Directing
Aucune description disponible.
Un cinéaste désabusé par les évènements de Mai 1968 introduit sa compagne, Suzanne, une journaliste américaine, dans une usine de charcuterie. Suzanne vient interviewer le directeur de la firme et faire un reportage sur la «France en crise». Mais à leur arrivée, le couple se retrouve séquestré avec le patron par des ouvriers.
Jean-Luc Godard, c'est le cinéma, sa quintessence. A tout juste 91 ans, il a réalisé plus de 140 films. C'est un personnage public autant qu'un homme enveloppé de mystère. Il n'est pas facile de s'emparer d'un géant aussi légendaire et énigmatique. L'itinéraire de Godard ne suit qu'une seule direction : un renouvellement constant de son art. Il voit l'acte créatif comme un acte nécessaire de critique et de déconstruction. Ce portrait veut nous emmener au-delà des clichés d'un mythe devenu parfois caricatural, à la rencontre d'un homme plus sentimental qu'il n'y paraît, un homme habité, parfois dépassé, par son art.
Juste après avoir tourné « Tout va bien » avec Jane Fonda, Godard et Gorin lui adressent une lettre cinématographique interrogeant une photographie de l'actrice au Vietnam. « Cette photo répond à la même question que celle que pose Tout va bien : quel rôle les intellectuels doivent-ils jouer dans la révolution ? »
" Ici, c'est une famille de Français moyens devant leur télévision. Ailleurs, ce sont des combattants palestiniens filmés avant les massacres de Septembre noir." (JLG, 1976). "On est venu ici pour étudier ça : apprendre, tirer des leçons, si possible enregistrer ces leçons, pour les diffuser ensuite ici même, ou ailleurs dans le monde. Il y a presque un an, deux d'entre nous sont venus enquêter au Front démocratique. Puis un autre est allé au Fath. Nous avons lu les textes et les programmes. En tant que maoïstes français, nous avons décidé de faire le film avec le Fath dont le titre est Jusqu'à la victoire. Nous laissons les Palestiniens, au cours du film, dire eux-mêmes le mot: "Révolution". Mais le avrai titre du film, c'est Méthodes de pensée et de travail du mouvement de libération palestinien." (JLG, Manifeste, juillet 1970)
Une interprétation libre du procès des Huit de Chicago où le juge Hoffman, devenu le juge Himmler, gribouille ses notes sur des Playboy, où les accusés campent des figures de la Révolution française et où Godard et Gorin, incarnant Lénine et Karl Rosa, discutent de politique et de cinéma.
Partant de l’idée initiale de réaliser un western-spaghetti gauchiste en Italie, Jean-Luc Godard écrit un scénario sur le kidnapping d’un cadre par des grévistes tout en brisant régulièrement le quatrième mur par une série de passages analytiques.
En mai 1968, des cinéastes amateurs et professionnels réalisent des films militants, muets, en noir et blanc. Tournés-montés, ces ciné-tracts sont diffusés dans la journée aux activistes.
Ce film analyse l'évolution d'une jeune militante marxiste et les contradictions entre l'idéologie marxiste et l'idéologie bourgeoise qui subsiste dans sa vie quotidienne. Une voix-off, véritable voix de la conscience politique, scrute impitoyablement l'itinéraire de la jeune femme.