
Yves Ballu
Acting
Biographie
Yves Ballu, né en février 1943, est un alpiniste, écrivain et historien français de la montagne, qui s’est imposé comme l’une des grandes figures de la littérature d’alpinisme contemporaine. Docteur ès sciences et physicien de formation, il a mené une carrière au Commissariat à l’énergie atomique, où il a notamment exercé les fonctions de directeur de la communication, tout en développant en parallèle une œuvre littéraire abondante consacrée à l’histoire de l’alpinisme et à la culture de la montagne. Alpiniste, il a gravi de nombreux itinéraires classiques dans les Alpes et participé à des expéditions, expérience de terrain qui nourrit ses récits et ses enquêtes historiques. Sa passion pour la montagne s’est rapidement doublée d’un travail d’érudition : au fil des décennies, Yves Ballu a rassemblé une vaste documentation – livres, revues, archives et iconographie – qui constitue aujourd’hui un fonds de référence sur l’histoire de l’alpinisme. C’est dans cette matière qu’il puise pour écrire des ouvrages où se croisent grandes figures de grimpeurs, récits d’ascensions, drames en haute altitude et évolution des pratiques, du ski aux expéditions himalayennes. Ce double regard, à la fois de scientifique habitué à l’enquête rigoureuse et de pratiquant passionné, donne à son œuvre une tonalité singulière, mêlant précision documentaire et sens du récit. Yves Ballu a été « conseiller montagne » au ministère de la Jeunesse et des Sports au début des années 1980, contribuant aux politiques publiques liées à la pratique de l’alpinisme et des sports de montagne. Auteur de plus de vingt, voire une trentaine de livres selon les sources, il a signé des biographies, des essais historiques et des romans, devenant un des auteurs majeurs de la littérature de montagne en langue française. On lui doit notamment des ouvrages sur Gaston Rébuffat – dont "Gaston Rébuffat, une vie pour la montagne" – ainsi que des livres de synthèse comme "Les Alpinistes" ou "Le Mont Blanc, temple de l’alpinisme", qui retracent l’évolution des pratiques et des représentations de la haute montagne. Il a également exploré la forme romanesque avec, entre autres, "Mourir à Chamonix", "La conjuration du Namche Barwa" ou "La possibilité du vide", où le thriller et la fiction s’adossent à une connaissance intime des grandes expéditions et des drames alpins. Parmi ses travaux les plus remarqués figure aussi "Naufrage au Mont-Blanc", enquête détaillée sur l’affaire Vincendon et Henry, tragédie survenue en hiver dans le massif du Mont-Blanc, dont il a livré une version illustrée dans la collection Guérin. Ses livres ont été distingués par de nombreux prix spécialisés, notamment le prix Louis-Castex de l’Académie française et plusieurs prix du « beau livre » de montagne, qui saluent à la fois la qualité de la recherche et la force de l’écriture. Aujourd’hui encore, son œuvre, ses archives et ses interventions publiques nourrissent la réflexion sur la place de la montagne dans la culture française, entre héritage héroïque des pionniers, questionnements sur le risque et regard critique sur les mythes forgés autour des grandes ascensions.
Connu pour

Il est 13h, ce 30 juin 1982, lorsque Christophe Profit, 24 ans, se présente au pied des Drus avec son sac à pof, ses chaussons d'escalade et rien d'autre. Il va tenter la face ouest des Drus en "solo", dans le massif du Mont Blanc par "Directe Américaine", 1100 mètres de roche verticale et lisse. Christophe réalisera l'exploit de gravir le mur en solo libre, sans utiliser de corde ni aucune technique d'assurage. A 16h10, soit à peine plus de trois heures après le début de son ascension, la nouvelle star de la grimpe peut embrasser la vierge des Drus en même temps que la carrière d'alpiniste de haut niveau. Trois ans plus tard, le 25 juillet 1985, il enchaine les faces nord du Cervin, de l'Eiger et des Jorasses dans la même journée. Récompensé dans de nombreux festivals de films de montagne, ce grand documentaire est un magnifique témoignage de la passion d'un homme pour l'escalade, la montagne et l'aventure.
Christophe

L'Appel Des Cimes, réalisé par Alain Pol, est un documentaire de commande du CAF et de différents ministères français sur la pratique de l'alpinisme d'après-guerre. En 1946, des grimpeurs effectuent un entraînement à l'Ecole d'escalade de Fontainebleau. Guy Poulet et Jacques Poincenot s'essayent à une ascension des Aiguilles de Chamonix mais échouent pendant la phase d'escalade. Après une nuit dans un refuge avec Denise Rouzeau et le guide Pierre Allain, les alpinistes réalisent une nouvelle tentative. Démonstration réussie pour ceux qui ont poursuivi marche d'approche puis passage des séracs du glacier. Sur le rocher, la cordée traverse cheminée et fissure pour atteindre le sommet et redescendre en rappel. Conduits par les éclaireurs de haute montagne, Guy et Jacques retrouvent les glaciers et les aiguilles du massif du Mont-Blanc au cours de la leçon suivante.
L'Appel Des Cimes

L'histoire du ski est un voyage étonnant à travers de petits et grands événements mettant en scène des personnes fortes et avant-gardistes qui n'ont pas eu peur de rompre avec les préjugés sociaux de leur époque et ont inventé une nouvelle discipline sportive.
La Grande Histoire du ski

En octobre 2010, deux des meilleurs alpinistes français, Christophe Dumarest et Yann Borgnet, ont réalisé un rêve d'alpiniste : une ascension de six jours en style alpin des grandes voies de Walter Bonatti à travers le massif du Mont Blanc. Dumarest et Borgnet ont d'abord escaladé la face nord des Grandes Jorasses ; ils ont ensuite gravi le Grand Capucin et le Pilier Rouge du Brouillard, complétant leur exploit par l'ascension du Mont Blanc. Leur descente en parapente à Chamonix complète leur exploit avec une touche de fun. Les alpinistes et le réalisateur ont fait le choix éthique de ne pas utiliser d'hélicoptères pour tourner le film.
La Voie Bonatti

Portrait de Pierre Allain, la "très pure lumière du rocher", comme l'appelaient ses élèves, dans lequel toutes les générations s'accordent à reconnaître le père de l'alpinisme moderne. Pierre Allain reçoit des mains de Marcel Ichac la Légion d'honneur. A Fontainebleau, il retrouve les partenaires de grimpe de sa jeunesse. Des images d'un film d'archive montrent Pierre Allain faisant des démonstrations de techniques de grimpe sur les rochers de Fontainebleau dans les années 1930, ils n'étaient que quelques dizaines de grimpeurs à Fontainebleau. Il revient ensuite en hélicoptère devant la face nord des Drus qu'il a conquise un demi-siècle auparavant. Pierre Allain reçoit Laurent Chevallier dans l'atelier au sein duquel il produit chaque année plus de trente mille mousquetons.