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Mohammed Lakhdar-Hamina

Mohammed Lakhdar-Hamina

Directing

Biographie

Mohammed Lakhdar-Hamina est né le 26 février 1934 à M'Sila en Algérie. Il commence ses études en Algérie, puis part les terminer en France. Au lycée Carnot de Cannes, il partage le pupitre du fils d'un directeur de la photo et se prend d'intérêt pour le cinéma. Il rejoint en 1958 le gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) à Tunis pendant la guerre d'Algérie. Il fait un stage aux actualités tunisiennes avant d'être envoyé à l'école de cinéma de Prague (FAMU) où il se spécialise dans la prise de vue. À l'indépendance, il crée l'OAA, qu'il dirige dès 1963 jusqu'en 1974. En 1981, il prend la direction de l'ONCIC qu'il quittera en 1984. Après avoir obtenu à Cannes le prix de la première œuvre en 1967 pour "Le Vent des Aurès", il remporte la Palme d'or en 1975 pour son œuvre la plus célèbre, "Chronique des années de braise". Il est le réalisateur de quatre autres longs-métrages, "Hassen Terro", "Décembre", "Vent de Sable" et "La Dernière Image". Durant sa carrière, Mohamed Lakhdar-Hamina a produit et coproduit plus de trente films, tels que "Z" de Costa-Gavras ou encore "Le Bal" d'Ettore Scola. Le 56e Festival de Cannes, en 2003, rend hommage à Mohammed Lakhdar-Hamina avec la projection de "Chronique des années de braise", précédée de la montée des marches de l'auteur de la Palme d'or.

Connu pour

Chronique des années de braise
6.7

Festival de Cannes, 1975, Chronique des années de braise de Mohamed Lakhdar-Hamina reçoit la Palme d'or. C'est une première pour un film africain. Minutieuse chronique de l'évolution du mouvement national algérien de 1939 jusqu'au déclenchement de la révolution le 1er novembre 1954, le film démontre sans appel que la « guerre d'Algérie » n'est pas un accident de l'histoire, mais un lent processus de révoltes et de souffrances, ininterrompu, du début de la colonisation en 1830, jusqu'à cette « Toussaint rouge » du 1er novembre 54. Composé de six chapitres, le film brosse l'impitoyable tableau de l'histoire politique et guerrière de l'Algérie coloniale. En son centre, Ahmed s'éveille peu à peu à la conscience politique contre la colonisation, sous le regard de son fils, symbole de l'Algérie nouvelle, et celui de Miloud, harangueur mi-fou, mi-prophète, incarnation de la mémoire populaire de la révolte, de la libération de l'Algérie et de son peuple.

Chronique des années de braise

1975Film
Notre Algérie
10.0

"Djazaïrouna", produit par le service cinéma du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA), est un film de montage destiné à informer la communauté internationale à l’ONU en 1959 sur les objectifs poursuivis par les résistants algériens lors de la guerre d'indépendance en Algérie (1954-1962). En 1959, Djamel-Eddine Chanderli , Mohammed Lakdar-Hamina réalisent Djazaïrouna (Notre Algérie) à partir d'images prisent par René Vautier et le docteur Pierre Chaulet. Ce film, complété un peu plus tard et donnera le film "La Voix Du Peuple". Ce documentaire sur l’histoire de l’Algérie à travers un montage d’actualités, retrace les actions politiques et militaires de l’A.L.N, des manifestations de décembre 1960, et l’attaque d’une base fortifiée française à la frontière algéro-tunisienne.

Notre Algérie

1959Film
Le Vent des Aurès
6.8

Le Vent des Aurès – premier road movie du cinéma algérien – décrit les des transformations du quotidien du peuple algérien durant la destructrice occupation française, puis lors de la guerre de libération. Alors que la répression militaire bat son plein, une paysanne se retrouve seule dans sa maison à la montagne lorsque son fils unique est enlevé par des soldats français peu après la mort de son mari lors d'un raid. Un jour, voyant un poulet mort, ce qu'elle considère comme de mauvais augure, elle décide de quitter la maison et se lance dans un pénible voyage à travers les montagnes. Accompagnée d'un couple de poules, elle se déplace d'un camp de détention à l'autre dans une recherche désespérée de son fils disparu. Le film s'inspire des événements vécus par la famille du réalisateur.

Le Vent des Aurès

1967Film
Remparts d'Argile
7.1

Dans un village aux confins du Sahara, Rima, une orpheline de 19 ans, rêve d'apprendre, de découvrir, de vivre libre alors que les hommes de la mine de sel entrent en grève. Les autorités réagissent en envoyant l'armée, Rima décide d'aider les grévistes en piégeant les soldats. Coproduit avec l'Office des Actualités Algériennes et tourné dans la région de Téhouda, à 50 kilomètres de Biskra, ce film franco-algérien s'inscrit pleinement dans le patrimoine cinématographique des deux rives de la Méditerranée. Bertuccelli y adopte la technique du cinéma-vérité, avec des acteurs non professionnels issus du village même, donnant au film une texture documentaire saisissante et une force d'authenticité rare. Porté par l'interprétation bouleversante de Leila Shenna dans le rôle de Rima, le comédien Krikèche et bercé par la musique de Taos Amrouche, le film interroge l'émancipation féminine, la résistance sociale et le rapport au territoire.

Remparts d'Argile

1970Film
Yasmina
10.0

"Yasmina" filmé en 1961 en pleine guerre d'Algérie raconte l'histoire d’une petite algérienne avec sa poule et sa famille dont le père à été tué dans un bombardement de l'armée coloniale d'occupation française. La famille après un long périple se dirige vers les camps de réfugiés à la frontière tunisienne. Produits par le Service Cinéma du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA) en pleine guerre d'indépendance, ces films étaient destinés à réinformer la population et l'opinion publique internationale sur les exactions commises par l'armée française coloniale : tortures, arrestations et exécutions arbitraires, bombardements au napalm, incendies dans les douars, villages entiers rayés de la carte etc. que les médias français qualifiaient de campagne de "pacification". Ces derniers censurant ou réorientant toutes images pouvant nuire au récit colonial.

Yasmina

1961Film