
Abdelkader Alloula
Acting
Biographie
Abdelkader Alloula (عبد القادر علولة), né le 8 juillet 1939 à Ghazaouet en Algérie et mort le 14 mars 1994 à l'hôpital du Val-de-Grâce de Paris en France des suites des blessures reçues au cours d'un attentat terroriste à Oran, le 10 mars 1994, alors qu'il se rendait au Palais de la Culture pour une conférence-débat. Il est acteur, auteur dramatique et metteur en scène algérien. Il a écrit entre 1969 et 1993 dix pièces théâtrales, et est considéré en Algérie comme l'un des plus populaires dramaturges algériens, ses pièces sont écrites en arabe populaire, langue et culture qu'il défendait. Abdelkader Alloula, a vécu et grandi à Oran. En 1956, il commence le théâtre en amateur au sein de la troupe "Echabab" d'Oran après des études secondaires à Sidi Bel Abbès et à Oran. Dans ce cadre et jusqu’en 1960, il participe à plusieurs stages de formation et joue successivement dans "Maghramin Bil Mel" de Mohamed Touati, "Roujouê Es Saâda", "Khedma Chrifa" et "Khadr El Yadine" de Mohamed Krachaï. Il participe à des stages et des cours d’étude et de formation théâtrales notamment au centre universitaire d’études théâtrales de Nancy ainsi qu’à l’Université de la Sorbonne. En 1962, il réalise dans le cadre de la troupe de "l’Ensemble Théâtral Oranais" "El Asra" (Les Captifs) de Plaute. En 1963, il est recruté au Théâtre National Algérien (TNA) en tant que comédien, et joue en même tamps au cinéma dans plusieurs films. Entre 1964 et 1968, il met en scène plusieurs textes d'auteurs contemporains dont Rouiched, Tawfiq El Hakim et Maxime Gorki. Il écrit et met en scène pour le théâtre plusieurs œuvres et devient un des auteurs majeurs de sa génération en Algérie. En 1965, il participe à la création de l'Institut National d'Art Dramatique et Chorégraphique (INADC) de Bordj El Kiffan. En 1967, il interprète et réalise pour la radio Chaîne III, trois pièces théâtrales du répertoire universel (Sophocle – Aristophane – Shakespeare). Entre 1972 et 1975, il dirige le Théâtre Régional d'Oran (TRO) où il défend un théâtre amateur et des créations collectives. Il dirige également le Théâtre National Algérien (T.N.A) en 1976. En 1990, il adapte pour la télévision algérienne cinq nouvelles de l'auteur turc Aziz Nesin : "Lila Ma Majnoun", "Es Soltane Oual Guerbane", "El Wissam", "Echaab Fak" et "El Wajeb El Watani" réalisées pour la télévision par Bachir Bérichi. Il est également l’auteur de deux scénarios : "Gorinne" (1972) et "Jalti" (1980), réalisés pour la télévision par Mohamed Ifticène. En 1983, il participe au commentaire du film « Bouziane el Qual'i » de Belkacem El Hadjadj et en 1985 au commentaire du film "Combien Je Vous Aime" de Azzedine Meddour. Le 10 mars 1994, Abdelkader Alloula est assassiné par balles à la sortie de son domicile, Rue de Mostaganem à Oran. Un mois après son assassinat, le Théâtre Régional d’Oran est baptisé en son nom ainsi que la Maison de la Culture de Tlemcen. En mars 1999, la Fondation Abdelkader Alloula, dirigée par son épouse Raja Alloula pendant près de 20 ans, est créer pour préserver son héritage. Aujourd'hui, ses pièces théâtrales sont traduites dans plusieurs langues et est il considéré comme l’auteur dramatique le plus traduit de l’arabe algérien vers les langues étrangères.
Connu pour

La deuxième guerre mondiale. Les autorités françaises interdisent les partis politiques et les syndicats. En Algérie les dirigeants des organisations politiques et syndicales sont arrêtés et internés dans des camps de "surveillance" avec plus de 2 000 français et étrangers : militants communistes, syndicalistes, brigadistes, républicains espagnols et autres opposants au régime de Vichy. Le camp de Djenien Bourezg est l'un de ces camps, situé dans le Sud algérien et est l'un des plus redoutables. Un vieux militant de la cause nationale algérienne revient sur les lieux. Il souffle la cendre qui recouvre cette partie de l'histoire. Et par son biais, nous découvrons le dur combat des détenus du camp pour le respect et la dignité humaines, sous un commandement fascisant.
Sous La Cendre

L’histoire de Hassan, l’homme à tout faire dans l’auberge de sa soeur Aïcha, veuve et sans enfant. Toute une série d’incidents, de malentendus, vont émailler son train-train quotidien dans lequel on le trouve tour à tour chauffeur, serveur, soudeur, etc. Mais, il refuse de se soumettre à tout ce qui n’est pas conforme à l’idée qu’il se fait de la société et des choses…
Hassan Niya (حسان النية)

Combien je vous aime est un montage d’archives sorti en 1985, réalisé par Azzedine Meddour. A travers ces images, le réalisateur dresse un portrait de la colonisation française en Algérie. Au travers de documents d’archives français avant et pendant la Guerre d’Algérie, les images se succèdent et dépeignent avec ironie toutes les inégalités entre français et musulmans avant le conflit. Le ton léger et satirique employé contraste avec la dureté et l’horreur des images. Ce documentaire met en exergue toute la violence et l’ignominie, encore aujourd’hui occultée, des soldats, commandants et généraux français. Ce documentaire a été réalisé par Azzedine Meddour en 1985, père de Mounia Meddour, réalisatrice de Papicha. Le film sera récompensé 1erPrix par le Festival américain du film à New York, section « Perspective ».
Combien Je Vous Aime

"Ettarfa" est un film de El-Hachemi Chérif produit par la RTA, sorti en 1971.