Acting
Pour son retour au Festival de Pâques de Salzbourg, l’Orchestre philharmonique de Berlin s’empare du “Ring”, sous la baguette de son chef Kirill Petrenko. Coup d’envoi avec L’or du Rhin, premier opus de la mythique tétralogie de Richard Wagner, mis en scène par l’avant-gardiste Kirill Serebrennikov. Le cinéaste russe transpose les thèmes centraux du livret – le pouvoir, la perte, le désir et l’espoir – dans un monde postapocalyptique forcé de se réinventer. À la croisée des cultures et des époques, une œuvre d’art total à ne pas manquer.
Don Carlos est le deuxième grand opéra à la française de Verdi après “Les Vêpres siciliennes”. Inspiré par la tragédie de Schiller, le compositeur aborde les thèmes de la jalousie, la mort, la religion, la trahison et la rédemption. Véritable œuvre politique, cette immense fresque en cinq actes représente la métaphore mettant en opposition l’idéalisme de Rodrigue et l’autoritarisme du roi Philippe II et de l’église. Mal aimé dès sa création à l’Opéra de Paris le 11 mars 1867, il connaît aujourd’hui une réhabilitation. Présenté pour la première fois à l’Opéra Royal de Wallonie-Liège, il retrouve ici toute sa splendeur avec le rétablissement de l’ensemble des coupures effectuées (hormis la suppression du ballet), y compris lors des répétitions à la création parisienne. Dirigé par Paolo Arrivabeni et mis en scène par Stefano Mazzonis di Pralafera, les rôles de Don Carlos et Elisabeth de Valois promis l’un à l’autre sont interprétés par Gregory Kunde et Yolanda Auyanet.