
Jean-Claude Mosca
Acting
Biographie
Jean-Claude Mosca est un alpiniste français reconnu pour ses nombreuses ascensions et son engagement dans le monde de la montagne. Né à Nice, il découvre très tôt sa passion pour l’alpinisme dans les Alpes-Maritimes, région où il grandit. Très vite, il se distingue par son audace et son goût pour l’aventure, s’illustrant dans des courses difficiles et des ouvertures de voies nouvelles, notamment dans le massif du Mercantour. Au fil des années 1970 et 1980, Jean-Claude Mosca devient une figure incontournable de l’alpinisme azuréen. Il participe à de nombreuses expéditions, tant dans les Alpes que dans d’autres massifs prestigieux notamment en Himalaya, et s’investit également dans la formation des jeunes grimpeurs. Son engagement pour la transmission des valeurs de la montagne l’amène à devenir guide de haute montagne, métier qu’il exerce avec passion, partageant son expérience et sa connaissance du terrain avec ses clients et ses pairs. Parallèlement à sa carrière d’alpiniste et de guide, Jean-Claude Mosca contribue à la valorisation du patrimoine montagnard à travers des publications et des conférences. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et topos qui font référence pour les amateurs d’escalade et de randonnée dans le sud-est de la France. Instructeur émérite à l’EMHM de Chamonix, il a formé des générations de militaires et de guides à l’alpinisme, au ski et aux techniques de survie en montagne. En 1971, Jean-Claude Mosca est membre de l’expédition française FFM sur le Makalu dirigée par Robert Paragot, où il a jouera un rôle clé dans l’ouverture du pilier ouest, une ascension historique et technique qui reste une référence de l’alpinisme français. En 1979 il fait parti de l'expédition nationale française au K2 dirigée par Bernard Mellet. En 1981, il participe à une tentative sur l’Everest avec l’expédition militaire française dirigée par Pierre Astorg, mais l’équipe doit renoncer à cause des conditions extrêmes. Jean-Claude Mosca, alors retraité de l'Ecole militaire de haute montagne de Chamonix, décède en avril 2004, lors d’un accident dans une descente à ski dans la massif du Mont Blanc. Reconnu pour sa pédagogie, son engagement et sa passion pour la montagne, il reçu de nombreux témoignages de respect et de tristesse ont été exprimés par la communauté montagnarde, ses anciens élèves, collègues et amis.
Connu pour

Les Carnets de l'Aventure est une émission télévisée française culte de documentaires d'aventure et de sports extrêmes diffusée le samedi après-midi sur Antenne 2 (France 2) entre 1980 et 1989. Au début des années 80, en pleine transformation des activités de montagne en haut niveau sportifs, Les Carnets de L'Aventure ont révélé au pays qui a inventé l'alpinisme au monde entier la "French-Touch" de ces talents de la nouvelle approche de la montagne et de ses nouvelles disciplines. Patrick Edlinger et l'escalade libre en solitaire avec le film La Vie au Bout des Doigts, réalisé par Jean-Paul Janssen en 1982. Mais aussi son frère d'armes Patrick Berhault, Christophe Profit dans l'ascension en solitaire des Drus, les trilogies de Jean-Marc Boivin en deltaplane, les expoits himalayens de Marc Batard mais aussi ceux de Patrick Gabarrou, ouvreur de voies dans les Alpes et ailleurs, Patrick Vallencant et son ski extrême, Paul-Émile Victor et bien d'autres...
Les Carnets De L'Aventure

Le 23 mai 1971, une expédition française menée par Robert Paragot réussit l'ascension du Makalu par son pilier ouest. Le Makalu est l'un des cinq sommets les plus hauts du monde, dans l'Himalaya, à la frontière népalo-tibétaine. Jean-Pierre Janssen et Lucien Bérardini filment cette expédition où Robert Paragot se livre sur les conditions de l'expédition, la vie en altitude et son état d'esprit en tant que chef d'expédition. Au retour vers le camp de base, Jean-Pierre Janssen interroge Lucien Berardini, Georges Payot, Jean-Claude Mosca, François Guillot et Jean-Paul Paris qui ont tous eu un rôle déterminant pour porter au sommet Bernard Mellet et Yannick Seigneur. Membres de l'expédition : Robert Paragot (chef d'expédition), Georges Payot, Yannick Seigneur, Claude Jager, Jean-Claude Mosca, François Guillot, Bernard Mellet, Lucien Bérardini, Jean-Paul Paris, Robert Jacob, Jacques Marchal (chirurgien).
Parce Que La Montagne Était Là

L'expédition française du Groupe Militaire de Haute Montagne (G.M.H.M.) sur l'Everest en 1981, dirigée par le général Pierre Astorg, a eu lieu sur la face nord de la montagne. Quinze alpinistes militaires ont participé à cette expédition qui a duré environ quatre-vingt-dix jours. Leur objectif était d'atteindre le sommet en suivant une approche de siège, mais malgré leurs efforts, l'expédition a échoué à atteindre le sommet. Les militaires français, engagés depuis le début de mars dans la face Nord de l'Everest (8 848 mètres), ont renoncé à moins de 300 mètres du sommet. Les grimpeurs, Jean-Claude Mosca, Hervé Sachetat et Hubert Giot, ont renoncé à installer, à 8 600 mètres, le camp 7, dernier camp intermédiaire prévu. Les mauvaises conditions météorologiques et l'état physique des membres de l'expédition sont à l'origine de cet échec d'une expédition pourtant minutieusement préparée...
Sous L'Oeil De Qomolangma

Le film du Club Alpin Français sur l'expédition française sur la conquête du Makalu (8481m) par le pilier ouest, au Népal, qui débuta le 24 février 1971. Composée de 11 alpinistes, Robert Paragot (chef d'expédition), Georges Payot, Lucien Berardini, Yannick Seigneur, Claude Jager, Jean-Paul Paris, Jean-Claude Mosca, François Guillot, Bernard Mellet, Robert Jacob et Jacques Marchal (chirurgien), il faudra vingt cinq jours de marche sur les chemins de l'Himalaya avec 460 porteurs et 18 sherpas pour transporter 14 tonnes de matériel pour arriver au camp de base. Finalement c'est Mellet et Seigneur qui réussissent à atteindre le sommet le 23 Mai 1971: 8481 m, température - 30°, oxygène 30 %, vent nul.
Makalu 8481m - Pilier Ouest

Gagner le second sommet du monde culminant à 8611 mètres d'altitude à la frontière sino-pakistanaise, le K2, par son arête sud-ouest, la plus difficile, c'est l'objectif que Bernard Mellet s'est fixé, au terme de deux années de préparation minutieuse. C'était la dernière expédition nationale française. 3 millions de budget, 1 400 porteurs, 25 tonnes de matériel dont 850 kg d'oxygène... Le tout financé par les restes du trésor de l'Annapurna et les ventes du livre du Maurice Herzog. Pour vaincre les 8760 mètres de cette voie royale mais encore vierge, il a sélectionné quatorze hommes parmi l'élite du moment. Au cours de l'expédition, Jean-Marc Boivin décollera en deltaplane du camp IV du K2, à 7600 mètres d’altitude. Un exploit qui sera finalement le seul de cette expédition achevée dans le mauvais temps, à 8 500 mètres et qui posera les bases de l’alpinisme de haut niveau des années quatre-vingt et quatre-ving-dix : la polyvalence...