Directing
Les Carnets filmés de Gérard Courant sont un journal filmé que le cinéaste a commencé en 1969 et qui se poursuit en 2026. Du 7 au 15 décembre 2011, Gérard Courant était invité par le Festival international du film de Dubaï. Il a ainsi pu filmer de nombreux « Cinématons » avec des personnalités du monde arabe et poursuivre ses « Carnets de cinéma », dont il a rapporté sept épisodes.
Frantz Fanon était un homme politique renommé et un militant de la décolonisation. Ce dossier se concentre sur ses méthodes visionnaires de thérapie sociale pendant sa période de psychiatre en Algérie de 1953 à 1956. Un morceau d'humanisme universel.
Pierre Clément, fut l'élève de René Vautier et son caméraman, il l’accompagnera d’abord en Tunisie pour réaliser un film sur l’indépendance du pays en 1957. Le destin l’a mené en Algérie et sa présence en février 1958 à la frontière tuniso-algérienne change sa vie à jamais. Il porte sa caméra et filme les bombardements de Sakiet Sidi Youcef avant de s’engager corps et âme pour la cause algérienne. Il réalise un peu plus tard « Les réfugiés algériens » avant de se faire arrêter, torturé et emprisonné alors que son troisième film « L’armée de libération nationale au maquis » n’avait pas été achevé. Abdennour Zahzah, le réalisateur fait revivre la mémoire de Pierre Clément, réalisateur engagé au péril de sa vie, frère d'arme des résistants algériens, disparu en 2007.
Si le nom de Frantz Fanon évoque moins le psychiatre que le révolutionnaire, c'est pourtant par sa pratique auprès des malades qu’il a mesuré les inégalités et les injustices engendrées par le colonialisme. Des méthodes révolutionnaires pour l’époque, impliquant malades indigènes, déconsidérés jusqu’ici, et personnel soignant. Ses idéaux le conduisent très vite à épouser la cause de la lutte de libération, en hébergeant et en soignant des combattants algériens. Contraint de démissionner, il poursuit la lutte en rejoignant le FLN à Tunis.
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