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Mustapha Kateb

Mustapha Kateb

Acting

Biographie

Mustapha Kateb, né le 8 juillet 1920 à Souk Ahras, mort le 28 octobre 1989 (à 69 ans) à Marseille, est un homme de théâtre et un acteur algérien. Il est le cousin de Kateb Yacine. Mustapha Kateb commence avec le théâtre radiophonique dès l'âge de 18 ans et, 2 ans plus tard, au début des années 1940, il crée sa propre troupe professionnelle El-Masrah qui deviendra plus tard EI-Masrah EI-Djazairi, une troupe qui se voulait beaucoup plus une école d'art dramatique. C'est dans ces années-là qu'il se rapproche de plus en plus de Mahieddine Bachtarzi. Dans ses mémoires ce dernier rapporte les circonstances de sa rencontre avec ce jeune « meskoun », tel qu'on définissait les mordus du théâtre, qui lui demande, un jour, l'autorisation de venir assister aux répétitions d'une pièce. Il était accompagné de sa sœur Nedjma, précise Bachtarzi, lequel découvrira par la suite que Mustapha était le fils d'un de ses meilleurs amis, Abdelaziz Kateb. Il lui avoue donc qu'il voulait faire du théâtre et débute quelque temps plus tard d'abord dans des émissions radiophoniques puis sur scène, à Médéa, dans un sketch intitulé "Tébibcesquoli " (Le Médecin Sicilien). C'est avec Bachtarzi et d'autres acteurs qui en étaient à leurs débuts, tels que Sissani, Habib Réda, Abderrahmane Aziz, Mohamed Touri, que Mustapha donnera un nouveau souffle au théâtre algérien. L'aventure continue jusqu'en 1958, date à laquelle est constituée la troupe du FLN qui allait, jusqu'à l'indépendance montrer, selon les propres termes de Mustapha Kateb, que le peuple algérien, malgré les épreuves et les peines, savait encore apprécier la valeur de l'art, de la musique et les douceurs de la vie. En 1963, il devient, pour 10 ans, le 1er directeur du Théâtre national algérien (TNA). C'est la période prolifique. Il monte, entre autres, 11 pièces dont Hassen Terro de Rouiched, Anbaca de Réda Houhou, EI-Khalidoun d'Abdelhalim Raïs, ainsi que les deux œuvres de Kateb Yacine: Le Cadavre encerclé et l'Homme aux sandales de caoutchouc. On considère que sa plus grande réalisation sur le terrain théâtral est la création, en 1965, de l'Institut national d'art dramatique et chorégraphique (INADC) de Bordj el Kiffan dont la section « Art dramatique » a formé jusqu'en 1974, date de la fermeture de cette structure, une quarantaine de comédiens et comédiennes qui, par la suite, ont permis au TNA de connaître une autre période faste de son existence. En 1972, Mustapha Kateb, farouchement opposé à la décentralisation des théâtres qu'il estime trop précoce, claque la porte du TNA. Il va occuper le poste de conseiller technique chargé de l'animation culturelle auprès du ministre de l'Enseignement supérieur. Lors de ce court passage, il laissa le soin à Allel EI-Mouhib, un ancien compagnon, de monter 3La maison de Bernarda Alba3 et monte lui-même LA PI7CE "Bayaa Rassou fi Kartassou". Mustapha Kateb est également connu pour les différents rôles qu'il interprétés tant à la télévision qu'au cinéma. Il a tenu son dernier rôle dans le dernier film de Rouiched, Hassan Niya, réalisé par Ghaouti Bendedouche. Il a réalisé un téléfilm intitulé EI-Ghoula en 1972. Il meurt le 28 octobre 1989 à Marseille des suites d'une leucémie, le même jour que son cousin Kateb Yacine.

Connu pour

Le Vent des Aurès
6.8

Le Vent des Aurès – premier road movie du cinéma algérien – décrit les des transformations du quotidien du peuple algérien durant la destructrice occupation française, puis lors de la guerre de libération. Alors que la répression militaire bat son plein, une paysanne se retrouve seule dans sa maison à la montagne lorsque son fils unique est enlevé par des soldats français peu après la mort de son mari lors d'un raid. Un jour, voyant un poulet mort, ce qu'elle considère comme de mauvais augure, elle décide de quitter la maison et se lance dans un pénible voyage à travers les montagnes. Accompagnée d'un couple de poules, elle se déplace d'un camp de détention à l'autre dans une recherche désespérée de son fils disparu. Le film s'inspire des événements vécus par la famille du réalisateur.

Le Vent des Aurès

1967Film
L'Opium et le Bâton
7.8

En 1950, en Algérie, dans un village de Kabylie, des maquisards algériens résistent contre l'armée d'occupation française. Bachir rentre au village pour fuir les affrontements qui ravagent Alger. À Thala, il a deux frères, Ali et Belaïd. Le premier est engagé avec l’ALN (Armée de Libération Nationale) et se bat contre le colonisateur. Son deuxième frère, Belaïd, l’ainé, est quant à lui persuadé d'une Algérie française. Sa famille déchirée, Bachir décide, lui, de s’engager dans la guerre et prend parti pour contre la répression de l’armée française. L’armée française essaie en vain de retourner la population contre les insurgés en usant de désinformations. Plus le temps passe et plus les habitants du village et des alentours, oppressés, rallient la cause du FLN, leurs maisons et leurs champs seront brulés…

L'Opium et le Bâton

1970Film
Ali au Pays des Mirages
9.5

Dans les années 80, 18 ans à peine après l'indépendance de l'Algérie, l’immigration algérienne en France alimente massivement le secteur du BTP, répondant à une demande de main-d’œuvre dure et peu valorisée. Derrière l’idée d’« immigration choisie », ces hommes sont surtout recrutés pour leurs bras, leurs mains cagneuses façonnées par les chantiers. Invisibles mais essentiels, ils bâtissent routes, immeubles et infrastructures, souvent au prix de conditions précaires. Ali, un grutier immigré algérien en France, prend avec philosophie les brimades dont font l'objet les immigrés comme lui sur les chantiers et dans la vie quotidienne. Il espère sortir de sa condition grâce à l'argent gagné à la loterie et du haut de sa grue, il se prend alors à rêver en observant le monde à travers des jumelles. Un jour il, empauche le jackpot...

Ali au Pays des Mirages

1980Film