
Edmond Maire
Acting
Biographie
Edmond Maire, né le 24 janvier 1931 à Épinay-sur-Seine (Seine) et mort le 1er octobre 2017 (à 86 ans) à Paris 20e, est un syndicaliste français, secrétaire général de la Confédération française démocratique du travail de 1971 à 1988. Edmond Maire, né le 24 janvier 1931, est le fils de Julien Maire, cheminot, et de Marie-Thérèse Conchou. Après des études au lycée Jacques-Decour à Paris, il prend des cours du soir de chimie au Conservatoire national des arts et métiers de Paris. Il fait carrière à la Compagnie des Peintures Valentine (de 1949 à 1954), puis devient technicien chimiste au Centre de recherches de Pechiney à Aubervilliers jusqu'en 1970. À partir de 1958, il est responsable syndical CFTC dans les industries chimiques. Il devient secrétaire général du Syndicat parisien des industries chimiques (STIC) avant de devenir celui de la Fédération des industries chimiques (FIC). Proche du Parti socialiste unifié, il défend l’indépendance de l'Algérie et milite pour une laïcisation de la CFTC et l'autogestion ouvrière. Il devient en 1963 secrétaire général de la Fédération de la chimie. En 1964, il reste dans ce qui devient la CFDT, après la «déconfessionalisation» de la CFTC. En 1971, Edmond Maire est élu secrétaire général de la CFDT. Il restera l'un des dirigeants ayant le plus marqué l'histoire de la centrale syndicale. Après Mai 68, la CFDT prendra comme objectif l'autogestion des entreprises, contrôlées par leur personnel, qui sera repris par le Parti socialiste. Après l'élection présidentielle de 1974 qui amène Valéry Giscard d'Estaing au pouvoir, il signe avec Georges Séguy, le 26 juin 1974, une déclaration commune sur les objectifs et les méthodes de l'unité CGT-CFDT. À partir de 1978, après l'échec de l'Union de la gauche aux élections législatives de 1978, Maire décidera un «recentrage» de la centrale syndicale en abandonnant beaucoup de son idéologie d'origine. Il se lance dans une concertation active, à coups de contacts secrets, avec le gouvernement et le patronat, faisant de la CFDT l'interlocuteur privilégié du pouvoir, sans toutefois obtenir de réelles concessions. En 1980, il rompt avec André Gorz dans des articles qu'il publie dans Le Monde. La même année, il apporte un soutien immédiat et constant à Lech Wałęsa et au syndicat libre polonais, Solidarność, ce qui accentue sa rupture avec la CGT. Il décide en septembre 1980 de rompre l'unité d'action avec la CGT, lui reprochant sa proximité avec le Parti communiste. Proche de Michel Rocard, il est à l'origine de la «Deuxième gauche», fidèle à la construction européenne, que ses adversaires qualifiaient de «Gauche américaine». Il se montre en 1981 prudent devant l'élection de François Mitterrand, dont il avait pronostiqué en décembre 1979 «l'échec» à venir du candidat socialiste. La CFDT soutient toutefois son gouvernement et plusieurs de ses membres entrent dans les cabinets ministériels. La centrale applaudit les réformes sociales, de la hausse du Smic aux lois Auroux. Mais, dès février 1982, Edmond Maire prend ses distances avec le gouvernement, jugeant parfois les réformes trop à gauche. Il accompagne à partir de 1983 le tournant de la rigueur. ... Source: Article "Edmond Maire" de Wikipédia en français, soumis à la licence CC-BY-SA 3.0.
Connu pour

Magazine culturel consacré à la littérature. L'émission proposait des discussions ouvertes entre quatre ou cinq auteurs autour d’un sujet commun, mais également des entrevues individuelles avec un seul auteur. En 15 ans d’existence, Apostrophes est devenu l'émission littéraire emblématique à la télévision française de cette période, notamment grâce à la personnalité de son présentateur Bernard Pivot, la diversité et la qualité de ses intervenants, voire des polémiques qui surgirent épisodiquement lors de l'émission.
Apostrophes
Un générique iconique, un format efficace, des invités français et internationaux exceptionnels... « L'Heure de vérité » demeure pour beaucoup l'émission politique de référence. Animée par son créateur François-Henri de Virieu, le format est rythmé par l'intervention de plusieurs journalistes qui interrogent successivement l'invité.
L'Heure de vérité

Depuis son ouverture, en 1882, la bourse du travail de Paris est restée un centre névralgique du mouvement ouvrier. Hier, foyer d’agitation du syndicalisme révolutionnaire, aujourd’hui, lieu de rencontre des principales centrales syndicales, l’histoire s’est inscrite sur les murs de la Bourse. C’est donc à partir des salles qui portent des noms illustres: Eugène Varlin, Fernand Pelloutier, Jean Jaurès, Léon Jouhaux, que des historiens (Jean Bruhat, Bernard Georges, Jacques Julliard, Jean Maitron, Madeleine Reberioux, Denise Trintant) et le secrétaire général de la Bourse, Jean Braire ont cherché à faire revivre un siècle d’histoire sociale. Les secrétaires généraux des cinq centrales syndicales (André Bergeron, Jean Bornard, Edmond Maire, Jacques Pommateau, Georges Seguy) évoquent l’origine des bourses du travail, mais parlent aussi du présent et de l’avenir.