
Djamel Kelfaoui
Directing
Biographie
Né à Paris en 1961, Djamel Kelfaoui s'est imposé comme un acteur incontournable de la vie sociale et culturelle de Bondy (Seine Saint-Denis). Dès le début des années 80, il s'est investi dans le combat pour les droits démocratiques qui s'est constitué autour de "La Marche pour l'égalité et contre le racisme". Dans la deuxième moitié des années 80, dans le cadre des activités de l'association "SOS ça Bouge", il sera l'un des principaux instigateurs et animateurs du festival musical "Y'a De La Banlieue Dans L'Air" dans lequel se produiront notamment Cheikha Rimitti, Salif Keita, Youssou N'Dour, Mano Negra mais aussi NTM et Zebda pour l'un de leurs tous premiers concerts. Ce festival contribuera surtout à créer à Bondy une dynamique exceptionnelle entre les jeunes des différents quartiers. À l'aube des années 90, Djamel se consacrera à la réalisation de documentaires. Il a à son actif "Algérie : Mémoire du Raï" (2001), abordant les origines du Raï et "Cheb Hasni : Je vis encore", consacré au chanteur de Raï culte, rencontré peu de temps avant l'assassinat de ce dernier en 1994. Voulant donner une suite à cette dernière oeuvre, Djamel partira en Algérie en mai 2009. C'est à cette occasion qu'il nous quittera dans des circonstances tragiques en laissant un travail inachevé que sa famille et ses amis entendent contribuer à sauvegarder et à faire connaître.
Connu pour

Dans les années 80, l’Algérie connaît un contexte social tumultueux qui connaît son apogée lors des émeutes d’octobre 88. Cette vague de protestation, ayant comme figure de proue la jeunesse, va faire écho avec les textes des chanteurs de raï. Soif de liberté, misère de la vie et les aspirations de la jeunesse font partie des thèmes principaux de leurs œuvres qui inspireront toute une génération. Plus que de la musique, le raï célèbre la langue arabe et devient un vecteur de la culture algérienne, fournissant ainsi les armes culturelles du nationalisme algérien naissant Avec Cheb Khaled, Cheb Mami ou encore Chaba Fadela comme chefs de file du mouvement, le raï est aussi une manière de raconter et de faire refléter l’essence de l’Algérie en ce temps difficiles. Alors que la menace pèse sur les artistes en Algérie, leur exil permet au raï de s’exporter à l’international et ainsi, de faire vivre les couleurs de l’Algérie partout dans le monde.
Algérie, Mémoires du Raï

Le réalisateur Djamel Kelfaoui rend hommage au grand chanteur Cheb Hasni, roi du raï sentimental, devenu culte en Algérie et au delà de ses frontières, et qui fut assassiné en pleine rue en septembre 1994 à Oran, à l’âge de 26 ans. Unique et dernière interview filmée quelques mois avant l’assassinat du chanteur considéré comme roi du « raï love » ou de la « chanson sentimentale ». Cheb Hasni avait enregistré plus de 150 cassettes durant sa carrière. Sa mémoire reste très vivace dans le monde maghrébin et arabe et sa diaspora partout dans le monde. Icone transgénérationnelle, il sera décoré à titre posthume de la médaille du Mérite national au rang d' Achir.