
Bernard Langlois
Acting
Biographie
Bernard Langlois, né le 17 août 1945, est un journaliste altermondialiste français. Il est notamment le fondateur de l'hebdomadaire Politis. Spécialiste des rapports Nord/Sud, Bernard Langlois est membre fondateur de l'association ATTAC. Bernard Langlois fait ses premières armes au Dauphiné libéré en juillet 1963, quelques mois avant d'entrer dans une école de journalisme. Il est d'abord, tour à tour : reporter à La Vie catholique illustrée (de 1966 à 1968), reporter/présentateur radio à Europe 1 (de 1968 à 1970), présentateur du JT Télé-nuit à l'ORTF (1re chaîne) (de 1971 à 1972), rédacteur en chef de Tribune socialiste (hebdo du PSU) (de 1972 à 1974), journaliste indépendant (de 1975 à 1977) puis éditorialiste au Matin de Paris (de 1977 à 1981). C'est en 1981 qu'il devient présentateur du JT de Antenne-2-midi (A2), jusqu'au 14 septembre 1982. Il est remercié pour avoir mis en balance deux décès appris le même jour, ceux de Bachir Gemayel et de Grace de Monaco, au cours de l'éditorial qui, à l'époque, ouvrait le journal de la mi-journée d'Antenne 2. C'est pour avoir minimisé1 la mort de Grace de Monaco (« Cela ne changera rien au destin de l'humanité. Juste un deuil ordinaire, la peine ordinaire d'une famille célèbre qui nous était familière par la grâce des gazettes ») après avoir annoncé l'assassinat, survenu le même jour, du président Bachir Gemayel, en pleine guerre du Liban, que Bernard Langlois fut limogé. Il se moquait alors non pas tant de la mort de la princesse de Monaco, qu'il tenait pour une femme de qualité, que de l'importance, selon lui disproportionnée, que la presse accorda alors à celle-ci, notamment la presse dite aujourd'hui people, à l'époque « presse du cœur » (« poids des mots, choc des photos », dit-il au cours de sa présentation). Pierre Desproges, dans un réquisitoire au Tribunal des flagrants délires contre Alain Ayache, représentant selon lui d'une certaine presse que Langlois critiquait, affirme son soutien au journaliste. Il est ensuite producteur et animateur de l'émission Résistances (A2) (de 1983 à 1986). Il a été membre du Comité de parrainage du Centre de documentation et de recherche sur la paix et les conflits rebaptisé Observatoire des armements. Il participe, en 1988, à la création de l'hebdomadaire Politis (gauche anti-libérale) en association avec Michel Naudy et Rémy Galland. Il prend les pleins pouvoirs en 1989 et reste directeur jusqu'en 1999. Il y tient un « Bloc-notes » jusqu'à la fin janvier 20105. En février 2010, il ouvre son blog sur le site Internet de Politis. Bernard Langlois vit aujourd'hui dans la Creuse.
Connu pour

Le 8 mai 1945, jour de la victoire sur le nazisme, est aussi un jour de deuil. A Alger, à la faveur des manifestations pour la victoire, apparaît pour la première fois le drapeau algérien revendiquant ainsi l’indépendance. Mais à Sétif, le porte-drapeau est abattu en tête du cortège et une émeute éclate. Le massacre colonial qui s’ensuit s’étendra à tout le Constantinois. La commission d’enquête n’a jamais rendu ses conclusions et une loi d’amnistie a effacé les traces de cette sauvage répression. Cinquante ans plus tard, le dossier est ouvert.
Les Massacres de Sétif, un certain 8 mai 1945

Le 5 septembre 1960, démarre le procès d'une vingtaine de militants Français du "Réseau Jeanson", soutiens dans la métropole de l'action des militants indépendantistes du FLN algérien. Mais au bout de quelques jours, la situation se trouve renversée et le procès se transforme en arène politique, c'est le gouvernement, l'armée, leur politique, c'est la guerre d'Algérie tout entière dont le procès commence. Accusés, témoins, avocats, débordant un tribunal stupéfait, transforment le prétoire en tribune de l'opposition. Le procès coïncide avec la publication du " Manifeste des 121 " sur le droit à l'insoumission, signé entres autres par Jean Paul Sartre, Arthur Adamov, Simone de Beauvoir, André Breton, Marguerite Duras, Pierre Boulez, René Dumont, François Chatelet…
Le Manifeste des 121

Ce film présente le point de vue d'un Arabe d'Algérie qui s'insurge contre la colonisation. Il analyse le processus de la prise de conscience, le passage à la révolte, à l'insurrection armée. L'Algérie et les colons sont vus au travers de ce regard et non à la façon dont un Français voyait le pays. Il donne la parole aux Arabes à une époque où cette parole n'était pas entendue: quelquefois elle n'était pas même produite, au moins publiquement. Les témoignages reposent sur des propos réels, la plupart d'entre eux ont été tenus à l'auteur lors de son séjour en Algérie de 1948 à 1956, puis en 1958 et 1959. Les commentaires sont empruntés aux textes des théoriciens arabes de la révolution algérienne. Ce film évacue ainsi complétement le point de vue de ceux qui ne sont pas insurgés; il ne donne pas l'avis des colons. Il est l'expression directe de ce que fut la révolte d'un colonisé: il constitue ainsi le type-même du document historique.
Algérie 1954, La Révolte D'un Colonisé

Le 4 mai 1989, Jean-Marie Tjibaou, alors leader du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), est assassiné par l’un des siens. Il avait signé, un an plus tôt, les accords de Matignon acceptant le dialogue avec l’État français, malgré le massacre d’Ouvéa. À travers l’engagement de ce pacifiste pragmatique, ce documentaire retrace l’histoire de la marche du peuple kanak en quête de son indépendance.
Jean-Marie Tjibaou ou le rêve d'indépendance

Le documentaire de Mehdi Lallaoui commence là où tout s’est achevé, en Nouvelle-Calédonie, sur des images des ruines du bagne où furent déportés nombre d’insurgés de la Commune, dont Louise Michel. Le réalisateur traque ainsi toutes les traces encore visibles du mouvement insurrectionnel, dans le Pacifique Sud mais surtout à Paris, en suivant Alain Dalotel, auteur de nombreux ouvrages sur la Commune (et décédé le 29 mai 2020 à Bagnolet). Il traque aussi toutes les archives, permettant de comprendre, avec les moyens de communication et d’information de l’époque (et sur une voix off de Bernard Langlois), ce que les contemporains ont vécu entre mars et mai 1871 : leurs espoirs, leurs rêves, leurs craintes, leurs colères.