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Mogniss H. Abdallah

Mogniss H. Abdallah

Directing

Biographie

Mogniss H. ABDALLAH, journaliste et réalisateur, est né en 1957 à Copenhague, de mère danoise et de père égyptien. Il vit en France depuis 1966. A la fin des années soixante-dix, il participe à différentes rédactions, dont celle du journal Sans Frontière, ainsi qu’au mouvement des radios libres, puis au réseau des télévisions associatives, dont Zalea TV (début des années 2 000). Il écrit aussi des papiers pour la presse généraliste comme Libération. En 1983, il co-fonde IM’média, une agence de presse multi-média, spécialisée dans les luttes de l’immigration et des quartiers populaires, et réalise de nombreux reportages ou documentaires, en nom personnel ou collectif, parmi lesquels Minguettes 1983, paix sociale ou pacification? (1983); Abdel pour Mémoire (1988); Douce France – la Saga du mouvement beur (1993); On Marche etc. (1994)… Dans le cadre d’un partenariat européen entre IM’média, Migrant Media, le George Padmore Institute ou New Beacon Books (Londres), il co-réalise et co-produit plusieurs documentaires, dont Britain’s Black Legacy (1991), Sweet France (1992), et Le Syndrome de Hoyerswerda (1994), ainsi que des reportages liés à la mémoire des mouvements sociaux, politiques ou culturels, ou encore des portraits des protagonistes de ces luttes. L’agence IM’média entretient à cet effet un important fonds d’images d’archives, mis à la disposition de différents projets de production portés par des TV ou des associations. Par ailleurs, Mogniss H. Abdallah écrit régulièrement des articles pour la mémoire des luttes et pour une évaluation critique des médias mainstream ou indépendants, et a publié plusieurs ouvrages, dont Jeunes immigrés Hors les murs (1982), J’y suis, j’y reste ! (2000) et Rengainez, on arrive ! (2012).

Connu pour

Saïd Bouziri par lui-même

Portrait de Saïd Bouziri. Entretien mené chez lui à Paris le 20 novembre 1999 par l’écrivain Bernard Lehembre, ancien membre du Comité de défense de la vie et des droits des travailleurs immigrés. Ce montage a été diffusé lors de l’hommage à Saïd Bouziri le 28 juin 2009 salle Saint-Bruno (Paris 18ème), quelques jours après son décès. Le 23 juin 2009, Saïd Bouziri décède dans le métro parisien à l’âge de 62 ans, laissant en héritage un parcours d’engagements marquant l’histoire des luttes pour la dignité et pour l’égalité des droits durant 40 ans. Beaucoup gardent en mémoire les images de l’évacuation par la police, le 23 août 1996, des sans-papiers et de leurs soutiens qui occupaient l’église St-Bernard à Paris. Parmi eux, évacué manu-militari, Saïd Bouziri criant « Vous n’avez pas le droit, ce n’est pas possible, ça ! ».

Saïd Bouziri par lui-même

2009Film
Marseille 1973, l'été meurtrier

Cinquante ans après, on reparle (un peu) de la flambée raciste à Marseille et dans le Midi de la France lors de l’été 1973, qui a entraîné une douzaine de morts et des dizaines de blessés. Cela a commencé par la « ratonnade » de Grasse le 12 juin 1973 : suite à une assemblée générale de 200 à 300 ouvriers tunisiens sans-papiers devant la mairie pour réclamer des papiers et la « carte de travail », le droit à la santé et à un logement décent, ainsi que des augmentations de salaire ou encore la liberté d’expression et d’association, les gardes-mobiles investissent la place. Avec l’appui de petits commerçants et artisans, commence alors une chasse à l’homme dans les rues et jusque dans les maisons, qui va durer jusqu’au milieu de la nuit.

Marseille 1973, l'été meurtrier

2023Film
Nanterre, L' Après-transit

Un an après leur relogement, Nordine Iznasni et d’autres jeunes de la cité de transit Gutenberg de Nanterre, désormais rasée, reviennent sur les lieux de leur enfance dont il ne reste guère que la trace de fondations dérisoires perdues dans un terrain en friche. Ils blaguent sur l’accueil dans leur nouvel environnement avec un brin de nostalgie pour leur « paradis perdu », et pour les solidarités de voisinage aujourd’hui disparues. Dispersés entre Antony, Asnières, Gennevilliers, Suresnes ou ailleurs, les jeunes se retrouvent à la gare du RER Nanterre-Ville, sur l’emplacement de la cité, ou encore dans les locaux de Transit-services, la SCOP de déménagement qu’ils ont monté, sise au 7 rue de Saint-Cloud, tout près de la Boule.

Nanterre, L' Après-transit

1986Film
DOUCE FRANCE, La saga du mouvement "beur"

Les quartiers populaires, cités et banlieues, ont une histoire. Ce film réalisé à partir des images d’archives de l’agence IM’média, raconte la saga politique et culturelle du mouvement Beur des années 80. Des rodéos des Minguettes à la Marche pour l’Egalité de 1983. De la lutte contre la double peine aux révoltes de Vaulx-en-Velin et de Mantes-la-Jolie. Des affrontements dans l’usine Talbot-Poissy en grève aux retrouvailles communautaires autour de l’Islam et d’initiatives interculturelles des cités. Des mouvements lycéens et étudiants à la mobilisation contre les lois Pasqua et la réforme du code de la nationalité. Qu’en reste-il dans la mémoire collective? Face au « revival » de l’antiracisme institutionnel et des valeurs républicaines, comment ce mouvement hétérogène se redéfinit-il?

DOUCE FRANCE, La saga du mouvement "beur"

2003Film
VOUS AVEZ DIT "IDIOTS UTILES?!"

Entretiens croisés entre Leïla Habchi, Benoît Prin et Saïd Bouamama, à Lille sur la place ambivalente des créateurs d’images dans les mouvements sociaux et l’action politique. Les cinéastes, les réalisateurs et les ouvriers de l’image en général, soucieux d’ouvrir les yeux sur le réel, voire de participer « caméra au poing » aux mouvements sociaux, sont-ils des « idiots utiles » potentiels qu’on peut instrumentaliser sans vergogne pour faire passer un discours préconçu ? A partir de leur expérience au sein de l’association Texture (Lille), à la fin des années 80, Leïla et Benoît racontent pourquoi et comment ils ont été amenés à travailler de manière autonome : ils ont co-fondé le collectif Vidéorème (1991 – 2006) dans la perspective de rechercher et de produire un nouveau discours et de nouvelles formes qui ne soient pas cantonnées à la « propagande » ou à la « contre-propagande ».

VOUS AVEZ DIT "IDIOTS UTILES?!"

2003Film