Camera
Colobane, une petite cité endormie dans la chaleur poussiéreuse du Sahel, fantôme d’une ville au charme foudroyé par la misère. On annonce le retour, après trente années d’absence, de Linguère Ramatou, devenue multi-millionnaire, « plus riche que la Banque mondiale ». Linguère arrive en train, majestueuse, vêtue de noir et or. La foule se précipite avec au premier rang Draman, qui fut jadis son amant. Linguère confirme qu’elle va faire pleuvoir ses largesses sur la ville et lui redonner vie à une seule condition : que Draman soit condamné à mort, car il l’a autrefois trahie…
Les Icariens (habitants de la petite île grecque du Nord-est de la mer Egée, voisine de la Turquie), lorsqu'ils nous parlent de la vie quotidienne sur leur île, ne mentent pas, ne falsifient pas: ils ne font jamais référence à un monde "vrai" qui serait caché derrrière le monde "apparent", et dont nous aurions à dégager les multiples significations. Le sens de notre film, c'est uniquement de ce monde "apparent" que nous avons dû l'extraire, et non pas donc d'un au-delà imaginaire auquel il ferait référence.
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Gito, étudiant burundais mais aussi avocat talentueux, vivant à Paris, décide de rentrer au pays. Ses diplômes sous le bras et rempli d’illusions sur l’emploi qu’il pourra y trouver, il quitte Christine, sa compagne française et blanche, en lui promettant de la faire venir dès qu’il sera ministre. Il débarque en vainqueur chez lui, mais la fonction publique est saturée et il ne trouve pas d’emploi. Entre-temps, il retrouve son amour d’enfance, la belle Africaine Flora. Ne recevant plus de nouvelles, Christine arrive sans prévenir. Le pot aux roses découvert, les deux femmes vont se liguer pour lui donner une leçon.
Un marathon musical de 30 jours auquel convie la célèbre formation suisse "Koch-Schütz-Studer", de la musique de chambre dans sa forme la plus radicale. Pendant tout un mois, chaque soir 2 sets, toujours au même endroit, toujours à la même heure – Hardcore Chambermusic ! Une aventure musicale conçue comme un morceau de film de chambre.
John Billeter, un orientaliste de renommée internationale, est envoyé au Sri Lanka par l’UNESCO. Il est chargé de déchiffrer le « livre de cristal » découvert près de la zone contrôlée par les Tamouls et qui contiendrait les paroles du Bouddha. Mais il est rattrapé par son passé, assombri par le suicide de sa femme. C’est au Sri Lanka qu’ils s’étaient aimés et qu’a eu lieu la tragédie. Saura-t-il y faire face ? Et où le mènera sa rencontre avec le petit Rajan, et son histoire avec la coopérante Juliette ?
Un film sur et avec Santiago Calatrava, architecte bien connu, dont les constructions, réparties dans le monde entier, sont aussi populaires que controversées. Ce qui le distingue d'autres stars de l'architecture, c'est son double don : il est à la foi architecte et ingénieur civil. Le film suit Calatrava sur ses chantiers, dans son quotidien fébrile, lors de ses moments de calme, en route, lorsqu'il dessine. Le voyage mène à ses réalisations: gares, ponts, salles de concerts, aéroports, tours. Une rencontre avec des formes extraordinaires: des constructions conçues comme des sculptures, des équilibres dynamiques, des mouvements figés.
En 1996, des kalachnikovs furent brûlées en public à Tombouctou. La «flamme de la paix» était à l’époque le symbole de la fin de la rébellion des Touaregs, qui avaient été réprimée lors de massacres sanglants. Cette année-là, les rebelles déposèrent les armes. Cette année-là, le gouvernement ayant fait des promesses, les familles qui avaient fui à l’étranger quittèrent la Mauritanie, l’Algérie et le Burkina Faso pour rentrer chez elles. Dans le combat pour les droits et pour la survie mené par ce peuple, qui a avait trouvé durant des siècles sa liberté dans l’une des régions les plus inhospitalières du monde, le Sahara, la culture et les armes sont depuis lors en concurrence directe.
Qu’est ce qui devient histoire, qu’est-ce qui nourrit la mémoire, qu’est-ce qui dessine une époque? Des images retrouvées dans les poubelles de l’histoire. Sortis de leurs contextes, les fragments, témoignages et documents inédits s’entremêlent, s’imbriquent et s’entrechoquent. Ils prennent une signification nouvelle, une dimension de proximité authentique. La pérégrination effleure l’avènement de la bombe atomique, les procès militaires de fin de guerre, le détecteur de mensonges, la découverte du camp de Majdanek; la parole est donnée à Einstein, à l’embaumeur de Lénine, à l’agent du KGB, à l’espion américain qui refait sa vie en Russie, au sniper de la guerre de Yougoslavie.
Max Frisch était le dernier grand intellectuel suisse dont la «voix» a été largement entendue et appréciée au-delà des frontières de son pays: un personnage comme on n'en trouve presque plus aujourd'hui. Sur fond de XXe siècle finissant, le film suit l'histoire de Frisch en tant que témoin de son temps et demande si nous avons encore besoin de telles «voix» – ou si nous ne pourrions pas nous en passer aujourd'hui.