
Djilali Sari
Writing
Biographie
Géographe de formation, Djilali Sari a consacré durant plus de quatre décennies l’essentiel de ses recherches et publications à l’évolution de l’Algérie et du reste du Maghreb. Il privilégie l’approche interdisciplinaire et l’interaction des phénomènes démographiques avec les paramètres socio-économiques et politiques. Professeur à l’université d’Alger depuis 1966 et membre de plusieurs unions scientifiques, auteur de nombreux essais, il est fréquemment sollicité à de nombreux colloques scientifiques algériens et internationaux. Il fût consultant sur de nombreuses productions cinématographiques traitant de la colonisation et de la dépossession agraire et de son impact sur la sociologie tribale maghrébine.
Connu pour

En 1880, dans l'Algérie colonisée, il fut décidé que les paysans algériens des monts Ouarsenis seraient dépossédés de leurs terres au profit des colons français. Deux méthodes ont été utilisées pour y parvenir, soit par la force pure, soit par un stratagème obligeant les fellahs à payer des amendes trop élevées pour être payées. Les déracinés doivent alors partir pour les villes, grossissant la masse des prolétaires dans les bidonvilles... Ce deuxième long métrage de Lamine Merbah s’est appuyé sur les travaux de Sari Djilali et plus particulièrement sur son étude La dépossession des Fellahs 1830-1962 (1975). Crédité co-scénariste du film, ce géographe de formation a beaucoup travaillé sur le processus de colonisation à l’oeuvre dans la région montagneuse de l’Ouarsenis. Le titre du film original ( Beni Handel ) tire son nom d'une tribu berbère algérienne , les Beni Hendel, qui a donné son nom à la commune du même nom dans la wilaya de Tissemsilet (Algérie).
Les Déracinés

L'histoire de l'épopée de Cheikh Bouamama, leader de la résistance en Algérie à l'époque coloniale française. Les événements se déroulent dans le sud-ouest de l'Algérie et racontent les étapes de la résistance, notamment l'un des soulèvements du peuple algérien, à savoir la « bataille des fils de Sidi Cheikh Bouamama », dans laquelle le général français Lyautey a été désigné pour tenter de réprimer et de mettre fin à cette résistance.