
Liazid Khodja
Directing
Biographie
Né à M'Sila, en Algérie, Liazid Khodja est un cinéaste et producteur algérien particulièrement renommé dans son pays (parfois crédité sous le nom de Yazid Khodja). Très tôt, il se destine au cinéma et fait des études en ce sens. Il fait ainsi partie de la première promotion de l'Institut de Cinéma d'Alger (de 1964 à 1966) puis migre en France, à Paris, pour intégrer à la prestgieuse IDHEC (aujourd'hui FEMIS) entre 1966 et 1967. Après quelques expériences en France, il revient en Algérie et entre à la faculté pour suivre des études de sociologie (son autre passion). Il obtient ainsi, en 1973, une licence à la faculté de Lettres et de Sciences Sociales d'Alger. Auteur de plusieurs courts-métrages il s'implique dès lors totalement dans le développement du cinéma dans son pays. Touche-à-tout, il est successivement monteur (Les Hors la loi de Tewfik Fares, Nahla de Farouk Belloufa en 1978), producteur (Les Enfants de Néon de Brahm Tsaki, en 1990) puis réalisateur avec l'Insoumis (co-réalisé avec Rachid Benallal en 2008). Ces multiples activités font de lui un acteur incontournable du marché local. Son oeuvre, à la fois en tant que producteur et en tant que cinéaste, est centrée sur la question de l'identité algérienne, puisant dans les racines du pays une nouvelle manière de penser et de représenter sa culture. Acteur économique majeure dans le domaine de l'audiovisuel, Liazid Khodja il fût également secrétaire de la Fédération Panafricaine des cinéastes (pour le Maghreb) et exploitant indépendant. Il décèdera à l’âge de 76 ans, d’une crise cardiaque à Marseille en France.
Connu pour

Alors qu’il tente par tous les moyens de rester en dehors des bouleversements sanglants provoqués par la bataille d’Alger, Hassan, père de famille intègre et naïf, offre sans le savoir, l’hospitalité à un moudjahid activement recherché par l’armée française. Une série d'événements et de quiproquos le catapulte très vite au devant de la scène, le présentant sous le pseudonyme de “Hassan Terro”, grand terroriste fictif qui aurait juré la perte de l’armée française…
Hassan Terro

Le Vent des Aurès – premier road movie du cinéma algérien – décrit les des transformations du quotidien du peuple algérien durant la destructrice occupation française, puis lors de la guerre de libération. Alors que la répression militaire bat son plein, une paysanne se retrouve seule dans sa maison à la montagne lorsque son fils unique est enlevé par des soldats français peu après la mort de son mari lors d'un raid. Un jour, voyant un poulet mort, ce qu'elle considère comme de mauvais augure, elle décide de quitter la maison et se lance dans un pénible voyage à travers les montagnes. Accompagnée d'un couple de poules, elle se déplace d'un camp de détention à l'autre dans une recherche désespérée de son fils disparu. Le film s'inspire des événements vécus par la famille du réalisateur.
Le Vent des Aurès

Dans un village algérien, juste avant la guerre d'indépendance, les habitants sont sous la coupe d'un caïd et d'un riche marchand. Parmi-eux, El Faïza une vieille dame est à la recherche de son fils évadé de prison Les gendarmes arrêtent El Faïza et saisissent les biens des habitants qui n’ont pas payé les impôts. La situation est mûre pour une révolte…
FORBIDDEN ZONE

Portrait de Si Mohand U M’hand, poète algérien d'expression amazigh de la fin du siècle dernier, un destin tragique marqué du sceau de l’errance et de la révolte. Refusant tout compromis, il a vécu dans l’insoumission au nouvel ordre qu’impose la présence coloniale française en Algérie.