Valentin Sismann
Directing
Connu pour

Ici, tout est une histoire de jeux. Le dispositif de reproduction du médium, le « video player » est utilisé comme un instrument. Ce jeu instrumental - en jeu d'imitation avec l'image enregistrée - questionne les images produites par le « guntube » et leurs nature médiatiques. À la manière de « players » dans un jeu vidéo, ces hommes jouent avec leurs collections de machines à tuer ; majoritairement, des armes de guerre. Déguisé en un spectacle ouvertement accessible, ce jeu n'est pas que mis en scène, il est mis en réseau.
Playersong

Dans la nuit, un groupe de photographes deviennent le paysage qu'ils observent.
Paysage Nocturne

Un pied de nez à l'hégémonie technologique dans les arts, particulièrement dans le monde de la musique contemporaine. Dans la représentation la plus triviale de l'outil informatique, jusqu'à 16 384 « souristes » (interprètes de souris en plastiques) jouent aux virtuoses à la manière du jeu d'enfant Simon.
Simonsong

Les barres d'espaces du monde entier sont condamnées ensemble à une même musique. Celle-ci a commencé au XXe siècle et est toujours en train d'être jouée depuis. Chaque interprète doit y exécuter le même geste de manière indéfinie, le geste frénétique de l'accès aux médias et de leur consommation de masse.
Playpausesong

Autoportrait ne fait qu’entretenir l’obsession qu’a l’humain à chercher son double à travers la question de la représentation. Celui-ci est corps mouvant, charnel et par conséquent ; est opposé à la surface plane sur laquelle on le projette.
Autoportrait

L'humanité vieillissante, obèse et à bout de souffle est-elle encore capable d'autre chose que ces tentatives de dialogue inharmonique des corps où ce qui fait lien est aussi ce qui tue ? L'image arrêtée dresse un constat saisissant des derniers hoquets de l'humain en cage. Mais la vie et l'œuvre sont partout dans le son, dans les babillages et les clapotis musicaux de la vague, dans cette croyance irréductible qu'une œuvre peut sauver le monde de l'oubli.
In Repetito Religare

Une représentation de l'œil machine s'introduit dans l'espace domestique, l'espace privé. Obsédé à analyser les objets autour de lui et les transformer en data, il devient lui-même un objet audiovisuel avec lequel la vidéo joue.
Screensong

"Plasformes" est avant tout une composition visuelle, la pertinence de l'absence de la caméra, poursuivant à son époque, la tradition plastique du voir. Elle est l'exhibition du support numérique lui-même, une chorégraphie d'images fantômes imitant machinalement le caractère artificiel d'un processus.
Plasformes

Ici, il s’agit de se pencher sur la question du geste dans une œuvre sur support, une œuvre à la notion de musique « élargie » . Où se situe-t-il ? Est-ce celui de l’interprète enregistré ou celui de la manipulation du support ? Est-il issu d’une écriture avant, pendant ou après l’enregistrement ? D’ailleurs, sont-ce vraiment ces différentes temporalités qui définissent le geste ? Puisque inévitablement, le seul temps qui existe est celui de l’œuvre au moment de sa lecture.
Picklesong

Une chorale imaginaire, fenêtrée de rasoirs électriques. Une chorale qui répète son chant en égratignant un fond : la peau humaine, alimentant le processus qui l’aplatit puis la met en boîte.