
Jean Narboni
Acting
Biographie
Jean Narboni est un membre actif du ciné-club d'Alger – qu'anime Barthélemy Amengual –, où il découvre le cinéma. Installé à Paris au début des années 1960, il entame des études de médecine et fréquente assidûment la Cinémathèque française. Il commence à écrire pour les Cahiers du cinéma à vingt-six ans, en novembre 19631, engagé par le nouveau rédacteur en chef Jacques Rivette, et s'implique dans l'orientation dite « moderniste » de la revue, voulue par Jacques Rivette2 L'équipe de la revue se renouvelle alors, et l'entrée de Narboni aux Cahiers est suivie de celles de Louis Skorecki, Jacques Bontemps, Serge Daney, Jean-Claude Biette et André Téchiné en 1964. Secrétaire de rédaction à partir de novembre 1964, sous la rédaction en chef de Rivette, puis de Jean-Louis Comolli qui prend la tête de la revue en mai 1965, Narboni devient co-rédacteur en chef des Cahiers en octobre 1968, aux côtés de Comolli. Il participe ainsi à l'engagement communiste, puis maoïste, de la revue. Le duo Comolli/Narboni dirige officiellement les Cahiers quatre ans, jusqu'en octobre 1972, quand le poste de rédacteur en chef est supprimé. Il continue officieusement à animer la revue jusqu'en 1974, quand Serge Daney lui succède. Enseignant au département cinéma du Centre expérimental de Vincennes à partir 1971, il coréalise en 1976 le film L'Olivier, avec le groupe cinéma de Vincennes. En 1977, et alors que la revue retrouve une assise financière, Narboni y fonde et dirige la collection des « hors-série », puis développe une collection Cahiers du cinéma aux Éditions Gallimard entre 1980 et 1983, où il publie notamment Roland Barthes, Jean Louis Schefer, Claude Ollier puis le premier recueil de Serge Daney. Il dirige ensuite le secteur édition des Cahiers jusqu'en 19863. En 2015, il publie La nuit sera noire et blanche, récit de la publication de La Chambre claire, de Barthes, dans la collection Cahiers du cinéma-Gallimard. En 2003, Jean Narboni est contraint de prendre sa retraite de l'université : n'ayant que le statut d'assistant, il lui est impossible de demander une dérogation pour enseigner au-delà de l'âge légal. Il a été un membre actif de l'équipe des intervenants en analyse de films à l'IDHEC, puis à la Fémis. Au cours des années 2000 et 2010, il publie des essais sur Mikio Naruse, Ingmar Bergman, Charles Chaplin ou encore Samuel Fuller.
Connu pour

Portrait psycho-sociologique d'une jeune femme vivant dans un grand ensemble de banlieue.
2 ou 3 choses que je sais d'elle

Un collectionneur excentrique possède les tableaux du peintre Frédéric Tonnerre, étrangement tombé dans l'oubli. Il reste cependant persuadé qu'il lui manque une des toiles du maître déchu. Il s'efforce de prouver son raisonnement en décryptant les toiles du peintre, afin de percer le mystère de ce tableau manquant, et par cette hypothèse du tableau volé, découvrir la raison du scandale que les tableaux provoquèrent en leur temps.
L’hypothèse du tableau volé

Tourné entre 1973 et 1975, L’Olivier a été réalisé par le Groupe cinéma de Vincennes. Ce collectif militant d'enseignants et de cinéastes, formé à l'occasion de ce film, tente par des interviews d'expliquer le problème palestinien. L'Olivier fut l’un des premiers films à tenter de donner corps à ce qui était encore largement ignoré en Occident : l’existence du peuple palestinien et de son combat pour recouvrer ses droits. L’Olivier répond à une inquiétude : le déjà faible soutien de l’opinion publique française à la cause palestinienne diminue à la suite de l’opération de Munich de 1972. Structuré de manière à raconter l’histoire palestinienne et à expliquer l’état de la lutte à l’époque, le film fait appel aux solidarités militantes mondiales et, en particulier, aux engagements politiques européens.
L'Olivier

Marianne, violoncelliste, a pour amant Etienne, un autre musicien de son orchestre. Une liaison qui se doit d'être légère et sans conséquence. Après le décès de sa mère, Marianne découvre le testament de son père qui n'a jamais été respecté, et avec lui l'existence d'une femme passionnément aimée, qui vit toujours non loin de la maison de famille. Partie à la rencontre de cette femme, au bord de la mer, Marianne, qui tente de surmonter son chagrin d'amour, retrouve les lieux et les figures de son enfance. Prix Jean-Vigo
Toutes ces belles promesses

Propos de Jean-Luc Godard sur le cinéma, l'histoire, l'engagement politique, à l'occasion d'entretiens avec des historiens, critiques et réalisateurs.
Morceaux de conversations avec Jean-Luc Godard

Une mysterieuse pianiste attise la curiosite d'un groupe de personnages nocturnes.
Cauchemar
Portrait du réalisateur japonais Mizoguchi à travers les témoignages de Pascal Bonitzer, Jean-Claude Brisseau, Claude Chabrol, Jean Collet, Pierre-Henri Deleau, Jacques Doillon, Jean-Michel Frodon, Shigehiko Hasumi, Jean Narboni, Chareles Tesson.
Bâtons d'encens pour Mizoguchi

Un débat sur Partie de campagne de Jean Renoir, qui rassemble plusieurs critiques de cinéma.
Jean Renoir : Partie de campagne
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À voir absolument: 1963-1973 Dix années aux Cahiers du Cinéma

Un carnet de voyage de sites miniers abandonnés en France vantant leur potentiel récréatif.
La Cabale des oursins

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Guillaume et les sortilèges

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L'Homme aux cheveux bleus
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Around Jean Cocteau

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Jean Narboni on 'Vivre sa vie'

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Adolfo Arrietta, (cadré - décadré)
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Cinématon XXXIII
Le "Cinématon" n°320 de Jean Narboni réalisé par Gérard Courant le 3 avril 1984 à Vincennes (France) (Silencieux).