
Ali Mouzaoui
Directing
Biographie
Ali Mouzaoui est né le 11 décembre 1952 à Assi Youcef en Algérie. Il passe le concours d'Assistant Réalisateur au Centre de Formation de la R.T.A en 1971. Après son diplôme d'assistant réalisateur obtenu à l'institut de formation de la télévision à Alger en 1973, Ali Mouzaoui part en Union Soviétique (U.R.S.S) où il poursuit des études supérieures de cinéma. De 1973 à 1980, il suit une formation à l'Institut Supérieur du Cinéma où il obtiendra en 1980, le diplôme de metteur en scène de Cinéma, section Film d'Art . En 1980, diplôme en poche, il rentre en Algérie. Il rejoint la Radiodiffusion Télévision Algérienne (R.T.A) où il travaillera comme réalisateur de 1980 jusqu'à 1987. Durant cette période, il réalisa entre autres des documentaires tels que: "Cicatrices", "Architecture Traditionnelle", ainsi que son premier film long-métrage "Début De Saison" sur les bandits d'honneur de Kabylie. Par la suite Ali Mouzaoui intégra l'Entreprise Nationale de Production Audiovisuelle (E.N.P.A) dès sa création en 1987 où il travailla jusqu'à sa dissolution en 1992. Il va réaliser "Da L'Mulud" en 1987, documentaire consacré à la vie et à l'œuvre de Mouloud Mammeri, représentant le dernier maillon d'une lignée "d'Amusnaw" (intellectuel) en Kabylie. Egalement une série documentaire s'intitulant "Ombres et Mémoire" ainsi que deux films fiction : "Les Piments Rouges" et "Portrait de Paysagiste", sélectionné par plusieurs festivals. A partir de l'année 1992, Ali Mouzaoui crée "CITEL IMAGES", et devient indépendant. Il est conseiller artistique à la réalisation sur le film "La Colline Oubliée", premier long-métrage fiction en kabyle de Abderrahmane Bouguermouh (1997). En 2002, il réalise "Je suis Chrétien", documentaire de 45 minutes, consacré aux chrétiens de Kabylie. Il réalisera le documentaire "Ahellil du Gourara", genre poétique et musical emblématique des Zénètes du Gourara. Par la suite, il enchaine deux documentaires "Le Bijou Des Ath-Yanni" et "Sur Les Ailes Du Vent", documentaire sur l'univers ksourien des Hauts Plateaux. En 2005, il signe son premier roman "Thirga Au Bout Du Monde" (Éditions L'Harmattan). En 2007, il réalise le long-métrage "Mimezrane", La fille aux tresses", produit dans le cadre "2007, Alger, Capitale de la culture Arabe". Le film obtiendra de nombreux prix et sélections en festivals En 2008, il fonde l'espace d'écriture SCRIBE à Tizi-Ouzou pour initier les jeunes à l'écriture scénaristique. En 2009, Il réalisera ensuite le documentaire-fiction "Mouloud Feraoun", consacré à la vie et à l'œuvre de l'écrivain martyr Mouloud Feraoun, assassiné par l'OAS le 15 mars 1962 à Alger. En 2010, Il réalisera "Amours en Rade" (Tayri n Temzi), un feuilleton de 22 épisodes. En 2013, il tourne "Mon Ami, Mon Double", un documentaire de 52 minutes consacré à la vie et à l'œuvre du cinéaste algérien et romancier Abderrahmane Bouguermouh décédé en 2013. Puis le long-métrage "Le Menteur" en 2013, ensuite "A3win", un feuilleton en 22 épisodes, en 2015 pour ( TV4). En 2016, "L'Âme Montagnarde", documentaire en hommage aux combattant(es) de la guerre de libération nationale. En 2017, il réalise le long-métrage "Les Ramiers Blancs". En 2020 il publie le roman "Comme Un Nuage Sur La Route", sur le poète kabyle Si Mohand Ou Mhand, qu'il portera ensuite à l'écran.
Connu pour

Docu-fiction sur Mouloud Feraoun, un auteur qui porte les grandes valeurs de l’Homme Universel. C’est au nom de l’homme que Feraoun se dresse contre les injustices. C’est au nom de l’homme qu’il est tourmenté par la guerre. Feraoun est un créateur solitaire qui souffre jusqu’à souhaiter une folie libératrice. C'est à travers son travail que le portrait dun auteur humble et discret, un écrivain talentueux et des convictions se dessine. La plupart du temps, je le laisse parler de lui avec des mots simples et justes. Je compile ses moments d'espoir, d'inquiétude, ses rêves et ses peurs. Durant toutes mes recherches, s'est imposé à moi un Mouloud Feraoun généreux et bon qui n'a pas cessé de mettre à nu un système colonial inhumain et honteux. Sa voix nette et sans détour répercute le cri d'un peuple dont il ne s'est jamais séparé.
Mouloud Feraoun

Figure emblématique de la défense de la culture berbère, Mouloud Mammeri (1917-1989) a connu de nombreuses confrontations avec les autorités en Algérie, dont on relèvera la suspension dès 1973 de l’enseignement du berbère à l’université et l’interdiction de la conférence qu’il devait prononcer le 10 mars 1980 à l’université de Tizi Ouzou sur la poésie kabyle ancienne... qui sera le détonateur du puissant mouvement de revendication culturel d’avril 1980 durement réprimé, également appelé Printemps berbère. Mouloud Mammeri compte parmi les "historiques" de la littérature algérienne d’expression française du milieu du siècle dernier qui, par la plume, ont rendu l’âme à un pays en lui rendant la parole.
Da L'Mulud

Une légende avec tout au début la formule magique : "Il était une fois". Il était une fois, une petite fille surnommée Mimezrane pour sa beauté et surtout pour ses belles tresses. Elle était belle mais avait des yeux étrangement tristes. Très tôt, elle devint orpheline. Elle avait pour petit ami et confident Hennouche, un malicieux petit garçon aux grands yeux noirs. Ils vécurent ensemble une enfance insouciante. Le temps passa. Ils grandirent. Hennouche devint chevrier à la voix mélodieuse ; Mimezrane, quant à elle, lavandière et à l'occasion, porteuse d'eau. L'un et l'autre acceptaient, sans jamais se plaindre, leur destinée. Pourtant, même dans sa misère, Mimezrane était la plus belle d'entre toutes.