Costume & Make-Up
Cherbourg, au mois de novembre 1957. Geneviève et sa mère tiennent un magasin de parapluies. La jeune fille est amoureuse de Guy, un jeune garagiste, au grand dam de sa maman qui préfèrerait la voir épouser Roland Cassard, un riche diamantaire. Appelé sous les drapeaux, Guy s'apprête à partir pour l'Algérie. La veille de son départ, Geneviève se donne à lui et lui jure de l'attendre. Mais les mois passent et les lettres du jeune soldat se font de plus en plus rares. Enceinte, désœuvrée, pressée par sa mère, Geneviève consent finalement, la mort dans l'âme, à épouser Roland. Dix-huit mois après son départ, Guy revient à Cherbourg, blessé à la jambe…
La reine moribonde a fait promettre au roi de n'épouser qu'une femme plus belle qu'elle. Dans tout le royaume, une seule personne peut se prévaloir d'une telle beauté, sa propre fille. Revêtue d'une peau d'âne, la princesse désespérée s'enfuit du château familial.
"Un film et son époque" se compose de 10 volets documentaires sur 10 films mythiques, avec des entretiens exclusifs et des archives inédites. Les films, a fortiori les plus grands, sont toujours des documents exceptionnels pour témoigner d’une époque. Raconter leur genèse, leur fabrication, leur accueil, les replacer dans leur contexte historique et culturel, permet de mieux les comprendre mais aussi de mieux appréhender la période de leur création. Pour paraphraser le titre d’une célébrissime émission de la télévision d’autrefois : la caméra du documentaire «?Il était une fois…?» explore le temps du film…
1955 : Les chantiers navals de Nantes sont en grève. Métallurgiste, François est en première ligne. Il loue une chambre à Mme Langlois qui l'aime bien mais refuse qu'il reçoive des dames. Aussi voit-il sa fiancée Violette dehors. Un jour, il rencontre la fille de Mme Langlois : c'est le coup de foudre.
Témoignages de réfugiés politiques grecs fuyant la dictature des colonels, intercalés dans une fiction : une étudiante d'origine grecque accueille un journaliste réfugié et en tombe un peu amoureuse. Ce film, en cours de montage, a été subtilisé, interdit par le ministère du Commerce, qui vendait des mirages aux colonels. Le film inachevé est montré en copie de travail, rescapé de l'interdiction.
En revenant sur les plages qui ont marqué sa vie, Varda invente une forme d'autodocumentaire. Agnès se met en scène au milieu d'extraits de ses films, d'images et de reportages. Elle nous fait partager avec humour et émotion ses débuts de photographe de théâtre puis de cinéaste novatrice dans les années cinquante, sa vie avec Jacques Demy, son engagement féministe, ses voyages à Cuba, en Chine et aux USA, son parcours de productrice indépendante, sa vie de famille et son amour des plages. Une femme libre et curieuse !
Agnès Varda et JR ont des points communs : passion et questionnement sur les images en général et plus précisément sur les lieux et les dispositifs pour les montrer, les partager, les exposer. Agnès a choisi le cinéma. JR a choisi de créer des galeries de photographies en plein air. Quand Agnès et JR se sont rencontrés en 2015, ils ont aussitôt eu envie de travailler ensemble, tourner un film en France, loin des villes, en voyage avec le camion photographique (et magique) de JR. Hasard des rencontres ou projets préparés, ils sont allés vers les autres, les ont écoutés, photographiés et parfois affichés. Le film raconte aussi l’histoire de leur amitié qui a grandi au cours du tournage, entre surprises et taquineries, en se riant de leurs différences.
Dans Viva Varda!, Pierre-Henri Gibert remonte avec passion le fil de la carrière singulière d’Agnès Varda pour rappeler à quel point, cette personnalité aussi âpre que généreuse du cinéma, profondément féministe, a su prendre son destin en main pour tracer son chemin en s’affranchissant des diktats de son époque. Jusqu’à devenir un modèle.
Agnès Varda prend place sur une scène de théâtre. Cette photographe professionnelle, artiste d'installation et pionnière de la Nouvelle Vague est une institution du cinéma français mais un féroce opposant à tout type de pensée institutionnelle. Dans ce film, elle offre un aperçu de son œuvre en utilisant des extraits de son travail pour illustrer - de manière plus associative que chronologique - ses visions et ses idées artistiques. Son discours vif, riche en anecdotes et intelligent est divisé en deux parties.
Au début du XXe siècle, Max, jeune homme de dix-huit ans, s'engage dans la Marine. Il devient le Matelot 512, envoyé à Lorient et affecté au service du commandant Roger, comme ordonnance. Il doit épouser Colette, une humble domestique, mais il tombe amoureux fou de la femme du commandant, qui devient sa maîtresse. Accusé de meurtre il est condamné, dégradé et enfermé dans une geôle sur un cuirassé qui, en 1911, explose en rade de Toulon. Il en sort indemne, s'échappe mais il passe pour mort. Il refait sa vie sous une fausse identité et s'engage dans la Légion étrangère.
« Daguerréotypes » n'est pas un film sur la rue Daguerre, pittoresque rue du 14e arrondissement, c'est un film sur un petit morceau de la rue Daguerre, entre le numéro 70 et le numéro 90, c'est un document modeste et local sur quelques petits commerçants, un regard attentif sur la majorité silencieuse. C'est un album de quartier, ce sont des portraits stéréo-daguérréotypés. Ce sont des archives pour les archéo-sociologues de l'an 2975.
Jeune pop star adulée, Orphée vit dans un château avec la sculptrice Eurydice. Lorsque sa compagne succombe à une overdose, Orphée, inconsolable, souhaite la rejoindre dans l’au-delà. En plein concert, le chanteur est foudroyé par un court-circuit de sa guitare. Un mystérieux personnage, Hadès, lui propose un étrange contrat : il pourra aller chercher Eurydice aux Enfers et la ramener sur terre à condition de ne pas la regarder avant le retour de la lumière du jour.
À pied, en métro, en voiture, en avion ou en bateau, Agnès Varda capte avec sa caméra tous les frémissements et bouillonnements du quotidien artistique, artisanal, sportif, traditionnel ou festif de l'Europe aux Amériques.
Monsieur Cinéma est presque centenaire. Ex-acteur, producteur et réalisateur, il croit être le cinéma à lui tout seul et vit dans un château‑musée avec son majordome, Firmin. Il perd la boule et embrouille tout. Il engage alors une jeune cinéphile pour faire faire de l'aérobic à sa mémoire qui flanche. De nombreux visiteurs, des stars et un groupe de jeunes animent sa vieillesse confuse et heureuse. Les jeunes voudraient sa fortune pour « faire du cinéma ».
« Après avoir fait un film de fiction sur l'enfance de Jacques, mon intention a été de faire un documentaire – relativement objectif – sur Jacques Demy, adulte et cinéaste. J'ai recueilli des témoignages et suscité des réactions. J'ai moi-même apporté des souvenirs et des documents sur lui mais j'ai souvent passé le relais à ses amis, à ses proches, aux acteurs et actrices qui ont travaillé avec lui, à des "fans" et à trois demoiselles qui ne l'ont pas connu mais qui circulent naturellement dans son univers. » (Agnès Varda)
Une histoire de crime se déroulant à Paris sur un couple Bonnie-and-Clyde - comment ils se sont réunis et comment ils sont poursuivis pour un meurtre qu'ils n'ont jamais commis.
Martin vit à Paris avec Claire. Leur relation est dans une impasse. Lorsqu’il perd sa mère, restée en Californie, Martin doit retourner dans la ville de son enfance pour s’occuper des formalités liées à son héritage. Arrivé à Los Angeles, il retrouve Linda, une amie de la famille, qui le mène jusqu’à l’appartement de sa mère, dans un quartier qu’il a bien connu lorsqu’il vivait avec elle. Des images de son enfance refont alors surface, et le troublent. Incapable d’affronter cette épreuve, il fuit vers Tijuana où il s’égare sur les traces de Lola, une jeune femme mexicaine qu’il a connue jadis, et qui a depuis occupé une place importante dans la vie de sa mère. Il la retrouve à l’Americano, un club dans lequel elle danse tous les soirs... Mais pour faire son deuil, Martin va devoir revisiter son passé.
« Dans les faubourgs aquatiques de San Francisco vit un Grec sur une péniche. Il peint des villes célestes et byzantines. Il navigue sur une barque à la voile latine. Il reçoit des hippies et des contestataires dans son bateau-maison. J'ai découvert qu'il était mon oncle d'Amérique et quel merveilleux bonhomme il était. » (Agnès Varda)
Le cinéma est-il un langage en train de se perdre, un art qui va mourir ? » : Wim Wenders posait cette question à seize de ses confrères réalisateurs dans CHAMBRE 666 en 1982. Quarante ans plus tard, Lubna Playoust utilise le même dispositif et pose la question à 30 cinéastes contemporains présents à Cannes cette année-là.
Deux jeunes filles vivent à Paris en 1962. Pauline (17 ans), étudiante, rêve de quitter sa famille pour devenir chanteuse. Suzanne (22 ans) s'occupe de ses deux enfants et fait face aux drames du suicide de leur père. La vie les sépare ; chacune vit son combat de femme. Pauline est devenue chanteuse dans un groupe militant et itinérant après avoir vécu une union difficile en Iran. Suzanne est sortie de sa misère et travaille au Planning familial. Dix ans plus tard, elles se retrouvent au cours d'une manifestation féministe. À la fin de cette chronique, on les retrouve ensemble, à nouveau, avec leurs enfants qui ont grandi.