er décembre 2016 dans la même ville, est un artiste sculpteur sénégalais. Ousmane Sow naît à Dakar, d’une mère saint-louisienne et d’un père dakarois de trente ans son aîné. Il grandit à Reubeuss, un des quartiers les plus difficiles de Dakar, où il reçoit une éducation extrêmement stricte au cours de laquelle son père le responsabilise très jeune. Il hérite de ce père la rigueur, le sens du devoir et un esprit libre. À la mort de celui-ci, et malgré un immense attachement à sa mère, il décide de partir pour Paris, sans un sou en poche. Tout en pratiquant divers petits métiers, et après avoir renoncé à suivre l’enseignement de l’école des beaux-arts, il passe un diplôme de kinésithérapeute. Pourquoi sculptait-t-il, Ousmane Sow ? Par nécessité élémentaire diront ses proches. Enfant, il commencera à sculpter des pierres ramassées le long de la plage à Dakar, puis continuera une fois devenu kinésithérapeute dans son cabinet de la région parisienne à modeler la pâte qui sert de plâtre pour les fractures des patients. Des petites figurines qu’il anime et qu’il filme pour leur donner vie. Comme un besoin de respirer, il fallait modeler. Il deviendra kinésithérapeute pour sculpter le corps humain et sculpteur pour modeler sa fameuse matière, qu’il appelle mon produit. Bien que sculptant depuis l’enfance, c’est seulement à l’âge de cinquante ans qu’il fit de la sculpture son métier à part entière. Mais la kinésithérapie qu’il exerça jusque-là n’est sans doute pas étrangère au magnifique sens de l’anatomie que l’on trouve dans son œuvre. Durant toutes ces années d’activité, il transforme la nuit son cabinet médical et ses appartements successifs en ateliers de sculpture, détruisant ou abandonnant derrière lui les œuvres qu’il crée. En s’intéressant aux ethnies d’Afrique puis d’Amérique il travaille par série. Les sculptures sortent de terre, elles s’imposent, figuratives, puissantes, pour raconter la vie. Des hommes libres toujours en action, qu’il sculpte en perpétuelle lutte. Pasteurs, guerriers, héros anonymes, grands hommes, autant de personnages qui viennent nous raconter leur histoire, et nous interpellent pour imaginer la nôtre. En puisant dans l’ethnologie, l’histoire, la photographie ou le cinéma, Ousmane Sow montre une reconstitution du vivant. Mais que provoque les œuvres d’Ousmane Sow sur nous? Que ressentent les passants sur le pont des arts à Paris en 1999 devant les traits des Noubas, des Massais des Peuls ou face à "La bataille de Little Big Horn" mise en scène à quelques mètres au-dessus de la scène ? C’est des regards que l’on oublie pas, un message du corps. En montrant pour la première fois ses œuvres à l’âge de cinquante ans, les Nouba, emblématiques de son travail, Ousmane Sow fut aussitôt révélé au public. Son œuvre, fulgurante, circulera dans le monde entier. Le 11 décembre 2013, Ousmane Sow est le premier artiste noir à entrer à l’Académie française des beaux-arts. Il décède le le 1er décembre 2016 à Dakar, sa ville natale.

Connu pour

La Grande Librairie
8.0

La Grande Librairie est une émission littéraire de 90 minutes, lancée par François Busnel en septembre 2008 et présentée par Augustin Trapenard depuis 2022, diffusée chaque mercredi en direct sur France 5. Héritière directe d'Apostrophes de Bernard Pivot, c'est la seule émission littéraire programmée en première partie de soirée, considérée comme l'émission la plus influente sur la vente de livres, en lien avec de petites librairies, qui témoignent du retour des lecteurs dans de nombreuses villes de France.

La Grande Librairie

2008
Le Jardin des Corps
8.0

Il était une fois un matin, un midi, un soir et une nuit où les ombres inséparables de l'homme nous racontaient la mémoire... Entretien avec Ousmane Sow, sculpteur de vie, pour le premier volet d'une série intitulée Mémoire Noire.

Le Jardin des Corps

1994
Ousmane Sow, Le soleil en face
10.0

C'est l'histoire du temps qui passe, au rythme lent d'Ousmane Sow et celui du temps qui se bouscule, de la naissance d'une œuvre jusqu'à son éclosion, un jour de printemps à Paris sur le Pont des Arts. Pendant un an, tout en préparant les expositions de Dakaret de Paris, Béatrice Soulé a vu naître des mains d'Ousmane Sow, Two Moon, Sitting Bull, Chef Gall et Crazy Horse, chefs Sioux et cheyennes qui, rassemblés le long de la Little Big Horn, remportèrent en 1868, contre l'armée américaine, la plus importante victoire indienne qui provoqua la mort du général Custer. Dans l'intimité de la maison du sculpteur à Dakar, une maison elle aussi en pleine création, elle nous fait partager son émotion de voir émerger du sable des œuvres qui semblent aller de la mort à la vie.

Ousmane Sow, Le soleil en face

1999
Ousmane Sow
10.0

Le film est une histoire d'amour, entre un homme et sa sculpture, entre un homme et une femme, entre un homme et une humanité. La réalisatrice a ici privilégié l'œuvre et tenté de mettre en lumière les quatre séries de sculptures d'Ousmane Sow, les Masaïs, les Noubas, les Zoulous et les Peuls. Béatrice Soulé écrit une lettre à Ousmane Sow. Ousmane Sow lui répond. Sans répondre vraiment. Comme une voix intérieure, un chorus à deux voix, un balancement intime. De cette intimité, de cette confiance partagée, naît alors la magie : celle de pouvoir suivre l'artiste dans sa création la plus secrète. Alors, en un moment, à la fois tendu, doux et vertigineux, on voit naître un visage, sous l'œil de la caméra. Et l'homme, que Béatrice Soulé a voulu laisser à son mystère, devient intensément présent. On ne sait rien et on sait tout. On n'a rien vu et on a tout vu.

Ousmane Sow

1996