Directing
L'œuvre met en scène un couple, Manuel et Rosa, bercés dans la misère des terres arides du Sertão. Désirant s'émanciper de leur situation accablante, Manuel tente de revendre deux vaches à son propriétaire, qui, profitant de la toute-puissance de sa condition, use de contraintes soumises au paysan dominé, le conduisant à clôturer la transaction par le meurtre. Astreint à la fuite, Manuel espère trouver refuge et consolation dans les discours fanatiques de l'illuminé Sebastião, promettant une île, terre de paradis où règnerait justice lorsque « la terre et la mer se réuniront ». Mais l'infanticide perpétré sur un nourrisson, acte terrible et follement religieux, sous le regard de Rosa conduira celle-ci à poignarder le prédicateur, précédant l'illustre mercenaire Antônio das Mortes engagé par l'Église...
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Comme Siméon le Stylite, Simon vit en ermite sur une colonne. Un riche miraculé lui en offre une encore plus haute et plus belle. L'homme se livre à la prière, au jeûne et à la méditation. Lorsqu'il rend ses mains à un voleur à qui on les avait coupées en guise de châtiment, ce dernier s'empresse de gifler son fils. Il bénit des insectes car « ça occupe, et puis ça n'offense personne » mais est surtout en butte aux attaques du Malin, d'abord dans ses rêves : une danse œdipienne avec sa mère, qui vit mélancolique dans une hutte au pied de la colonne. Le diable lui apparaît sous plusieurs formes: une femme qui passe, une fillette au cerceau qui découvre ses cuisses et sa poitrine adulte, Jésus ricanant qui donne un coup de pied au doux agneau. Lorsqu'un « jet » les emmène ensemble à New York, peignés et la barbe bien taillée, Simon voit les beatniks se livrer à une danse nommée « chair radioactive ».
À Eldorado, un homme agonisant évoque son passé politique.
Une vision torrentielle et hallucinatoire de la destinée historique, culturelle et politique du Brésil.
Antonio Das Mortes est un ancien tueur de Cangaceiros. Le colonel Horacio, riche propriétaire terrien, le convoque pour se débarrasser de Coirana, un pauvre agitateur qui se prend pour un grand Cangaceiro... Coirana dirige un groupe de paysans mystiques en compagnie d'un noir nostalgique de l'Afrique et d'une "Sainte" locale. Antonio arrive au village et provoque en duel Coirana. La foule chante et danse en entourant les deux hommes engagés dans une lutte à mort. D'un coup de machette, Antonio blesse grièvement son adversaire. Cependant, il ne savoure guère sa victoire. Il boit tristement tandis que l'instituteur du village le nargue. Lorsque le colonel Horacio fait appel aux jaguncos, cruels tueurs à gages, afin de massacrer les beatos, Antonio comprend que la justice devrait être du côté des déshérités et change de camp...
Partant de l’idée initiale de réaliser un western-spaghetti gauchiste en Italie, Jean-Luc Godard écrit un scénario sur le kidnapping d’un cadre par des grévistes tout en brisant régulièrement le quatrième mur par une série de passages analytiques.
L'action se déroule en Afrique : une déesse blonde, Marlène, est la maîtresse d'un agent de la C.I.A.. Ils partagent avec d'autres complices les richesses d'un vaste continent. De l'autre côté, des guérilleros leur livrent un combat sans merci. Entre eux, un prêtre pour qui les intérêts de la religion ne sont pas de ce monde. Celui-ci brandit un marteau, symbole de la puissance divine. Une représentation certes schématique mais hautement symbolique du néo-colonialisme et des rapports Nord/Sud.