Wallès Jr Kotra
Directing
Connu pour

Cette collection documentaire, en français et en langue des signes, ouvre un espace de rencontre entre sourds et entendants dans lequel s’échangent regards et points de vue sur le monde. Elle est présentée en alternance par Sandrine Herman, Isabelle Voizeux, Laurent Valo et Wallès Jr. Kotra.
L’œil et la main

Le 22 avril 1988, la prise d'otages de la grotte d'Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie, fait la une de l'actualité métropolitaine. La France prend conscience qu'à 17 000 kilomètres de Paris, des Kanaks luttent pour leur indépendance. Ce combat politique prend une dimension violente au début des années 1980 et la tragédie d'Ouvéa représente son paroxysme. Avec ses 25 victimes, ce drame va avoir un impact considérable et marquer le début d'un processus d'émancipation inédit dans l'histoire de France, incarnée par la signature, le 26 juin 1988, des accords de Matignon.
Grotte d'Ouvéa, le prix du sang
Documentaire qui retrace l'itinéraire d'un homme qui aura consacré sa vie à guider le peuple kanak vers son émancipation et qui est mort avant même d'avoir achevé sa tâche, assassiné par l'un des siens.
Jean-Marie Tjibaou, la parole assassinée ?
Un an après la signature des accords de Matignon en juin 1988, l’assassinat de Jean-Marie Tjibaou par Djubelly Wéa, un militant d’Ouvéa, a été un véritable coup de tonnerre dans la fragile paix retrouvée en Nouvelle-Calédonie. La mobilisation de l’ensemble des forces politiques, à Paris et à Nouméa, avait permis de sauver et de conforter le processus des accords. Mais le geste de Djubelly Wéa a précipité dans le deuil et la douleur deux épouses et deux familles : les Tjibaou et les Wéa. L’incompréhension s’est vite transformée en rejet puis en haine. Avec le temps, un véritable mur s’est érigé entre Ouvéa et Hienghène. Entre les Tjibaou et les Wéa. Quinze ans après, Marie-Claude Tjibaou et Manaky Wéa se retrouvent et s’embrassent. La scène se déroule à Hienghène et plus précisément à Tiendanite, dans le petit village de Jean-Marie Tjibaou. Ce 17 juillet 2004, la famille Tjibaou accepte de se soumettre à la coutume du pardon envers la famille Wéa.