
Boutaïba Seghir
Acting
Biographie
Boutaïba Seghir (en arabe : بوطيبة الصغير), de son vrai nom Mohamed Affif, est un chanteur de Raï né le 4 juin 1945 à Chaabat El Leham (Wilaya d'Aïn Témouchent) en Algérie. En 1963, il sort son 1er single, à 18 ans, Chetek el bérah. En 1963, il donne son 1er concert Scène d’été à Chaabat-el-Ham et Aïn Témouchent. Son 1er succès arrive en 1968 avec le single El Caoucaou. Puis il est violoniste pour l’orchestre de la radio d’Oran, de 1967 à 1969. En 1969, les chansons Raba Raba et El Fermliya sortent, et sont encore aujourd’hui appréciés par le public. Ces titres ont été repris par cheb Khaled. En 1972 sort le titre El Ghira T'hadar. Il est considéré à l'heure actuelle comme un des inventeurs de la musique Raï moderne avec Cheikh Beloumou. Boutaiba Sghir va inspirer beaucoup de chanteurs comme Cheb Khaled, Cheb Mami ou encore Cheb Hasni. Khaled dit de lui : « Je ne suis pas le roi du raï, je ne suis que l'ambassadeur. Le vrai roi, c'est Boutaiba Sghir, c'est lui qui m'a tout appris ». En septembre 2010, il est invité à Paris par Cheb Khaled avec Maurice El Medioni, Cheb Sahraoui et Chaba Zahouania pour un concert en hommage à Oran, intitulé Café d'Oran.
Connu pour

Quel genre musical peut prétendre être passé, en l’espace de cinquante ans, d’un cabaret caché d’Oran à la mi-temps du Super Bowl ? Née en Algérie au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la vague raï s’est propagée des cabarets de l'ouest algérien aux boutiques de cassettes de Barbès à Paris, avant de déferler sur le monde à la fin des années 1980. Se nourrissant de son hybridation, l’enivrante musique a voyagé des mariages algériens et français aux plus grandes scènes internationales, avant de disparaître brutalement des radars à l'aube du nouveau millénaire. Des icônes disparues, dont Cheikha Remitti et le prince Hasni, aux jeunes héritiers, en passant par la star Khaled, le collectionneur Hadj Sameer retrace le cours tumultueux de ce genre musical, entre clandestinité, gloire planétaire et résistance.
Raï Is Not Dead

Dans les années 80, l’Algérie connaît un contexte social tumultueux qui connaît son apogée lors des émeutes d’octobre 88. Cette vague de protestation, ayant comme figure de proue la jeunesse, va faire écho avec les textes des chanteurs de raï. Soif de liberté, misère de la vie et les aspirations de la jeunesse font partie des thèmes principaux de leurs œuvres qui inspireront toute une génération. Plus que de la musique, le raï célèbre la langue arabe et devient un vecteur de la culture algérienne, fournissant ainsi les armes culturelles du nationalisme algérien naissant Avec Cheb Khaled, Cheb Mami ou encore Chaba Fadela comme chefs de file du mouvement, le raï est aussi une manière de raconter et de faire refléter l’essence de l’Algérie en ce temps difficiles. Alors que la menace pèse sur les artistes en Algérie, leur exil permet au raï de s’exporter à l’international et ainsi, de faire vivre les couleurs de l’Algérie partout dans le monde.