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Gilles Ségal

Gilles Ségal

Acting

Biographie

Gilles Segal, né le 13 janvier 1929 à Fălticeni, en Roumanie, et mort le 11 juin 2014 dans le 13e arrondissement de Paris est un auteur dramatique, metteur en scène, mime, acteur de théâtre et cinéma, d'origine juive roumaine, naturalisé français. Ses parents, venant de Roumanie, s'installent en France en 1934. Son père est forain. Il prépare à la Sorbonne une licence de philosophie, mais abandonne ses études, davantage passionné par le monde du spectacle. Il fait ses débuts comme mime dans la compagnie de Marcel Marceau où il exerce de 1952 à 1960. Puis il est engagé au Théâtre de l'Odéon par Jean-Louis Barrault où il reste trois ans. C'est pour ses talents de mime et d'acrobate qu'il est choisi pour être Giulio dans Topkapi de Jules Dassin en 1964. Il est Yankel dans Les Eaux mêlées (1969) de Jean Kerchbron et Jacques dans Léa l'hiver (1971). Éric Le Hung lui donne le rôle de Paul dans Le Droit d'aimer et Édouard Molinaro l'engage pour Le Gang des otages (1973). Il est Julius Rosenberg avec Marie-José Nat dans Les Rosenberg ne doivent pas mourir et Bernard avec Claude Jade dans Nous ne l'avons pas assez aimée de Patrick Antoine. Françoise Sagan réalise Les Fougères bleues en 1977, avec Gilles Segal et Caroline Cellier, une adaptation de sa nouvelle Des yeux de soie. Marié avec la comédienne Sabine Lods, il a un fils: Vincent, né en 1974. Source: Article "Gilles Segal" de Wikipédia en français, soumis à la licence CC-BY-SA 3.0.

Connu pour

Fin de partie
10.0

Pour Hamm, cloué dans son fauteuil à roulettes, les yeux fatigués derrière des lunettes noires, il ne reste plus qu’à tyranniser Clov. Alors qu’au fond de cet intérieur vide, les parents de Hamm finissent leur vie dans des poubelles, les deux héros répètent devant nous une journée visiblement habituelle. Ils dévident et étirent ensemble le temps qui les conduit vers une fin qui n’en finit pas, mais avec jeu et répartie, comme le feraient deux partenaires d’une ultime partie d’échecs. Ainsi, les mots triomphent, alors que les corps, dévastés et vieillis, se perdent. Hamm et Clov usent du langage comme d’un somptueux divertissement, en des échanges exaspérés et tendres. Beckett a su avec jubilation écrire le langage de la fin, une langue au bord du silence, qui s’effiloche et halète, transparente et sereine, dernier refuge de l’imagination.

Fin de partie

2008Film