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Nasredine Guénifi

Nasredine Guénifi

Directing

Biographie

Nasredine Guénifi ou Nasreddine Guénifi (en arabe : نصر الدين غنيفي) est un réalisateur, scénariste, écrivain né à Constantine en Algérie. Il est le père de 3 enfants dont Asma Guénifi, psychologue-clinicienne et militante féministe. Il débute sa carrière professionnelle à la Radiodiffusion Télévision Française (RTF), au début de 1962, soit peu avant le cessez-le-feu du 19 mars, qui a vu la fin de la guerre de libération nationale algérienne. Il rejoint, à l’Indépendance, à Alger, le réalisateur français, René Vautier, chargé de monter un atelier de production cinématographique pour le compte du ministère algérien de la Jeunesse et des Sports, jusqu’à la création du Centre National du Cinéma Algérien. Guenifi a ensuite, exercé pendant longtemps en qualité de Directeur de la photo, puis de réalisateur documentariste. En 1994 lui et famille quitte l'Algérie à la suite de l'assassinat de son fils Hichem Guenifi, étudiant en ingénierie du son, par le Front Islamique du Salut. Résidant en France, il réalise en indépendant films, documentaires et entretiens filmés sur diverses thématiques souvent engagées. Il a publié parallèlement en 2009 le roman historique, "Ahmed Bey, l’Algérien".

Connu pour

L'Aube des Damnés
7.4

Film pamphlet. Réquisitoire anticolonialiste sur l’histoire de l’Afrique. Dans une capitale colonisée, des étudiants de disciplines diverses mettent en scène les propos des conteurs populaires et s’aperçoivent qu'ils sont plus réalistes que les programmes universitaires. Après l’Indépendance, un groupe de jeunes Algériens cherchent dans les livres, les musées, le passé des peuples colonisés de l’Afrique et de l’Asie. Le Centre National du Cinéma Algérien qui vient d’être créé en 1963 va permettre la mise en chantier de ce film. Œuvre ambitieuse, elle était l’hommage de l’Algérie libérée à tous ceux qui luttent contre le colonialisme et l’oppression. Dans la grande tradition des films de montage, ce film est soutenu par un commentaire écrit dans une langue admirable. Tout le souffle épique et tout l’enthousiasme provoqué par l’indépendance de l’Algérie est contenu dans les mots et les images de ce film.

L'Aube des Damnés

1965Film
Festival Panafricain d'Alger
6.0

Le Festival Panafricain d'Alger (ou Panaf) est l'une des plus grandes manifestations culturelles d'Afrique et s'est déroulée en 1969 puis 40 ans après en juillet 2009 en Algerie. Au cœur d’un festival resté dans les annales, le film se nourrit d’archives des luttes d’indépendance et d’entretiens avec des représentants de mouvements de libération et d’écrivains africains. William Klein suit les principales étapes du festival qui fut qualifié "d’opéra du tiers-monde" à sa manière particulière : le spectateur est plongé au milieu de l’action dans les rues d'Alger. Époque des indépendances et contexte politique africain était assez mouvementé, de nombreux leaders africains de mouvements de libération dont les Black Panthers des USA étaient présents.

Festival Panafricain d'Alger

1969Film
Daniel Timsit, l’Algérien
10.0

Des Algériens non-musulmans ont participé activement à la guerre pour l’indépendance de l’Algérie. Ces combattants sont aujourd’hui injustement oubliés ou méconnus. Parmi eux, le Docteur Daniel Timsit né à Alger, en 1928 dans une modeste famille de commerçants judéo-berbères. Disparu le 1er aout 2002, il est enterré dans le sud de la France, enveloppé dans son burnous. Le cinéaste Nasredine Guenifi a filmé son témoignage entre janvier et juin 2000 à Paris. Daniel Timsit évoque ses origines judéo-berbères et les raisons qui ont déterminé son engagement anticolonialiste. Pour finir, il rejette fermement l’opinion de ceux qui, Algériens ou non, regrettent "l’Algérie française" en prenant pour prétexte les maux actuels dont souffre son pays. Il souligne que "le peuple a des ressources, l’Algérie plurimillénaire en a vu d’autres, elle s’en sortira". Un bouleversant témoignage d’un homme d’une grande humanité.

Daniel Timsit, l’Algérien

2009Film
René Vautier, le maquisard à la caméra
10.0

René Vautier est-il le « papa » du cinéma algérien? Le cinéma algérien est-il vraiment né dans les maquis durant la guerre de libération nationale ? Quelle est la nationalité du film "Algérie en flammes" ?. René Vautier, premier cinéaste "Breton" à avoir filmé dans les maquis algériens à la frontière algéro-tunisienne, répond à ces questions posées par Nasredine Guénifi un ancien du centre audiovisuel d'Alger que René Vautier dirigea de 1962 à 1964. Dans cet entretien exclusif, René Vautier relate ses premiers contacts avec l'ALN puis, avec Abane Ramdane qui l'autorisa à réaliser en toute indépendance « Algérie en flammes » le film qui allait faire connaitre au monde la lutte du peuple algérien. René Vautier se défend d'être « le papa » du cinéma algérien mais d'avoir été le déclic qui a permis à la révolution de se doter d'une nouvelle arme: le cinéma.

René Vautier, le maquisard à la caméra

2000Film