
Raymond Latarjet
Acting
Biographie
Raymond Latarjet, né à Lyon le 17 octobre 1911 et mort à Neuilly-sur-Seine le 3 juin 1998, est un biologiste et un radiobiologiste français. Il est le fils d'André Latarjet, professeur de médecine à Lyon. Raymond Latarjet, d’abord physicien, puis médecin, a été pendant vingt ans le chef de file incontesté et prestigieux de la radiobiologie française et lui a donné un grand éclat international. Il consacre ses thèses de doctorat ès sciences, et de médecine, aux ultraviolets et à leur atténuation par l’ozone atmosphérique. Par le calcul, il établit les relations entre l’épaisseur de la couche d’ozone et l’activité génotoxique (mutagène et cancérigène) des ultraviolets solaires. Ce travail fut repris dans les années 1970. En 1945, Raymond Latarjet est parmi les tous premiers jeunes scientifiques français à obtenir une bourse pour un séjour d’un an aux États-Unis. Séjour fécond puisqu’il y fait deux découvertes de premier plan et noue des liens avec les plus grandes équipes. Il va étudier les mutations virales provoquées par les ultraviolets et, avec Salvador Luria, l’un des fondateurs de la biologie moléculaire, ils démontrent la variabilité du pouvoir infectieux d’un bactériophage au cours de son cycle de multiplication. Ils introduisent une nouvelle méthode dans le cycle des virus, en établissant les courbes dites “Luria-Latarjet”, qui permettent l’étude du cycle intracellulaire d’un virus. Avec Milislav Demerec, généticien américain d’ascendance croate, il décrit l’apparition des radiomutations différées chez Escherichia coli,travail pionnier qui, un demi-siècle plus tard, continuera à passionner les radiobiologistes et à leur poser une énigme, celle de l’origine de cette instabilité génétique. A partir de 1946 sa carrière va se dérouler auprès d’Antoine Lacassagne, directeur de la section de biologie de l’Institut Curie, dont il a été le bras droit, puis le successeur en 1954. Avec la découverte du rôle de l’ADN dans la vie cellulaire, la radiobiologie est alors en train de muter. Certains chercheurs abandonnent cependant cette discipline pour la biologie moléculaire. Raymond Latarjet comprend qu’avec le développement de l’énergie nucléaire et l’essor de la radiothérapie, la radiobiologie devient une discipline-clé. Il l’enseigne avec brio à l’Institut national des sciences et techniques nucléaires à Saclay et à l’Institut Curie. En même temps, il crée une équipe de recherche en biologie cellulaire et devient directeur de l’unité Inserm de physiopathologie et radiobiologie cellulaire en 1962. En 1970, il déterminera le spectre d’action de radiations ultraviolettes pour l’inactivation de l’agent de la tremblante du mouton (du groupe des encéphalopathies spongieuses transmissibles). Ce spectre d’absorption n’était pas celui d’un acide nucléique mais d’une protéine. En fut déduite l’hypothèse qu’une continuité génétique pouvait être assurée par des protéines, dont l’identification en tant qu’agent infectieux, le prion, date des années 1980. Raymond Latarjet a été un esprit brillant, rigoureux, indépendant, n’admettant pas les dogmes et les idées reçues. Aventureux également il participera, aux côtés de Paul-Emile Victor, en 1948, à une expédition chargée de la construction au Groenland, de la première station française d’étude glaciologique.
Connu pour

Making of du tournage cinématographique de "Premier de Cordée" réalisé par Louis Daquin dans le massif du Mont-Blanc. En 1943. Alain Pol filme l'aventure risquée d'un tournage de cinéma en haute montagne avec une équipe de soixante-dix personnes. Les images du making-of dévoilent les contraintes techniques rencontrées par les comédiens et techniciens : chutes de pierres, traversée de glaciers et longues marches d'approche en altitude des lieux de tournage. Six comédiens et techniciens seront également blessés et le rôle principal - celui de Pierre - sera réattribué à André Le Gall suite à une mauvaise chute de Roger Pigaut.
Autour d'un Film de Montagne

Un soir de mai 1948, à bord du "Force", Paul-Emile Victor et ses compagnons voient surgir les crêtes neigeuses du Groenland, éclairées par un dernier rayon de soleil. Après une halte au dernier comptoir esquimau, ils débarquent au pied d’immenses falaises de glace, au sommet desquelles le matériel est hissé après d’énormes difficultés. Dès l’installation du camp terminé, l’expédition se livre à divers travaux scientifiques et prépare les bases de nouvelles explorations pour les années suivantes.