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Areski Nebti

Areski Nebti

Acting

Biographie

Areski Nebti (en arabe : أريسكي نبتي), souvent orthographié Arezki Nabti, est un acteur et assistant réalisateur algérien né le 5 mai 1926 à Belcourt, à Alger, et mort le 28 avril 1994 à Alger. Dès son jeune âge, Areski Nebti se passionne pour le théâtre et le cinéma. Il fait partie des émissions de radio de Mme Lafarge alias L’la Tassadit, qui avait créé une émission enfantine où elle formait des jeunes talents, filles et garçons originaires principalement de Kabylie. De son école sortirent alors de véritables talents comme Kadri Seghir, Arezki Nabti, Smaïl Si Ahmed, Ahmed Halit, Madjid Bennacer et Saïd Hilmi... En 1963, Areski Nebti fait ses premiers pas au cinéma. Il jouera ensuite dans les classiques du cinéma algérien post-indépendance, en passant du drame aux comédies, dont La Voie (1967) de Mohamed Slimane Riad, Les Hors la Loi (1969) de Tewfik Farès, L'inspecteur Tahar L'auberge du Pendu (1969), Sanaoud (1972) de Mohamed Slimane Riad, Le Vent du Sud (1975) de Mohamed Slimane Riad, Chronique des Années de Braise (1975) de Mohammed Lakhdar-Hamina, Omar Gatlato (1976) de Merzak Allouache, De Hollywood à Tamanrasset (1990) de Mahmoud Zemmouri... Figure majeure du petit et grand écran algérien, Areski Nebti est connu pour le nom d'un de ces personnages Moh Bab El-Oued dans le film El Hozi d'Abdelkader Bouritina. Areski Nebti décède le 28 avril 1994 d'une crise cardiaque, à l'âge 68 ans.

Connu pour

Chronique des années de braise
6.7

Festival de Cannes, 1975, Chronique des années de braise de Mohamed Lakhdar-Hamina reçoit la Palme d'or. C'est une première pour un film africain. Minutieuse chronique de l'évolution du mouvement national algérien de 1939 jusqu'au déclenchement de la révolution le 1er novembre 1954, le film démontre sans appel que la « guerre d'Algérie » n'est pas un accident de l'histoire, mais un lent processus de révoltes et de souffrances, ininterrompu, du début de la colonisation en 1830, jusqu'à cette « Toussaint rouge » du 1er novembre 54. Composé de six chapitres, le film brosse l'impitoyable tableau de l'histoire politique et guerrière de l'Algérie coloniale. En son centre, Ahmed s'éveille peu à peu à la conscience politique contre la colonisation, sous le regard de son fils, symbole de l'Algérie nouvelle, et celui de Miloud, harangueur mi-fou, mi-prophète, incarnation de la mémoire populaire de la révolte, de la libération de l'Algérie et de son peuple.

Chronique des années de braise

1975Film