Acting
Jeanine, une metteure en scène réputée, doit remonter à Toronto l'opéra "Salome", créé dix ans auparavant par son défunt mentor, dont elle était alors l'assistante. La compagnie souhaite une production à l'identique, mais Jeanine a d'autres plans en tête. Or, parce que la direction ne lui procure pas l'appui dont elle a besoin, la distribution lui tient tête. Parallèlement, son mari, resté à la maison avec leur fille, semble avoir entamé une liaison avec l'infirmière chargée de veiller sur sa mère atteinte de la maladie d'Alzheimer. Entre les jeux de pouvoir en coulisse et les défis dans sa vie privée, Jeanine est appelée à repenser aux circonstances qui ont mené à la création de la danse des sept voiles de Salome, une inspiration qui tire sa source d'un secret longtemps enfoui.
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Dans cette production légendaire, le réalisateur John Dexter et le décorateur David Reppa ont brillamment capturé le drame austère du seul long opéra de Poulenc, qui raconte l’histoire d’un groupe de religieuses prises dans le tourbillon de la Révolution française. Maria Ewing est Blanche de la Force, une novice aristocratique qui fuit son couvent lorsqu'il est profané, pour revenir rejoindre ses confrères alors qu'elles sont conduites à leur exécution. La légendaire Régine Crespin, lors de sa dernière apparition au Met, est Madame de Croissy, la prieure dont la mort atroce hante Blanche. Jessye Norman chante Mère Lidoine, la nouvelle prieure, et Florence Quivar est la Mère Marie réconfortante. Le maestro français Manuel Rosenthal dirige.
Il n’est pas étonnant que le public du Met soit devenu fou devant la torride Salomé de Karita Mattila. Incontestablement l’une des plus grandes Salomé de notre époque, Mattila incarne parfaitement l’héroïne d’Oscar Wilde pétulante, obstinéeeet lubrique. Grâce à la musique révolutionnaire de Strauss qui magnifie l’atmosphère dégénérée et crée une tension érotique, cet opéra est aussi choquant aujourd’hui qu’il l’était lors de sa création en 1905.