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Félix Colozzi

Félix Colozzi

Acting

Biographie

Félix Louis Giro Colozzi (فيليكس كولوزي), né le 12 mars 1930 à Alger et décédé le 14 février 2025, à l'âge de 95 ans à Longjumeau (France), est un combattant syndicaliste et combattant fidaï pour l'indépendance de l'Algérie. Félix Louis Giro Colozzi est né le 12 mars 1930 à Alger. Issu d'une famille européenne vivant en Algérie, il grandit dans un contexte marqué par les inégalités et la domination coloniale. Très tôt, il s'engage dans le combat pour l'indépendance aux côtés d'autres militants d'origine européenne, tels qu'Henri Maillot, Fernand Iveton et Maurice Laban. Dès son jeune âge, Félix Colozzi milite au sein de la Confédération Générale du Travail (CGT) et rejoint le Parti communiste algérien (PCA). Face à l'intensification du conflit, le PCA met en place les Comités de défense des libertés (CDL), des réseaux clandestins de lutte armée. En 1956, son engagement prend une tournure plus radicale lorsqu'il intègre les rangs de l'Armée de libération nationale (ALN) à titre individuel, suite à un accord entre Abane Ramdane et les dirigeants du PCA. Membre actif du commando de choc du Grand Alger, dirigé par Abdelkader Guerroudj, Félix Colozzi participe à plusieurs opérations de sabotage contre l'administration coloniale. Parmi ses actions les plus marquantes figure l'incendie du dépôt des Bouchonneries internationales en 1956, l'un des premiers attentats spectaculaires menés par la résistance urbaine à Alger. Cet acte visait les intérêts économiques de l'administration coloniale et s'inscrivait dans une stratégie de harcèlement du pouvoir français. Arrêté peu après, Félix Colozzi est condamné aux travaux forcés à perpétuité et incarcéré dans plusieurs prisons, notamment Serkadji et Lambèze. Il partage le sort de nombreux militants emprisonnés et torturés par le régime colonial. Libéré en 1962, au lendemain de l'indépendance, Félix Colozzi choisit de demeurer en Algérie et obtient la nationalité algérienne. Il poursuit des études d'ingénierie en Bulgarie avant de revenir servir son pays d'adoption en tant que cadre dans différentes institutions publiques jusqu'à sa retraite en 1992. Tout au long de sa vie, il demeure un témoin et un passeur de mémoire. Il publie un livre intitulé Mémoires de prison : 1956-1962 et participe à divers documentaires sur la lutte pour l'indépendance, dont Ils ont rejoint le front, réalisé par Jean Asselmeyer en 2012. Félix Colozzi s'éteint le 14 février 2025, à l'âge de 95 ans à Longjumeau (France). Avant de mourir, il avait exprimé le souhait d'être inhumé en Algérie, pays pour lequel il avait combattu. Son enterrement a eu lieu au carré des Martyrs du cimetière d’El Alia à Alger, en présence de nombreuses personnalités et anciens résistants. Le président algérien Abdelmadjid Tebboune lui rend hommage en saluant son engagement et son sacrifice pour l'Algérie, qu'il a servie jusqu'à son dernier souffle.

Connu pour

Ils Ont Rejoint Le Front
10.0

Dans ce film quatre grands témoins, qui vivent aujourd’hui en Algérie, en tant qu’ Agériens à part entière, nous montrent ce qu’a été réellement cette colonisation si "bénéfique" qu’ils eux ont perçu comme l’oppression d’un peuple par un autre. Trois d’entre eux, que l’on appellerait aujourd’hui "pieds noirs", autrement dit ces Européens à qui la France, puissance occupante, a donné les meilleures terres, prises aux populations autochtones, du travail, et des droits exclusifs, non partagés par l’ensemble de la population, vivaient plutôt bien par rapport à la majorité des "indigènes". Le quatrième, lui se trouvait bien loin de tout cela et vivait en Argentine. Annie Steiner, Felix Colozzi, Pierre Chaulet et Roberto Muniz nous expliquent ce qui les a amené à se solidariser avec le combat des faibles, des humiliés et à risquer leur liberté et leur vie en s’engageant pour libérer l’Algérie.

Ils Ont Rejoint Le Front

2012
Rester en Algérie
10.0

Algérie, été 1962, huit cent mille Français quittent leur terre natale dans un exode tragique. Mais ils sont 200 000 à décider de tenter l’aventure de l’Algérie indépendante. 
Au cours des décennies suivantes, les évolutions politiques pousseront beaucoup de ces pieds-noirs à l’exil vers la France. Mais certains ne sont jamais partis. 
Germaine, Adrien, Cécile, Guy, Jean-Paul, Marie-France, Denis et Félix , algériens d’origine européenne sont de ceux-là. Certains ont la nationalité algérienne, d’autres non. Certains parlent arabe, d’autres pas. Ils sont les derniers témoins de l’histoire méconnue de ces européens qui sont restés par fidélité à un idéal, par goût de l’aventure et par un amour inconditionnel pour une terre où ils sont nés, malgré toutes les péripéties que l'Algérie libre en pleine construction a du traverser.

Rester en Algérie

2012