Pierre Clément
Camera
Biographie
Pierre Clément est un réalisateur et directeur de la photographie français, né le 3 octobre 1927 au Mans et mort le 8 octobre 2007 à La Rochelle. Après ses études à l'IDHEC, Pierre Clément se rend à Tunis en 1957 en même temps que René Vautier pour filmer la Tunisie indépendante. Il est intégré dans l'équipe cinéma du FLN et tourne "Sakiet Sidi Youcef" en 1958, contribuant à la naissance du cinéma de l'Algérie indépendante. Il est arrêté en octobre de la même année par l'armée française sur le territoire de l'Algérie et échappe de peu à l'exécution sommaire. Sa caméra et ses pellicules sont saisis et ne lui seront jamais restitués. Condamné à 10 ans de prison pour atteinte à la sécurité extérieure de l'État, il est amnistié en octobre 1962. Il travaille ensuite en Algérie afin de participer à la formation des cinéastes, puis comme directeur de la photographie pour plusieurs films de René Vautier. En 2004, il témoigne avec René Vautier, Olga Poliakoff et Yann Le Masson dans le documentaire "Algérie, d'autres egards", de Raphaël Pillosio, sur les conditions de son engagement pour l'indépendance de l'Algérie et sur les méthodes de production et de diffusion des films réalisés à cette époque dans ce pays.
Connu pour

En avril 1961, dans le massif de l'Aurès en Algérie, un commando de chasse, formé d'appelés bretons, affronte un groupe de l'Armée de libération nationale : il fait un prisonnier algérien. Le soldat français blessé au cours de l'accrochage, instituteur dans le civil, se rappelle les événements qu'il a vécus avec ses camarades au cours des derniers mois : leur opposition à la guerre en Algérie les a conduits dans un camp réservé aux insoumis ; il se remémore la façon dont leur chef a su les transformer, de jeunes Bretons antimilitaristes qu’ils étaient, en redoutables chasseurs de fellaghas, prêts à tuer et y prenant goût. Tous, sauf lui, cèdent progressivement à l'escalade de la violence. Le film a obtenu le Prix de la critique internationale au Festival de Cannes 1972.
Avoir vingt ans dans les Aurès

Les itinéraires de deux amis d’enfance, Roger, instituteur, et Gwen, animatrice de radio. Le premier est en Tunisie pour "propager" la culture française. Il assiste aux indépendances tunisienne et algérienne tandis que son amie mène une vie monotone à Paris. À la fois une histoire d’amour : deux jeunes qui se plaisent, s’aiment et vieillissent séparément parce que la vie, le boulot, les autres, les séparent et les rendent différents. Et une histoire politique : une fille qui accepte de s’intégrer dans un système et un gars qui refuse jusqu’à en crever. Et aussi une histoire de peuples qui se réveillent, qui se retrouvent, au besoin en faisant craquer un système. . Prix de la Fédération internationale des ciné-clubs au Festival de Cannes en mai 1974.
La Folle de Toujane

Pierre Clément, fut l'élève de René Vautier et son caméraman, il l’accompagnera d’abord en Tunisie pour réaliser un film sur l’indépendance du pays en 1957. Le destin l’a mené en Algérie et sa présence en février 1958 à la frontière tuniso-algérienne change sa vie à jamais. Il porte sa caméra et filme les bombardements de Sakiet Sidi Youcef avant de s’engager corps et âme pour la cause algérienne. Il réalise un peu plus tard « Les réfugiés algériens » avant de se faire arrêter, torturé et emprisonné alors que son troisième film « L’armée de libération nationale au maquis » n’avait pas été achevé. Abdennour Zahzah, le réalisateur fait revivre la mémoire de Pierre Clément, réalisateur engagé au péril de sa vie, frère d'arme des résistants algériens, disparu en 2007.
Pierre Clément, Cinéma et Révolution

Au moment de l’indépendance, les propriétaires de gros bateaux décident de vendre, alors que beaucoup de petits pêcheurs se retrouvent bientôt sans travail. Leurs femmes décident alors de mettre en commun leurs anneaux d’or pour les vendre et ainsi racheter des bateaux. Le carton qui ouvre le film rend ainsi hommage aux femmes de Mahdia, ville côtière tunisienne, qui ont contribué à l’essor de l’économie nationale, grâce à l’hypothèque de leurs bijoux et la fondation de la Mutuelle de la Conservation du Poisson. Il rend hommage plus largement à la femme tunisienne, « active et émancipée ». La réalisation du film est portée au crédit de Mustapha Fersi (Alfarissi) afin qu’il puisse concourir comme film tunisien au Festival de Berlin-Ouest 1958, où il remporte l’Ours d’Argent.
Les Anneaux d'Or

Réalisé par Pierre Clément et Djamel-Eddine Chanderli, produit par le Service d’Information du FLN en 1958, ce film est un document rare. Pierre Clément est considéré comme l’un des fondateurs du cinéma algérien. Il montre dans ce film des images de camps de réfugiés algériens en Tunisie et les conditions de vie de ces derniers. Une version DVD restaurée sorti en 2016, à partir de l’original en 35 mm donné par Pierre Clément à la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC).
Réfugiés Algériens
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Sakiet Sidi Youssef

L'action se déroule dans une usine métallurgique qui faisait partie de la fiducie Pechiney-Ugine-Külhman à Couëron, en Loire-Atlantique, en 1975. Pour manifester leur solidarité avec leurs maris en grève, les épouses d'ouvriers envahissent le bureau du directeur et obtiennent en deux heures ce qui leur a été refusé pendant des mois. Mais la direction s'est plainte et a intenté une action en justice. Douze épouses ont été accusées de séquestration. La mobilisation s'est ensuite élargie. Les femmes ont fait appel à l'Unité de Production Cinéma Bretagne (UPCB) pour réaliser un film sur leur combat. Racontant l'action courageuse de solidarité des femmes avec les grévistes de l'usine et l'émergence d'une conscience collective, à la fois féministe et ouvrière, le film est aussi une chambre d'écho sensible aux aspirations des douze femmes mises en cause.
Quand les femmes ont pris la colère
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Le transfuge
Après ses études à l'IDHEC, Pierre Clément se rend à Tunis en 1957 avec René Vautier pour filmer la Tunisie indépendante. Il est intégré dans l'équipe du cinéma du FLN avant d'être arrêté par l'armée française sur le territoire algérien, il échappe de peu à l'exécution sommaire. Sa caméra et ses pellicules sont saisies et ne lui seront jamais restituées. Condamné à 10 ans de prison pour atteinte à la sécurité extérieure de l'Etat, il est amnistié en octobre 1962. Il travaille ensuite en Algérie afin de participer à la formation des cinéastes, puis comme directeur de la photographie sur de nombreux films de René Vautier.
Entretien avec Pierre Clément
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