Acting
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Biographie de la légende du cinéma Billy Wilder qui s’est hissé au sommet d'Hollywood sans se compromettre. Au fil d’extraits de ses films transgressifs et d’entretiens à l’irrésistible espièglerie, une traversée de l’œuvre de ce génial provocateur.
Portrait d'un « Monsieur tout-le-monde » faussement lisse, dont Billy Wilder sut révéler avec fracas la démesure de grand acteur dans les sept films qu'ils tournèrent ensemble, et d'autres de sa carrière, à l'instar de « Some Like it Hot » (1959), « The Apartment » (1960), « Avanti ! » (1972), The Front Page » (1974) et « The China Syndrome » (1979).
Au début de la Seconde Guerre mondiale, le président américain Franklin Roosevelt crée l'OSS, ancêtre de la CIA. L'examen des archives de ce bureau spécial montre que des stars hollywoodiennes ont utilisé leur notoriété pour fournir des renseignements aux Etats-Unis en guerre. Parmi celles-ci figurent Cary Grant, Marlene Dietrich, Greta Garbo, Leslie Howard, Josephine Baker ainsi que John Ford.
Gary Cooper, ce nom résonne comme l’un des derniers mythes de l’âge d’or hollywoodien, le héros américain par excellence, sans faille, sans ombre, dernier spécimen avant la révolution des anti-héros des années 70 et du Nouvel Hollywood. Gary Cooper, c’est cet homme de l’Ouest, ce « westerner », au jeu placide, au non jeu, à l’inverse des méthodes de l’Actor Studio. C’est cette facette de l’Amérique, encore idéaliste, sur fond de westerns ou de comédies sociales qui ont fait de Gary Cooper l’incarnation de l’Américain parfait. Séducteur, mais maladroit, il y a quelque chose en lui d’irrésistible qui fascinait aussi bien les femmes que les hommes. Ce dernier visage du héros américain comme Hollywood a si bien su en jouer pendant des décennies est aussi l’un des derniers grands mythes du cinéma. Exit les nouveaux anti héros qui hurlent et se torturent, Coop reste là, droit, symbole d’une Amérique qui n’existe plus, ou qui n’a jamais existé.