Jacques Le Goff
Acting
Biographie
Jacques Le Goff, né le 1er janvier 1924 à Toulon et mort le 1er avril 2014 à Paris, est un historien médiéviste français. Il s'intéresse particulièrement dans ses recherches à l'anthropologie médiévale, et à l'histoire des mentalités. Ses maîtres sont Charles-Edmond Perrin ou encore Maurice Lombard. Il rappelle aussi volontiers les influences d'Henri Pirenne, Fernand Braudel et Henri Michel, qui fut son professeur d'histoire au lycée de Toulon. Son père, Jean Le Goff, né en 1878, est issu d’une famille modeste. Après avoir étudié à Rennes, il devient professeur certifié d’anglais. Il enseigne à Salonique, Smyrne et Alexandrie puis devient professeur de lycée à Toulon. Jean Le Goff était assez fermé à l’égard de la religion et adhère à la Mission Laïque. Cette opinion anticléricale est renforcée lors de l’affaire Dreyfus. Durant la Première Guerre mondiale, il sert comme soldat puis comme interprète auprès de l’armée américaine. Cette expérience lui laisse une mauvaise opinion des Américains contrebalancée par un sentiment positif vis-à-vis des Anglais. Il rencontre sa femme à Toulon et se marie le 3 avril 1923. Paralysé à la fin de sa vie, il meurt en 1958. La mère de Jacques Le Goff, Germaine Ansaldi, d'origine italienne, est née en 1891 en Provence. Élevée dans une école religieuse, elle reçoit une éducation pieuse. Professeur de piano, elle reste très proche des coutumes et de la culture méridionales. Contrairement à son mari, elle est très proche de la religion qui l’encourage dans ses idées traditionalistes (mais sera opposée au régime de Vichy). Elle meurt le 21 juin 1984. Jacques Le Goff décrit son père comme étant «droit, honnête, dévoué et intègre». Il cherche à comprendre le comportement de son père et par là, à découvrir comment une société peut être modelée par des mentalités et des comportements, forgés par l’histoire, ses tendances et ses évènements marquants. Les caractères opposés et complémentaires de ses parents ont beaucoup influencé Jacques Le Goff notamment dans ses choix: au contact d’une éducation religieuse et d’un enseignement public, il a pu développer une liberté de conscience. Il se forge des opinions politiques alors qu’il est encore assez jeune: en 1936, alors qu'il découvre le Moyen Âge en lisant Ivanhoé, il s'enthousiasme pour les réformes sociales du Front populaire; il refuse de défiler devant Pétain en première, mais «sur quoi, l'après-midi, un de mes camarades a usé de menaces: «Comme on te veut du bien, on te conseille fortement d'aller défiler sinon tu verras que les ennuis pour toi et ta famille ne seront pas petits.» J'ai raconté cela à la maison en rentrant, et ma mère, fort inquiète, a insisté pour que j'aille à la cérémonie. Finalement, je suis allé défiler. Lâcheté personnelle, donc. Cela n'arrange pas mes souvenirs». Ceci est inscrit sur des fichiers à Vichy et il n’obtient aucune pension lorsqu’il fait son hypokhâgne au lycée Thiers de Marseille. Il reste toujours opposé au régime de Vichy: «Pétain est la plus grande tache sur l’histoire de France» estimait-il en 1987. ... Source: Article "Jacques Le Goff" de Wikipédia en français, soumis à la licence CC-BY-SA 3.0.
Connu pour

Magazine culturel consacré à la littérature. L'émission proposait des discussions ouvertes entre quatre ou cinq auteurs autour d’un sujet commun, mais également des entrevues individuelles avec un seul auteur. En 15 ans d’existence, Apostrophes est devenu l'émission littéraire emblématique à la télévision française de cette période, notamment grâce à la personnalité de son présentateur Bernard Pivot, la diversité et la qualité de ses intervenants, voire des polémiques qui surgirent épisodiquement lors de l'émission.
Apostrophes
Reportage de la ZDF sur le tournage de l'adaptation cinématographique du roman « Le Nom de la Rose » d'Umberto Eco. Le film, réalisé en partie en République fédérale d'Allemagne sous la direction de Jean-Jacques Annaud, amène les auteurs à s'interroger sur la relation possible entre la littérature et le grand cinéma de divertissement.
Le Nom de la rose : L'Abbaye du crime

L’émission est consacrée à la peste, terreur du moyen âge. A Florence, Pierre DUMAYET converse avec l’historien Jacques LE GOFF sur la Grande peste qui a ravagé la ville italienne en 1348. La maladie entraine des bouleversements sociaux et religieux fondamentaux dans la civilisation occidentale. Puis à Gordes, Pierre DUMAYET écoute le docteur Jean Noël BIRABEN raconter les épidémies dont celle de Marseille en 1720. En conclusion, Jacques LE GOFF rencontre le professeur MOLLARET de l’institut Pasteur, qui prévient sur les risques toujours possibles d’une épidémie. L’émission est constituée de promenades-discussions de Pierre DUMAYET et ses invités, ponctués d’extraits de films, de dessins et gravures, de nombreuses images de Florence et de ses principaux monuments, des statues de cire du musée de la Specola, du vieux port avec le quartier de l’Estaque à Marseille.